ScHLiiîM.^NN, Mycenae. Londres, 1878, p
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sente le personnage d'un cléliml, mais la javeline qu'il tient en main, ou qu'il porte peut-être attachée à un ceinturon, rappelle, avec la boule qui termine le manche, les reproductions de la falaria inccndiaria, variété bien connue du foudre classique'. 11 n'est pas jusqu'à la rouelle qui ne li«^ure dans le tableau, comme roue de char.
Préfère-t-on prendre pour un symbole phallique le pseudo-//*/çûla que je crois être, sur cette stèle, une représentation figurée de la foudre? Alors on pourrait soutenir que, de son coté, la double
Fig. 50. — Foudre sur une monnaie d'Elidc (v' siècle av. J. -(].).
spirale symbolise le principe femelle. Mais j'estime que ce ne serait là, encore une fois, qu'une signification dérivée, et, du reste, la juxtaposition des deux symboles ne ferait que nous ramener plus directement encore à l'idée de fécondité et de génération.
C'est un indice significatif que le symbole de la double spirale, en même temps qu'il accompagne le dieu de la foudre, s'associe fréquemment aux déesses du panthéon gallo-romain qui favorisent la fécondité et la vie : Démèter ou ^Eracura, Lucine, la Vénus celtique, les Mères, etc.
Un édicule en terre cuite conservé au Musée de Douai renferme, dans une niche, une divinité nue qui se presse le sein pour en faire jaillir le lait. L'archivolte est ornée de seize S parallèles, affrontés deux à deux, et le même signe est reproduit sur la coiffure de la déesse -. D'autres images de divinités féminines le portent sur leur diadème. Enfin, une petite idole thrace, au Musée de Vienne, est décorée d'un S placé au centre d'un triangle qui marque l'emplacement de la vulve, de la même façon que certaines déesses de l'âge mycénien exhibent la croix gammée ^ —
1. Cf. la figure dans Daremberg et Saglio, Dictionnaire des antiquités classiques, au nwl Fiilmen.