Revue de Belgique, septembre 1900. p
AHCHÉOLOCilE KT HISTOIRE RELIGIEUSES
été fi^ratlés vers le haut, pour faire place à l'inscription : Peclen S. Lupi. Celle-ci, qui est en caractères du xiu^ siècle, atteste simplement l'existence, à cette époque, dune tradition attribuant le peigne à Tévéque qui avait gouverné l'église de Sens quelques cincj siècles auparavant. La sculpture dénote un âge beaucoup plus ancien que la dédicace. VioUet-le-Duc la juge sutlîsamment barbare pour qu'elle puisse remonter au v*^ siècle de notre ère'. Sans aller aussi loin, je l'attribuerai volontiers à
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Fiji". 4C). — Tympan de Marigny (Calvados). (De Caumont. Rudimcnlx d'nrclicologie, -o" édit., p. 2C0.
quelque ivoirier contemporain des artistes lombards qui sculptèrent, au viii^ et au ix*' siècles, les bas-reliefs de certaines églises italiennes, où se trahit la même influence gréco-orientale.
Nous retrouvons, sur le peigne de saint Loup, non seulement la parfaite symétrie des détails latéraux qui caractérise la représentation orientale de l'arbre sacré, mais encore nous constatons que la tête du bélier, gravée au sommet de la tige, a son équivalent dans les têtes d'animaux qui terminent, à Cividale, l'extrémité des branches supérieures- (fîg. 45).
Il est à remarquer également que, dans les reproductions chrétiennes de ce thème plastique, on ne se contente pas toujours de montrer les animaux s'élançant vers la tige ou posant une patte sur une branche, mais on leur fait mordiller ou picorer l'extrémité d'un rameau ou d'une feuille. Cette particularité s'observe sur le peigne de saint Loup aussi bien que parmi les bas-reliefs