Mo>iER WiLLi.\.M?, .A snnscrit english dictionary
A vrai dire, les tôrans de Sauchi sont vn pierre. Mais James Fergusson a l'ail observer, avec iniininieiit de raison, que ces portiques imitent trop lidèlement une construction de bois pour ne pas en être une copie en pii^rre'. L'Inde a bientôt cessé de construire des torans ; les modèles de bois — peut-être indiqués dans certains bas-reliefs d'Amaravati - — ont depuis longtenq)s disparu, ne fût-ce ([ue par destruction naturelle ; mais la Chine, dans ses pailous ou portes monumentales des tombeaux impé-
TORl
Si^ncTua1t\e
C^ikltl^T CoM'&Az.
Fig. 57.
riaux et, plus fidèlement encore, le Japon, dans ses iori, en ont adopté le type qui est devenu le signalement extérieur du temple shintoïste. 11 est intéressant de constater qu'au Japon le toran a divorcé avec le bouddhisme pour s'unir au shinto.
Les dimensions exiguës des sanctuaires japonais s expliquent par le fait cpi il ne s'y célèbre pas d'olïîce religieux proprement dit. Les fidèles ne font qu'y passer. Ils ne s'y rendent même — en dehors de certains pèlerinages populaires — que quand ils ont une faveur spéciale à demander. Ils s'arrêtent alors sur le seuil, font résonner le gong pour attirer l'attention de la divinité, ou frappent simplement les mains l'une contre l'autre ; esquissent une inclination de tête en guise de salut ; formulent leur demande ; puis se retirent après avoir déposé leur offrande, en présence du prêtre, dans une corbeille disposée à cet effet, (^ost à peu près