Le dieu gaulois du soleil, p
3. Reproduit par Fkrgusson, History o/ Indian and Jùislern Architecture. London, 1891, fif?. 47. — Cf. plus haut le cylindre chald.'en, (ig. 12.
cette voie encore, nous nous trouvons ramenés à la Chaldée comme berceau des roues litur«^i(|ues.
Il ne faut pas oublier que les relations commerciales et maritimes entre la Chaldée et l'Inde se sont surtout développées à partir du vii^ siècle avant notre ère*. C'est par ce canal que l'Inde semble avoir reçu les premiers rudiments de son écriture et de ses arts plastiques. Parmi les rares traces d'emprunt aux traditions chaldéennes qu'elle révèle dans ses documents littéraires ou religieux, se trouve le récit du déluge de Manou, quiofl're incontestablement des traits de parenté avec la tradition mésopotamienne du déluge de Xisouthros-. Or, ce récit se rencontre pour la première fois dans une annexe du Yayour Véda, le Satapatlia Bràhmana, et c'est là précisément que M. W. Simpson a découvert la plus ancienne mention d'une roue magique, mise en branle par des brahmanes avec accompagnement d'un hymne au dieu solaire Savitri \
Rien, toutefois, n'empêche d'admettre que, si la Mésopotamie a fourni, soit l'idée de représenter le soleil par le disque utilisé à la guerre, soit l'usage de mettre une roue en mouvement pour figurer le cours de l'astre, les conceptions religieuses qui ont employé ces symboles existaient antérieurement parmi les habitants de rinde et même y remontaient, selon toute apparence, au fonds commun des croyances indo-européennes.
Voici comment, dans cette hypothèse, on pourrait tracer la généalogie de nos roues de fortune, soit en les faisant passer par l'Inde, soit en les faisant directement descendre de la Chaldée en Egypte :
— X* siècle. Chaldée.
VII' siècle.
III' siècle. /•-•■
Egypte.
I" siècle. Grèce.
Komo.
Uaule.
Inde.
Tibet.
Japon.
1. J. Kennedy, The early commerce of Babylon ivith India, dans le journal de la Royal Asialic Society, ^vril 1898, pp. 241 et suivantes.
2. F. Le.norm.\>t. Les premières civilisations. Paris. 1874, t. II, pp. 123 et suiv.
3. Sntapatha-Brahmana (V. 2), dans le tome XLI des Sacred Bocks of the East.