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De Ab.'ilinclUia. II. 19 et

Fig. 48. — Peigne liturgique de saint Loup.

81 ARCHÉOLOGIE ET lllSTOmE RELIGIEUSES

un état décent et propre était trop tonformo au sentiment des premières communautés chrétiennes pour que leurs ministres ne prissent également l'habitude de se peigner la chevelure et la barbe avant de monter à l'autel . Ici toutefois, comme les objets utilisés pour le service divin acquirent de bonne heure un caractère sacré, il y eut, pour cet usage, des peignes spéciaux qui prirent place dans le trésor des églises.

Plus tard, ces peignes furent attribués, dans chaque église, au plus illustre des personnages ecclésiastiques qui s'en étaient servis ou qui auraient pu s en servir, et, pour peu que ce dignitaire eût été canonisé, ils devinrent des véritables reliques. Quelques-uns firent même des miracles, comme le peigne de saint Gauzelin, qui, dans les pèlerinages de Boussière-aux-Dames, près de Nancy, était appliqué à la chevelure des malades pour les guérir de la teigne.

Parmi les peignes liturgiques des provinces belges, il faut signaler tout d'abord les deux beaux spécimens conservés à Bruxelles, au Musée du Cinquantenaire. Ils proviennent de Stavelot; lun d'eux est sans doute le peigne autrefois attribué à saint Remacle, le fondateur de l'abbaye de Stavelot'. Viennent ensuite le peigne de sainte Gertrude, à Nivelles; celui de saint Hubert, dans l'église de la ville qui porte son nom; celui de saint Lambert, qu'on dit enfermé dans la châsse du fondateur de l'évêché de Liège ; enOn celui de saint Berthuin de Malonne, actuellement au musée diocésain de Liège.

Je n ai pas l'intention de faire ici l'histoire des peignes liturgiques^ après les intéressantes notices qu'ont consacrées à cet objet des écrivains plus compétents, entre autres MM. Reusens, Martigny, Bretagne et, surtout, le chanoine Dubois-.

D'après une tradition sénonaise, le peigne de saint Loup aurait servi à cet évèque pour conférer la tonsure dans les ordinations^.

1. Ces deux peignes ont été décrits par R. Chalox dans les Bulletins des Commissions roynles d'art et d'archéologie. Bruxelles, 1869, t. "N'III, pp. 33 et suiv.

2. Reusens, Eléments d'archéologie chrétienne, 2* édit., t. I, p. -i'J. — Martigny, Dictionnaire des antiquités chrétiennes. Paris, 1865, au mol Peigne. — Dubois. Les peignes lit.irgiques, dans le Bulletin de la Société d'art et D"III^- TOiRE DU DIOCÈSE DE Li -GE. lîiS'). t. IV. pp. 97 et suiv.

3. Tu. TARnÉ, Description de l'église métropolitaine de Sens. Sens, 1841,

p. lis.

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