‹ Croyances, rites, institutionsChapitre 26 sur 132 · I. Paris, 1840, p · texte numérisé non relu

I. Paris, 1840, p

i. SlroviHluin, lib. ^^, clans Oteha CMi.Mii.NTis Ai.e.\am>ui.m. Paris, l(t:2y, p. 5G8.

30 AHCnÉOLOGli: El IIISTOIHK HELICIKISES

Le second lexle ilécril la eonslructioii (lune roue mobile « en bronze, appelée un purilicaleur, (jue les fidèles ont 1 habitude de faire tourner en entranl. » iPrnp. (iî)').

De ces textes je déduirai les conclusions suivantes :

I" Les Egyptiens et les (^irecs ont connu l'usage — encore prati([ué aujourd hui dans certains sanctuaires chrétiens et bouddhi([ues — de j)lacer à 1 intérieur des temples une roue ({ue les lidèles font tourner.

:2" Cet usage a été emprunté par les Grecs aux Egyptiens, ([ui n'en comprenaient j)lus le sens originiùre.

A 1 époque romaine, cpuind. par ap[)lication d'une idée facile à reconstituer, on eut rangé hi roue parmi les attributs de Tvchè-Fortuna, elle-même parfois assimilée à Isis, on ne vit plus dans les roues égyptiennes, au témoignage de Plutarcjue, (pi un symbole de linstabilité des choses humaines-.

3° Si, en Grèce, il ne représente pas une survivance des usages conuiiuns aux races indo-européennes. m;ds le résultat d une imj)ortalion étrangère, on peut supposera plus forte raison ([u en Gaule et en Bretagiu'. il a pénétré avec les éléments gréco-latins introduits par le paganisme classi(pie et, \)\us tard, par le christianisme parmi les populations d'origine celtique'.

L'enqdoi ;mtérieur de la rouelle et de la circumambulation comme instruments magi(jues n'aura fait cjue favoriser l'adoption d'un rite aussi étroitement conforme aux tendances du symbolisme local.

Il est à noter que Lemploi liturgique de roues mobiles a été également sis^nalé dans le midi de la France, notamment dans les Pyrénées*, c'est-à-dire précisément dans la région où l'on a

1. Dans celle seconde proposilion. il est question dun appareil (jui imiterait le cri d'un oiseau, quandla rouccst mise en mouvement. Celle-ci rentrerait donc plutôt dans la catégorie des T-jy-;:;. \n\. Vcleriim M»llu'ni;ilicoruin (Jperu. l'aris. i(U3. p. 2-20. —Cf. Loni-CK. A(fl;ioph;inius. K.eni-sberir. \82'.K t. II. pp. Îl0:i-1)08.

2. Plutai'fiue. dans sa Vie de Xiinta. lait une allusion au.v « roues égypliennes qui nous rappellent rinslabililc des choses humaines el nous enseijrnent à nous contenter des vicissitudes que nous envoie la Di\initc. «> Xumn.XlV.

3. Telle semble être l'opinion de M. Gaidoz. qui, après avoircité, d'après M. de M'itlo, les exemples de roues placées dans les représentations de temples, ajoute (iue« si nous avons bien là des roues suspendues et non des images du soleil dues à mi art na'i'f et à une convention traditionnelle, ces exemples appartiendraient à la catéjroric des roues de fortune et seraient le prototype des roues suspendues dans nos églises. » Le dieu gaulois du soleil, p. 10.

Page 1