Grofton Croker, Fairy Legemis, partie 111, p
5. Transactions ofthe Society of Antiquaries of Scotland, vol. 11, p. i (1818).
6. Voyez un article de M. E. d'Uuart, sur les fées de Vivien, Revue d'Austrane nouvelle série, 1841, t. iU, p. 33.
et ont seuls la science des runes qu*ils n*enseignent qu'aux mortels favorisés par eux.
CependttAt; dans plusieurs provinces de la Saxe ou de la Franomie, da fond des mines où ils se sont retirés, les nains manifestent encore souvent leur présence aux hommes et, suivant le caractère particulier à chacun d'eux, ils se signalent par d'innocentes malices ou des vengeances terribles; qiielqnefois même ils aident le mineur dans ses travaux, ils se familiarisent avec lui, et mille contes amusants redisent les détails de ces relations, de ces réunions singulières ^ Plusieurs de ces traditions sont les mêmes en Allemagne qu'en Angleterre*.
La nuit prête aux nains son ombre, quand ils vont visiter la terre qu'ils ont jadis habitée; comme les korrigans de la Bretagne, ils forment des rondes sur l'herbe et, le matin, le gazon foulé circulairement décèle leur passage. Dwergs, trolls^ elfes, kobolds, tout le peuple pygmée se livre à une joie enfantine et bruyante. Le rire du kobold est devenu proverbial en Allemagne, il signifie un rire à gorge déployée. Ces fêtes nocturnes rappellent celles que les korrigans célèbrent autour des dolmens, et dans lesquelles ils se passent de main en main la coupe qui contient la liqueur merveilleuse dont une seule goutte rendrait aussi savant que la divinité'. Au jour, le magique festival cesse, tout s'évanouit; la lumière effraie la nation féerique; car elle est craintive, elle fait le moindre danger, le plus léger bruit. Cette timidité des nains semble une allusion à l'impuissance du peuple vaincu. Usant de ruse, ainsi que tous les êtres faibles, et craignant de voir s'éteindre leur race, les nains comme les korrigans enlèvent les enfants^.