‹ Croyances, rites, institutionsChapitre 111 sur 132 · LES DIVINITÉS GÉNÉRATRICES ET LE PHALLISME · texte numérisé non relu

LES DIVINITÉS GÉNÉRATRICES ET LE PHALLISME

Il y a quel([uo vinf]^t ans, comme j'allai voir, à ïlndia O/fice de Londres, ce profond apjjréciateur de l'Inde moderne qu'était Sir George Birdwood, je tus quelque peu surpris de découvrir, à l'entrée de son bureau, un énorme lingani en marbre noir : « Le croiriez-vous? me dit-il. avec une indignation non jouée, des Philistins n'ont pas rougi de me dénoncer au Ministre, sous prétexte que j'alFichais des images obscènes dans un local du gouvernement! Comme si la Religion n'épure pas tout ce qu'elle touche! » — On peut en dire autant de la science. Mais c'est là surtout une question d'à propos. Les ouvrages, comme celui de Dulaure- ont leur mérite et leur utilité. (A^pendant. quant les éditions s'en succèdent avec prolit la première date de IHU'î; lavant-dernière de I880' , on peut se demander si c'est bien par leurs côtés scientilicpies ([u ils parlent à la généralité des acheteurs.

Il faut d'ailleurs reconnaitre que l'auteur, utilisant au besoin le latin « qui. dans les mots, brave Ihonnéteté, » a évité autant que possible les crudités de langage, et qu'il a su, comme il s eu vante lui-même, « décrire décemment des institutions, des pratiques et des divinités indécentes pour nos md'in's. » Bien fjue datant déjà d un siècle, ce volume a conservé une certaine valeur, d abord en ce cpi'il présente une collection d'usages et de superstitions phalli(|ues, empruntés tant aux croyances populaires de notre milieu

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