‹ Croyances, rites, institutionsChapitre 87 sur 132 · I. LES ÉVANGILES · texte numérisé non relu

I. LES ÉVANGILES

Lu meilleure source pour reconstituer la vie et la doctrine de Jésus nous est fournie par les trois évangiles dits synoptiques, sous les réserves suivantes :

1^ Ils représentent des traditions déjà altérées i)ar l'invasion de la lé^i^ende ;

2° lis révèlent un arrangement des faits dans l'intérêt de certaines tendances.

Le plus ancien des trois évangiles et le moins systématique est celui de Marc, restreint aux passages ([ui se rencontrent également dans les deux autres et sans le récit delà Passion. En son état primitif, il semble avoir été rédigé, peu après l'année 70, par un disciple de l'apôtre Pierre. Ce prùto-Marc a dû être connu des deux autres synoptiques. L'auteur de l'évangile de Matthieu a utilisé, en outre, un recueil des Discours du Seigneur, (|ui passait pour avoir été rédigé en langue araméenne par l'apotre ^lattliieu. 11 a dû exister plusieurs versions de ces discours [cf. les fragments des Logia retrouvés dans les tombes d'Oxyrynche), qui, les unes, faisaient ressortir davantage les côtés universalistes ; les autres, les côtés particularistes de l'enseignement du Maître.

L'Evangile de Luc repose sur les mêmes documents et sur d'autres dont la nature originelle est ditïîcile à déterminer.

L'Evangile dit selon saint Jean fut sans doute écrit à Ephèse, dans un milieu judéo-alexandrin, pendant le premier quart du second siècle. L auteur, poursuivant un but plus didactique qu'historique, s'est servi de renseignements puisés dans des sources aujourd'hui disparues.

Parmi les nombreux évangiles qualifiés plus tard d'apocryphes, quelques-uns seulement sont parvenus jusqu'à nous par fragments : Evangile des Hébreux, Evangile de Pierre, Evangile des Egyptiens, Actes de Pilate, Evangiles de l Enfance, Evangiles gnostiques, etc.). Ils trahissent, en général, plus que les synoptiques, une accommodation des faits aux vues doctrinales de certaines sectes.

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