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LES JUMEAUX CÉLESTES ET LE DIOSCURISME

Il n'est plus sérieusement contesté aujourd'hui que certains personnages du calendrier et même du martyrologe chrétiens ont repris la succession des dieux et des héros du paganisme expirant. Toute la question est de savoir dans quelle mesure se sont opérés ces emprunts ou plutôt ces substitutions. Parmi les dli minorées, dont la vénération était la plus répandue dans les premiers siècles de notre ère, se trouvaient les Dioscures. Nés 'd'une mortelle, immortalisés, l'un par droit de naissance, l'autre grâce à un touchant sacrifice d'amour fraternel, dompteurs de chevaux, patrons des athlètes, secourables aux marins, restaurateurs de la virilité, gardiens des serments, guérisseurs des maladies, dispensateurs de la victoire et faiseurs de miracles en général, ils répondaient trop aux besoins religieux des masses pour que, à l'avènement du christianisme, la tentation ne fût pas forte de transformer ces thaumaturges de l'ancien culte en confesseurs de la nouvelle foi. M. Rendel Harris a naguère recherché u les traces des Dioscures parmi les légendes chrétiennes » dans un volume qui a été assez sévèrement apprécié par les spécialistes de l'hagiographie. L'auteur reprend aujourd'hui la plume pour se défendre contre les réfutations qui ne lui ont pas été épargnées-, et, abordant ensuite la question de plus haut, il s'efTorce, à l'aide de l'anthropologie comparée, de remonter au delà non seulement du christianisme, mais encore du paganisme classique et même de la formation du zodiacjue, en vue d'établir K\s ori-

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