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74 AHCIIKOLOGli: KT lIISTOinE HELIGIEISKS
Kn Chine, d'ailloiirs. lo swaslika a été adopté comme caractère d'écriture ; il y comporte la sig-nilîcation de pluralité et par extension dnbotidancc, prospérité^ longue vic\
Il en est de mémo au Japon où il représenterait, suivant M. de Milloué, le nombre 10.0(10, par suite l'idée d'abondance et de prospérité-. L'impératrice Wu (684-704) de la dynastie des Tang* décréta qu'il serait employé pour désig-nerle soleil".
Aujourd'hui encore les Hindous font un fréquent usage de cette lii^ure (piils tracent Jusque sur leurs livres de comptes et sur le seuil de leurs demeures dans certaines occasions. Sir George Birdwood distingue nettement entre le sirasfika et le sauvastiha, le premier représentant le principe mâle et le dieu Ganesh : le second le principe femelle et la déesse Kali, — par extension le premier, le soleil dans sa course diurne, la lumière, la vie ; le second, la nuit et la destruction*. La secte des Jainas, dans l'Inde, a fait du sivastika l'emblème du septième de leurs 24 saints ou Tirthanharas '.
On a rencontré aussi la croix gammée isolément sur des objets en bronze chez les Ashantis de l'Afrique, — sur des produits indigènes du Paraguay, du Costa-Rica et du Yucatan. Dans l'ancienne cité de Mayapan elle décorait une dalle qui portait 1 image du disque solaire, de même (ju en Gaule, en Italie, en Asie Mineure, dans l'Inde. Dans rAméri(|ue du Nord, elle est fréquente parmi les difTérentes formes de croix, gravées sur les ornements en cuivre et en écaille, qu'on a extraites des mouncis ou tumuli, et aujourd'hui encore les Indiens des Pueblos s'en servent pour décorer leurs bracelets de métal, leurs amulettes, leurs poteries, leurs couvertures de laine et leurs paniers d'osier*^.
(juant à la littérature du sujet, M. Thomas Wilson cite, dans l'appendice de son volume The Swastika, cent quatorze auteurs ou publications qui s'occupent de la croix gammée 1
Il résulte des circonstances dans lesquelles la croix gammée a