DOS
1TS1. Pagurus rugosus, Fabricius, Spec. Fnseet., LT, p.
1798. Galathea rugosus, Fabricius, £nt. syst, LT, p. 1821. Hunida rugosa, Leach, Dict. des Se. nat. & XV, p. 52. 1853. Munida Rondeletii, Bell, Brit. Stalk-eyed Crust., p. 208. 1STI-S2. Munida tenuimana, G.-0. Sars, Vid. Selsk. Forhänd., ASTL, p. 257 et 283; 1882, p. Get 44, pl. I, fig. G. 1S83. Munida tenuiniana, À. Milne-Edwards, Zecueil de fig. de Crust. nouv. où peu connus, pl. XI.
Nous avons fait une étude complète de cetle espèce très variable dans le fascicule supplémentaire consacré aux Brachyures et aux Anomoures de l « Hirondelle » et de la « Princesse-Alice ». Nous nous appuierons sur celte élude pour grouper méthodiquement les nombreux exemplaires recueillis par les expéditions françaises.
Iapirar, VariaTioNs. — À. Passages progressifs à la forme TENUMANA. — La M. tenuimana de G.-0. Sars ressemble beaucoup, ainsi que l'avait remarqué son auteur, à la A7. bamffica; mais si on la compare aux formes typiques de cette dernière espèce on peut cependant signaler les différences suivantes : 1° les veux de la 47. fenuimana sont dépourvus de cils sur leur bord postérieur : © Oeulr... nullis pilis marginatr » : 2° le quatrième segment de l'abdomen est armé de deux épines ; 3'iln°y a pas d’épines submarginales sur les régions branchiales postérieures. Nous allons montrer maintenant, par l'étude des spécimens que nous avons sous les yeux, comment on peul progressivement passer des M. bamffica les plus typiques aux formes fnwimanu les plus caractérisées.
1° Talisman, 1883 : 6 juin, n° 3, 106 mètres; golfe de Cadix : lat. N. 36537, long. O.10°48". Vase, coquilles.
Une femelle, adulte, longue de 49 millimètres, présentant tous les caractères des M. bamffica typiques, mais avec des appendices de fenuimna.
2 Travailieur, 1882 : 27 août, n° 101, 1360 mètres: golfe de Gascogne : lat. N. 44°4', long. O. 9°14'. Vase.
Un spécimen mâle adulte plus petit que le précédent. Il appartient encore à la forme typique, mais il présente en arrière des épines gastriques antérieures deux épines rudimentaires dont on trouve d'ailleurs des traces plus ou moins apparentes dans les formes les moins contestées de l'espèce. Les cils de la cornée restent toujours médiocres, mais quelques-uns s'allongent el atteignent presque le bord antérieur de l'œil. Les épines postérieures de la carapace ont une tendance à disparaitre.
3° 10 août, n° 83, 400 mètres; au sud de Madère. Corail, roche, sable.
Une femelle longue de 4% millimètres environ. Elle ressemble à l'exemplaire précédent, mais ses deux épines gastriques accessoires sont un peu plus accusées, les cils des stries de la carapace sont un peu plus courts, tandis que ceux de la cornée s'allongent lous, quoique fort irrégulièrement, d'une manière très sensible.
4° 13 juillet, n° 32, 550 mètres; nord de l'Espagne: lat. N. 44°6", long. O. 9°29"30”. Roche.
Un spécimen mâle presque identique au précédent; on y voil apparaitre sur le bord postérieur de la carapace, à une faible distance de la ligne médiane, les traces à peine sensibles de deux nouvelles épines accessoires.
5° 6 juillet, n° 7, 608 mètres; nord de l'Espagne : lat. N. 44°5", long. O. 7°56". Sable.
Un male adulte de 28 millimètres de longueur. Ressemble au précédent, mais les épines gastriques accessoires sont très réduites; une seule épine accessoire, d'ailleurs très faible, s'observe sur le bord postérieur de la carapace, son homologue du côté opposé ne s'élant pas développée; par contre, on voit apparaitre sur le bord antérieur du 4° segment abdominal deux épines rudimentaires.
6°28 août, n°105, 1 000 mètres ; golfe de Gascogne : lat. N. 43°52", long. O. 7° Sable.
Une femelle adulte de 40 millimètres de longueur; elle présente déja le type
lenuimana très normal; pourtant les épines du 4°
segment abdominal sont encore peu développées.
1° 12 juillet, n° 13, 400 mètres; golfe de Gascogne : lat. N. 44°4”, long. O. 9°27". Sable.
. Un grand mâle muni d'épines gastriques accessoires; c'est d'ailleurs un représentant fort typique de la var. tenuimana.
S° T'alisman, 1883 :-9 juillet, n° 69, 410 mètres; sud du cap Bojador : lat. N. 25°41", long. O. 1816". Sable vasard, coraux.
Un spécimen mâle, de 50 millimètres de longueur, avec une Sacculine sous lPabdomen. Les épines gastriques accessoires sont à peine perceplüibles dans ce spécimen, et on n’en voit pas sur le bord postérieur de la carapace, mais celles du quatrième segment sont parfaitement
visibles, bien que l’une d'elles soit restée rudimentaire.
GALATHEIDÆ. su Cetexemplaire réalise, aussi bien que possible, l'idéal du type de la M. tenuimana de Sars, et c'est pourquoi nous l'avons fait figurer dans cet ouvrage ; la seule différence notable, c'est qu'il présente des cils sur le bord postérieur de la cornée, mais ces cils sont médiocres et quelques-uns seulement s'allongent jusqu'au bord antérieur de la cornée. B. Passages progressifs à la forme cr\enis Henderson. — Le spécimen du paragraphe 2 précédent, et mème ceux des paragraphes 3 et #, nous serviront de passage pour arriver à la forme pour laquelle M. Henderson à créé une espèce qu'il a nommée 4. gracilis, et qui n'est peut-être qu'une forme de la 7. bam/ffica. Tous ces exemplaires sont caractérisés, nous l'avons vu, par le développement progressif d'épines gastriques accessoires el par latrophie plus ou moins complète des épines du bord postérieur de la carapace ; or, l'espèce de M. Henderson est précisément remarquable par le développement des épines gastriques accessoires, par l’absence des épines sur le bord postérieur de la carapace et sur le bord antérieur du quatrième segment abdominal, tous caractères qui appartiennent presque intégralement aux spécimens dont nous avons parlé plus haut. Il est vrai que la 47. gracidis, d'après M. Henderson, se distinguerait de la A. ban/fica par deux caractères particuliers ; elle aurait huit épines, au lieu de six, sur le bord antérieur du premier segment abdominal et présenterait en outre quelques spinules à droite et à gauche des épines gastriques antérieures. Le premier de ces caractères mérile sérieuse attention, car nous ne connalssons aucun exemplaire de #/. bamffica qui présente huit épines abdominales antérieures ; quant au deuxième, il a beaucoup moins de valeur, car on trouve dans beaucoup de spécimens de #. bamffica quelques pelites épines à droite et à gauche des épines gastriques médianes (spécimen du paragraphe { qui en possède ainsi deux paires ; exemplaires des paragraphes 3 et # qui en ont une paire, sans compter d'assez nombreux denticules situés sur la même rangée).
Quoi qu'il en soit, il est certain que les spécimens des paragraphes 2, 3 et4 se rapprochent étroitement de la 4. gracilis; ils conduisent d’ailleurs à des formes qui ressemblent plus encore à cette dernière, en ce sens
qu'elles sont dépourvues de toute épine sur le bord postérieur de là
carapace, mais qui s'en éloignent un peu parce que leur paire d’épines
gastriques accessoires est rudimentaire.
C'est le cas notamment pour deux spécimens mâles dragués par le Travarlleur, le 43 juillet 1881 (n° 19), par 540 mètres de profondeur, entre Ajaccio
Fe
et Toulon, fond coralligène : lat. N. 41°52”, long. O. 6°8’.
C. Passage à la forme rerenia Edw. et Bouv.— Le spécimen décrit au paragraphe 5 du chapitre À va nous servir de point de départ pour arriver à une forme nouvelle que nous appelons #r7{ermedia, parce qu’elle ressemble à la W. bamffica typique par l'absence d’épines sur le quatrième segment abdominal, et à la forme suivante par les épines accessoires bien développées qu’elle présente sur le bord postérieur de la carapace. On sait que dans le spécimen du paragraphe 5 les épines accessoires de la région gastrique, du bord postérieur de la carapace
et du quatrième segment abdominal sont peu développées.
J, "mor
1° Travailleur, 1882 : 6 juillet, n° 7, 608 mètres ; lat. N. 445", long. O. 7°56"; nord de l'Espagne, au large de Gijon. Sable.
Un exemplaire mâle un peu plus grand que le précédent; épines gastriques accessoires rudimentaires, de même que les épines accessoires du bord postérieur de la carapace; pas d'épines sur le 4° segment abdominal. Les pattes allongées ressemblent beaucoup à celles de certaines M. bam/ffica côlières. C'est déjà un assez bon type de la forme intermedia.
2° 10 août, n° 83, 400 mètres ; au sud de Madère : lat. N. 32°40/20”, long. O. 18°54 30". Corail, roche, sable.
Un spécimen femelle, de 40 millimètres de longueur : les épines accessoires de l'estomac et du bord postérieur de la carapace sont bien développées, tandis que le 4° segment abdominal est complètement inerme. Pattes grèles de M. tenumana, comme d'ailleurs la plupart de nos exemplaires. Cet individu est un type fort net de la variété intermedia.
D. Passage à la forme nucosa G.-0. Sars. — Les exemplaires du précédent chapitre nous conduisent à une forme particulière où les épines accessoires (surtout celles de la région postérieure de la carapace et du quatrième segment abdominal) sont loujours bien développées, en même temps que s’allongent beaucoup les cils cornéens et que des denticules aigus ou des spinules apparaissenten divers points de la carapace, notam-
ment sur les régions branchiales antérieures. A cette forme, qui mérite
GALATHEIDÆ. 303
largement le nom de r"gosa que M. Sars lui avait attribué, on peut
rattacher plus ou moins directement tous les exemplaires suivants :
1° Travailleur, 1882: 6 juillet, n° 8, 512 mètres; nord de l'Espagne, au nord de Gijon : lat. N. 44°4", long. O. 7°54". Sable.
Une femelle adulte longue de 26 millimètres. Cette femelle ressemble beaucoup au spécimen du 2° paragraphe qui précède; elle n'a pas d'épines sur le 4° segment abdominal, mais les épines accessoires de sa carapace sont bien développées et l'on observe des spinules supplémentaires sur ses régions branchiales antérieures. Les lignes transversales ciliées, qui étaient déjà très saillantes dans le spécimen du paragraphe 2, le sont davantage encore Fos notre exemplaire, qui présente, en outre, des cils cornéens très allongés.
Les spécimens des Shetland, décrits par M. Hoek sans désignation spécifique, présentent tous les caractères de la femelle qui précède et appartiennent sûrement à la mème forme.
2e 17 juillet, n° 40, 400 mètres ; au large du cap Finisterre, en Espagne : lat. N.
3°24', long. O. 11°41. Sable, roches.
Un spécimen màle un peu plus grand que l'exemplaire précédent; il ressemble énormément à ce dernier, mais il est pourvu d'une paire d'épines sur le 4° segment abdominal. C’est déjà un rwgosa lypique.
3° 13 juillet, n° 27, 764 mètres; nord de l'Espagne : lat. N. 442’, long. O. 9°17. Sable et gravier.
Un exemplaire mâle tout à fait semblable au précédent.
L° 6 De 7, 608 mètres; au nord de Gijon, en Espagne : lat. N. #45 long. O. 7°56'. Sable.
Une nt etun male. Dans ces exemplaires, les épines du bord postérieur de
la carapace sont peu développées, mais il s'y introduit une paire nouvelle d'épines accessoires. Lignes ciliées de la carapace très saillantes et finement granuleuses : Rue s aigus sur la région gastrique et sur l'aire branchiale antérieure.
17 juillet, n° 40, 400 mètres; au large du cap Finisterre, lat. N. 43°24' va O.11°41". Sable, roches.
… ue Hi semblable au précédent, mais à épines ie ne
ÿ 13 juillet, n° 32, 550 mètres; nord de l'Espagne : lat. N. 44°6", long. O. 9°29", +
Deux exemplaires femelles semblables aux précédents, mais à denticules supplémentaires plus abondants.
7 6 juillet, n° 8, 512 mètres; au nord de Gijon, en Espagne : lat. N. 444, long. O. 754". Sable.
Trois individus femelles dont la taille varie entre 40 el 25 millimètres. Ces exemplaires sont semblables aux précédents, mais leurs cils cornéens sont très Inégaux.
$ Travailleur, ASS : 15 août, n° 40,392 mètres ; au nord de la Corogne : lat. N. 445", long. O. 935". Sable noir.
ue spécimens de 35 millimètres de longueur : un mäle et une femelle;
ces exemplaires sont semblables aux précédents, mais leurs lignes ciliées sont moins saillantes.
9 Travailleur, AS80 : 19 juillet, n° 10, 946 mètres; golfe de Gascogne : lat. N. 13°40’, long. O. 435". Vase.
Un spécimen mâle semblable aux précédents, mais à lignes ciliées plus saillantes.
Travailleur, A881 : au large d’Ajaccio?
Trois exemplaires Lypiques de la variété rugosx.
Axenirés. — Abstraction faite de la AZ. gracilis Hend., qui n’est peut-être qu'une variété de la 47. bamffica, Vespèce qui nous parait ressembler le plus à cette dernière est la M. robusta Milne-Edwards, dont le « Blake » a recueilli un exemplaire au large de Cariacou, par 163 brasses de profondeur. On observe, en effet, sur la carapace et sur l'abdomen de cette espèce, toutes les épines de la forme rwyosa la plus armée; toutelois le bord postérieur de la carapace est complètement inerme, les lignes ciliées du test sont très différentes et quelques spinules supplémentaires ne sont pas du type de la forme rwyosa; à ce propos, il faut citer notamment la série longitudinale de spinules qui occupe la saillie post-frontale du rostre, les deux épines qu'on observe tout à fait en arrière sur la région gastrique, celles qui oceupent le bord le plus antérieur de la région cardiaque, enfin les deux spinules accessoires qui sont situées au voisinage des extrémités du bord antérieur du troisième segment abdominal. D'ailleurs, les épines frontales externes de la 1. bam/ffica sont infléchies en dedans, les dents latérales du rostre en dehors, enfin les pattes antérieures, qui sont très comprimées, ont une armature épineuse el une forme qui ne rappellent en rien la 4. bamffica. L'armature épineuse des appendices buccaux est la même dans les deux espèces, mais sur le telson de la 4. robusta on trouve une aire poilue arrondie qui n'existe pas dans la 4. bamfficu.
DisrriBuriox. — Ainsi envisagée, l'espèce qui nous occupe présente une distribulion assez étendue: des mers norvégiennes, où elle se montre jusqu'aux environs du 65° de latitude N. (Sars), elle s'avance dans les eaux britanniques, sur les côtes françaises de l'Atlantique et atteint la Méditerranée où on l’a signalée jusque dans l'Adriatique. Elle parait avoir un habitat d'autant plus abyssal qu'elle remonte davantage vers le nord:
G.-0. Sars et M. Sars l'ont signalée sur les côtes de Norvège depuis
GALATHEIDÆ. 305
170 mètres jusqu'à près de 500 mètres; d'après M. Pocock, elle atteindrait même plus de 600 mètres au large des côtes S.-0. de l'Irlande. En Angleterre, d’après Sp. Bate et divers autres auteurs, l’espèce se trouve entre 25 et 200 mètres ; elle est signalée par M. Bonnier entre 80 et100 mètres à Concarneau, par le « Caudan » depuis 180 mètres jusqu'à 1 400 dans le golfe de Gascogne, par M. Marion entre 25 et 38 mètres à Marseille; enfin elle descendrait jusqu’à 80 mètres dans l'Adriatique, d’après Stalio. Quant à la HW. fenuimana de M. Sars, elle habite, sur les côtes de la Norvège, des fonds variant entre 600 et 1200 mètres de profondeur. Les recherches du « Travailleur » et du « Talisman » agrandissent singulièrement le champ de nos connaissances sur la distribution géographique et bathymétrique de l’espèce. Nous avons montré plus haut, en effet, qu’elle atteint Madère et dépasse même, au sud, le cap Bojador, qu'elle descend à des profondeurs considérables et que, dans la plupart des fonds compris entre 400 et 1300 mètres, elle a été le plus souvent ramenée par la drague. Il est à noter que des spécimens de l’espèce typique peuvent se trouver à tous les niveaux, depuis 20 mètres jusqu’à 1 360, mais qu’ils sont d'autant plus nombreux qu’on se rapproche davantage de la surface. Les individus à pinces grèêles qui, plus ou moins directement, se rattachent aux variétés de l’espèce, et notamment à la variété Zemwimana, n'habitent jamais, au contraire, des niveaux moins profonds que 400 mètres, quelle que soit d’ailleurs la localité où on les trouve. En tenant compte de ces considérations et de celles qui résultent de la variabilité progressive de l'espèce, nous sommes en droit de conclure que la M. tenwimana n’est qu’une forme abyssale de la A. bamffica et qu'elle a une distribution géographique
aussi étendue que cette dernière.
Munida perarmata, Enw. et E.-L. Bouv, PI. XXX, fig. 1.
1894. Munida perarmata. À. Milne-Edwards et E.-L. Bouvier, Ann. des Se. nat., Zool., sér. 7, t. XVI, p. 257, 325.
1899. Hunida perarmata, À. Milne-Edwards et E.-L. Bouvier, Result. des camp. scient. de l'« Hirondelle » (supplément) et de la « Princesse-Alice », fasc. XIII, p. 81.
TALISMAN — Crustacés.)
Cette espèce présente les affinités les plus étroites avec les exemplaires les mieux armés de la A. bamffica, notamment avec certains individus de la forme éatermedia etde la forme rugulosa. En comparant très attentivement tousles caractères dela 17. bamffica avec ceux de notre espèce, nous avons toujours trouvé l'identité la plus parfaite ; il en est deux, toutefois, qui sont très différents et qui nous paraissent de nature à justifier, dans l'état actuel de nos connaissances, la formation d’une espèce nouvelle. Le premier de ces caractères est relatif à l’armature épineuse du méropodite des pattes antérieures; cet article, qui est presque quadrangulaire, est dépourvu, sur sa face inféro-externe, de rangées longitudinales d’épines. Le second caractère est tiré de l’armature épineuse de la carapace, qui présente toujours une paire d’épines sur le bord postérieur saillant de la dépression cardiaque transversale. Nous ajouterons que les pattes antérieures sont toujours très grèles, que la main n’est pas plus large que le carpe, sauf dans quelques spécimens où il existe un hiatus à la base des doigts, enfin que les doigts des pattes ambulatoires sont bien plus allongés, surtout chez les jeunes, que ceux de la 47. bamffica. Toutes les épines du corps sont plus longues que celles de cette dernière espèce, les lignes ciliées sont plus saillantes et l’on n’observe qu'une épine sur le méropodite des pattes-mächoires externes.
Cetle espèce rappelle la 1. bamffica, non seulement par la presque généralité de ses caractères, mais aussi par les variations étonnantes de son armature épineuse,; nous croyons néanmoins les deux espèces bien distinetes, parce qu'il nous a été impossible de trouver jusqu'ici entre elles le moindre terme de passage.
Hamrar, Variations. — Travailleur, ASS1 : 15 août, n° 39, 1037 mètres; au nord de la Corogne : lat. N. 44°5", long. O0. 9°26'. Fond coralligène, sable noirâtre. Deux spécimens mâles dont les dimensions sont les suivantes :
Longueur approximative du corps, de la pointe rostrale à
l'extrémitétduitelson Eee ne ee ee 40 millim. Longueur de la carapace y compris le rostre............ 23,5 — Largeur dela carapace en avant... 10 a
— — ENNATLIÈT ES ee Mr re 10,5 — LONBUEUTAUTOSINE EE ee EE CU — des pédoncules oculaires.................... 3,9 —
Diamètre maximum des pédoncules oculaires. .......... TU —
GALATHEIDÆ. 307
Longueur de la patte antérieure gauche 69 millim.
— du méropodite de cette patte................ 26 — — du carpe 9,6 — — de la pince EE 29 — — des doigts EE 14 = Largeur maximum de la pince, qui est sans hiatus...... 29 —
Longueur de la patte ambulatoire antérieure gauche... 415 —
Ces exemplaires présentent tous deux fortes épines gastriques antérieures, deux épines g extrémités de la même ligne ciliée que ces dernières, deux fortes épines situées
astriques postérieures plus petites, deux autres épines situées aux
en arrière du point où se bifurque la suture cervicale, enfin les deux épines cardiaques caractéristiques de l'espèce. Les épines du bord postérieur de la carapace sont au nombre de six; celles de l'abdomen forment trois paires sur le 2° segment, deux sur le second et une sur le troisième. Ces deux spécimens sont les moins armés de tous ceux que nous avons eus sous les yeux. Dans l’un d'eux, l'une des pinces a un léger hiatus.
Travailleur, A880 : 28 juillet, n° 65, 677 mètres; golfe de Gascogne : lat. N. 43°46", long. O. 4°27'. Coquille et corail.
Deux exemplaires femelles un peu moins grands que les précédents, mais à pattes antérieures sensiblement plus courtes et beaucoup plus grêles.
19 juillet, n° 10,946 mètres; golfe de Gascogne: lat. N. 43°4035", long. 0. 435". Vase.
Deux individus plus petits encore, un mäle et une femelle, d'ailleurs tous deux adultes. Doigts des pattes ambulatoires très longs et fort grèles. Les autres caractères comme dans les précédents.
17 juillet, n°2, 1019 mètres; golfe de Gascogne : lat. N. 43°36", long. O. 415". Vase molle jaunâtre.
Un exemplaire mâle de grande taille (la carapace a 24 millimètres de longueur) et caractérisé par ses lignes ciliées remarquablement saillantes, par l'élargissement de l'aire cardiaque, enfin par la présence d'une paire d'épines accessoires sur le 4° segment abdominal. On n'observe que quatre épines sur le bord postérieur de la carapace. Pinces sans hiatus.
30 juillet, n° 71, 1163 mètres ; golfe de Gascogne : lat. N. 4337", long. 0. 4267. Vase.
Un spécimen femelle d'assez grande taille.
Travailleur, 1881 : 4 juillet, n° 1, 555 mètres ; au large de Marseille : lat. N. 43°2/57”, long. E. 2°58'30”. Vase.
Un spécimen mâle un peu plus petit que celui dont nous avons plus haut relevé les dimensions. C'est le plus épineux de l'espèce, el c'est pourquoi nous en avons donné la figure; on voit sur cette dernière qu'il y a quatre épines sur le 4° segment abdominal, six sur le bord postérieur de la carapace, et quatre de chaque côté sur les régions branchiales; on observe même une épine accessoire impaire sur le bord antérieur de la région cardiaque. Ce spécimen est d'ailleurs muni de cils assez longs sur le bord postérieur de la cornée et, en cela, diffère de tous les autres représentants de la même espèce, qui ont des cils très courts.
Disrrmurion. — Celte espèce a été trouvée dans le golfe de Gascogne et dans la Méditerranée, par des fonds compris entre 500 et 1 500 mètres.
2 Groupe des Galatheæ aveugles et non flagellés.
GALACANTHA, A. M.-Edw.
Galacantha rostrata, A. M.-Enw.
. PI. VI, fig. 9 (en couleur).
1886. Galacantha rostrata, À. Milne-Edwards, Bull. Mus. Comp. Zoôl., vol. VIT, n° 1, p. 52.
1894. Galacantha rostrata, À. Milne-Edwards et E.-L. Bouvier, Ann. des Sc. nat, Zool.sér. 1, t. XVI p.274 322:
1897. Galacantha rostrata, W. Faxon, Mem. Mus. Comp. Zoôl., t. XVI, n° 15, p. 78.
1897. Galacantha rostrata, À. Milne-Edwards et E.-L. Bouvier, #em.Mus. Comp. Zoëûl., t. XIX, n° 2, pl. IV, fig. 21-24 (ubi syn.).
1SS5. Galacantha Talismani A. Milne-Edwards, H. Filhol, La Vie au fond des Mers, pl. IL, figure coloriée.
18SG. Galacantha Talismani A. Milne-Edwards, Ed. Perrier, Les Explorations sousmarines, p. 295, et fig. 242, n°8.
1SSS. Galacantha Talismani À. Milne-Edwards, J.-R. Henderson, Anomura, Challenger, Zoology, t. XXNII, p. 167, pl. XX, fig. 1.
1888. Galacantha bellis, J.-R. Henderson, Anomura, Challenger, Zoology, t. XXVIH, p. 167, pl. XIX, fig. 6.
1891? Galacantha areolata, Wood-Mason, Ann. and Mag. nat. Hist., sèr. 6, t& VIH,
1894. Galacantha investigatoris, Alcock et Anderson, Journ. asiat. Soc. Bengal, t. XLIII, part. 11, p. 173.
1885. Hunidopsis rostrata, S.-1. Smith, Proc. U. S. Nat. Museum, t. VIX, p. 493.
Une comparaison minutieuse du type de cette espèce (recueilli par le « Blake ») et de trois spécimens désignés d’abord par l’un de nous sous le nom de Gal. Talismani, nous permet de conclure, avec une certitude absolue, à lidentité parfaite des deux espèces. Les différences sont insignifiantes et ne dépassent pas la limite des variations individuelles. Nous en dirons autant des exemplaires décrits par M. Henderson sous le nom de G. bellis et par MM. Alcock et Anderson sous le nom de G. investigatoris.
GALATHEIDÆ. 309
SPÉCIMENS DU « TALISMAN » Gal. Ta- Gal.beti
Le du | Sani du |
iBlalen de Sith du « Chal-!« Challen- : A0r 29 3c lenger ». ger ».
Rapport entre les distances
qui séparent la pointe du 0,2201N0,22
rostre et le bord postérieur? 0,29 | 0,298] 0,25 0,24 0,28 | 0,21 de la carapace, du point d'in- 0,17 | 0,29
sertion des épines rostrales.
Rapport entre la longueur du
bord antérieur de la grande
épine gastrique, etla distance 0,23 | 0,21 | 0,28 0.29 o21 | 02
… bord postérieur de la ca
Rapport entre la longueur de l'épine latérale postérieure et la longueur de la carapace mesurée comme ci-dessus...
Rapport entre la longueur de l’épine latérale antérieure et celle de l'épine latérale pos- TÉRICURES ne ne
gauche 0,11 la droite O, 115