‹ Croyances, rites, institutionsChapitre 8 sur 132 · XVI PHI-FACE · texte numérisé non relu

XVI PHI-FACE

Iraduiiait en premier lieu par le culte des mort?. Pour M. Durkiieim, el l'école sociolofrique. c'est la conscience de Taulorilé constreignanle qui s'allache, dès les origines, aux coutumes el aux traditions sociales. Pour \\ iiliam James, J.-H. Pratt et l'école néo-psychologique, c'est l'impulsion inslinctive. fruit des expériences inconscientes d innombrables générations, qui pousse l'homme à se tourner vers le Divin. Pour Max Muller. c'est l'impression de Tinfini (ou plutôt du transcendant) auquel 1 homme se heurte sans cesse en lui-même el dans la nature. Pour M. Bros, enfin, c'est le besoin d'obtenir le concours d'une force supérieure à toutes les forces ordinaires, « en vue d'élre protégé et défendu, d'atteindre le bonheur, de comprendre la nature et l'homme dans leur origine el leur destinée. »

Toutes ces explications peuvent se discuter; peu importent leurs divergences, une fois qu'on consent à envisager le point de départ des religions comme un fait humain et leur développement respectif comme le résultat d'un processus psychologique que l'observation peut reconstituer. Or, déclare encore M. P)ros, « toutes les formes d'activité religieuses, imparfaites ou cohérentes, sont le produit d'émotions, de sentiments collectifs ou individuels, d'états sociaux qui les expliquent et dont on peut faire l'histoire: toutes sont la manière que Ihumanité, abandonnée à ses propres forces et plus ou moins habile dans les circonstances diverses de temps, de lieu el de culture, a trouvée pour répondre à l'insatiable aspiration vers le Divin qu'elle sent au fond d'elle même toujours vivante. >»

La discordance de méthode se produit seulement, quand nous prétendons faire rentrer dans le tableau de cette évolution nalurelle les faits religieux que les partisans de la révélation mosaïcpie. y compris M. Bros, veulent soustraire à lappli-

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