‹ Crustacés Décapodes. Ptie. 1: Brachyures et AnomouresChapitre 20 sur 76 · DS · texte numérisé non relu

DS

à gauche 1,42 1.10

0,64 0,88 0,75 0.90 |. a Me Lo à droite 1,10

1e quisépare les é pue ie #

L'épine gastrique est d'autant plus comprimée latéralement qu'elle est plus haute. Les denticules aigus du bord antérieur du méropodite des pattes ambulatoires sont au nombre de trois, l’un externe, l’autre interne et le troisième supéro-interne ; tous lrois, d’ailleurs, sont fort réduits dans lexemplaire du « Blake ». Dans le type de Smith, le denticule externe paraît plus développé; il est au contraire rudimentaire dans la Gal. Talismant du « Challenger », et serait très inégalement développé à droite et à gauche dans la G. bellis si la figure de cet animal n'était, dans cette région au moins, notoirement insuffisante.

C'est dans le spécimen de M. Smith que les épines du carpe paraissent le plus développées, mais dans le type du « Blake », comme dans la G. bellis et dans la Gal. Talismani du « Challenger », on ne trouve que les deux épines du bord antérieur, l’externe étant plus développée que l’interne. Dans les spécimens 1 et 2 du « Talisman », le denticule interne est rudimentaire, mais il est assez développé dans le 3° et, dans son voisinage, on trouve même un denticule annexe.

Les variations du denticule externe de l’article basilaire des pédoncules antennulaires sont de même ordre que les précédentes ; tantôt ce

denticule reste rudimentaire, tantôt il s’allonge et devient subspiniforme.

Dans le troisième spécimen du « Blake », il y a deux épines de chaque côté au point où se recourbe le rostre, mais l’épine accessoire du côté droit est tout à fait réduite; on observe en outre sur le bord interne du méropodite des pattes-màchoires externes un denticule aigu qui fait suite aux deux épines; dans les deux autres exemplaires, la dernière épine est accompagnée de deux denticules accessoires à gauche et d’un seul à droite ; dans le spécimen typique du « Blake », ces denticules sont rudimentaires ; enfin, ils paraissent exister dans la Gal. bellis.

Pour nous, la Gal. Talismani et la Gal. bellis sont des espèces fondées sur des variations individuelles de la Gal. rostrata, et nous n’hésitons pas à les réunir à cette dernière espèce, persuadés que des spécimens nouveaux ne feront que combler les hiatus, peu importants d’ailleurs, qu'on observe entre les divers spécimens signalés plus haut(1). Si la figure qu'a donnée M. Henderson de la G. T'alismant était exacte, peutêtre pourrait-on fonder une espèce nouvelle pour l’exemplaire qu'elle représente ; mais il est peu probable que la disposition des granules soit celle qu'a indiquée le dessinateur ; nous aimons mieux nous en rapporter au texte et assimiler cet exemplaire à ceux que l’un de nous avait décrit d'abord sous le nom de G. J'alismani. Au reste, l'exemplaire de M. Henderson est très jeune et de fort petite taille, et c’est sans doute à cette cause qu'il faut attribuer la faible courbure et l'absence d’épines latérales qui caractérisent son rostre. A ce point de vue, comme à beaucoup d’autres, cet exemplaire établit une transition entre la G. rostrata et la G. spinosa, d'autant que les spécimens jeunes de la première espèce sont moins épineux que les adultes.

Le troisième exemplaire du « Talisman » est un mâle dont le bord interne des pinces est loin d’avoir la forme irrégulière qu’on observe dans les figures de G. bellis données par Henderson, et dans celles de G. rostrata données par M. Smith. Une différence de même nature à

(1) Dans son étude sur les Crustacés de l'Albatros, M. Faxon se range à la même manière de

voir, qui ressort manifestement, du reste, de notre travail sur les Galathéidés, publié en 189% (p. 270 et 271).

GALATHEIDÆ. 311

été constatée par MM. Alcock et Anderson dans les exemplaires qu'ils désignent sous le nom de 6. investigatoris, et comme cette forme indienne ne diffère de la (4. bellis que par ses granules plus nombreux et plus accentués, elle doit prendre rang parmi les variations nom-

breuses qui paraissent affecter la G. rostrata.

Hasrrar. — Talisman, 1883 : 25 juin, n° 43, 2075-2085 mètres ; cap Ghir : lat. N. 2952, long. O. 144. Vase grise, coquilles brisées.

Deux exemplaires femelles à fausses pattes très courtes; l'un à 40 millimètres de longueur, l'autre 33.

23 juin, n° 39, 2200 mètres; Maroc : lat. N. 30°8', long. O. 14°2’. Vase grasse.

Un mäle de 35 millimètres de longueur, à fausses pattes sexuelles très fortes.

AreinitTÉés. — Comme la G. camelus Orlmann et la G. areolata Wood- Mason, cette espèce se fait remarquer par les épines latérales de son rostre et la réduction relative de ses épines latérales antérieures. Elle n'a point les quatre dents latérales, les épines marginales et les doubles épines abdominales que présente la première de ces espèces ; mais elle se rapproche beaucoup de la seconde qui en diffère surtout par sa carapace plus grossièrement granuleuse ; M. Faxon pense, comme nous, que cette espèce n’est peut-être qu’une variété de la G. rostrata.

DisrriBurion. — Ainsi envisagée, la G. rostrata est une espèce cosmopolite répandue vraisemblablement dans les profondeurs de toutes les mers chaudes ou tempérées.

Signalée d’abord dans les Antilles par le « Blake », puis dans les eaux américaines de l'Atlantique jusqu'à 40°16" de lat. N., elle a été trouvée par le « Talisman » dans l'Atlantique oriental, par le « Challenger » près de Banda (G. T'alismani) et au large de Valparaiso (G. bellis), par l'« Albatros » entre le golfe de Californie et les îles Galapagos, enfin en divers points de la mer des Indes par l «Investigator » (G. 2nvestigatoris; ? G. areolata). Elle habite des fonds compris entre 1098 et 1425 brasses.

CoLorariox. — La teinte générale du corps est le blanc teinté d’orangé. Mais les épines du test et des appendices, les flancs, de nombreuses bandes situées sur l'abdomen, et la plus grande partie de la surface des pattes sont colorés en orangé vif, de même que les pédoncules

oculaires.

MUNIDOPSIS, Whilteaves.

Munidopsis acuta, A. M.-Epw.

PI. XXX, fig. 2-5.

SSL. Galathodes acutus, À. Milne-Edwards, C. R. Acad. des Sce., 5 déc. 1881. 1883. Galathodes acutus. À. Milne-Edwards, recueil de figures de Crust. nouv.ou peu connus, pl. XIV.

1885. Galathodes acutus, H. Fdhol, La Vie au fond des Mers, pl. TT (fig. coloriée).

1894. Munidopsis acuta, À. Milne-Edwards et E.-L. Bouvier, Ann. des Se. nat., Zool., sér. 1, t XVI, p. 230.

Cette espèce est représentée dans les collections du «Talisman » par un individu mâle de très petite taille qui n'offre pas, tant s’en faut, tous les caractères indiqués dans la planche XIV du Recueil de fiqures que l'un de nous a publié en 1883. Cet individu est-il bien celui qui a servi de type pour la composition des figures de la planche ? Nous sommes portés à le croire, et nous attribuons à des erreurs du dessinateur et du graveur les différences qui existent entre notre spécimen et les figures de la planche ; si, contrairement à notre attente, les découvertes ultérieures démontrent qu'il n’en est pas ainsi, il ÿ aura lieu de former une espèce spéciale pour lanimal que nous allons décrire et de donner le nom de À. acutus aux Crustacés qui présentent tous les caractères reproduits dans le Recueil signalé plus haut.

La carapace de l’individu que nous possédons n’est pas sensiblement différente de celle figurée dans la planche XIV du Recueil; elle est beaucoup plus large en avant qu’en arrière et présente des ornements dorsaux absolument identiques, notamment une paire de spinules gastriques situées au milieu de lignes saillantes finement denticulées; on n’y voit pas d’épines cardiaques et l’épine antéro-latérale, très développée, diverge fortement en avant et en dehors. Les saillies finement denticulées de la face dorsale produisent sur les bords latéraux des sortes de denticulations, mais ne présentent jamais d’épines, contrairement à ce qu’on observe dans la figure de la planche XIV, qui représente l’animal tout entier, Le rostre est semblable à celui qu’on peut voir dans cette figure ;

il est muni de nombreuses denticulations latérales et s’infléchit assez

GALATHEIDÆ. 313 fortement vers le haut; il est toutefois un peu plus long et sa saillie dorsale ne forme pas de carène distincte.

La surface cornéenne des yeux est très peu développée dans notre spécimen et la partie des pédoncules qui l’avoisine paraît faire légèrement saillie en dessus et en avant. Les pédoncules antennaires sont presque inermes et en tout semblables à ceux figurés dans la planche XIV; les fouets antennaires ont disparu, et les deux antennules ont été enlevées. C'est probablement une de ces antennules qui a été figurée isolément en haut et à droite de la planche XIV du Recueil.

Les pattes-mächoires postérieures ne sont pas sans analogie avec celles représentées dans cette dernière planche, mais elles ne présentent qu'une dent sur le bord interne du méropodite et sont dépourvues de denticules sur la face externe de l’article précédent.

Les pattes antérieures sont munies à leur base d’un épipodite ; elles présentent çà et là quelques légers denticules, parfois réunis par deux dans le sens transversal; les pinces s’élargissent progressivement de la base au sommet, et leurs doigts se croisent fortement à l'extrémité. Les pattes des trois paires suivantes nous paraissent dépourvues d’épipodites ; elles présentent quelques légers denticules sur les deux bords du méropodite et sur le bord antérieur du carpe, ainsi que quatre ou cinq denticules plus forts sur le bord inférieur du doigt.

L'abdomen présente une épine médiane impaire sur le deuxième segment abdominal; mais, contrairement à ce qu'on observe dans la planche XIV du Recueil, on n’observe rien de semblable sur les deux segments suivants. La nageoire caudale fait défaut dans le spécimen que nous avons étudié.

Hamirar. — Travailleur, 1880 : 26 juillet, n° 10, 1960 mètres; golfe de Gascogne ; lat. N. 43°39', long. O. 5°48/. Vase.

Un spécimen mâle dont les dimensions sont les suivantes :

Longueur de la carapace sans le rostre............... 2,9 millim. — de la carapace en avant.. .................. 2,2 — — ED ALFIÈTE. . 3: --- 20 -sees 1,7 — Arriirés. — Cette espèce se rapproche beaucoup de la 4. simplex

A. M.-Edw., maiselle en diffère par l’épipodite de ses pattes antérieures,

(Tazisman. — Crustacés.) 40

par la forme de sa carapace qui est plus large en avant qu'en arrière, par la réduction de ses épines gastriques, par lépine unique de son abdomen, et par l'armature du méropodite des maxillipèdes postérieurs. Elle est également assez voisine de la A. abbrewiala, mais cette dernière espèce a trois épines abdominales, la carapace aussi large en arrière qu’en

avant, le rostre plus large et plus court.

Munidopsis longirostris, Enw. et Bouv.

PI. IV, fig. 4 (en couleur). — PI. XXX, fig. 6-10. 1897. Hunidopsis longirostris, À. Milne-Edwards et E.-L. Bouvier, Bull. du Mus., p.365. 1899. Hunidopsis longirostris, À. Miine-Edwards et E.-L. Bouvier. /ésult. des camp. scient. de © « Hirondelle » (supplément) et de la « Princesse-Alice », fase. XIIT, p. 82.

Cette espèce est extrèmement voisine de la 17. smpler.

Les qaractères qui distinguent les deux espèces sont les suivants :

1° Le rostre de la #. simplex est'un peu plus court que les pédoncules antennulaires et n’atteint pas, tant s’en faut, l'extrémité distale du méropodite des pattes antérieures; celui de la W. /ongirostris dépasse les pédoncules antennulaires et atteint au moins l'extrémité distale du méropodite des mêmes pattes; 1lest, d’ailleurs, plus fortement incurvé vers le haut.

2° L’aire cardiaque de la Ÿ. sunplex est ordinairement inerme ou ne présente qu'un rudiment de saillie médiane ; celle de la 1. longrrostris est toujours armée d’une forte épine impaire.

3° On observe toujours, dans la AZ. longirostris, une paire d’épines gastriques antérieures et une, deux ou trois épines gastriques médianes ; dans la /. simplez, il n'y a que trois épines gastriques, dont une impaire, mais ces saillies sont assez fréquemment atrophiées.

4 L’avant-dernier article des pédoncules antennaires est armé, en avant et en dehors, de deux spinules dans la A. simplex ; il présente au même point une simple saillie aiguë dans la 42. longtirostris.

»° Le méropodite des pattes antérieures de la J. simplex est armé de trois épines sur son bord interne ; le même article ne présente que deux épines dans la 4. longirostris, et souvent même ces épines sont complète-

ment atrophiées.

GALATHEIDÆ. 315

Les autres caractères sont identiquement les mêmes: aussi pourrat-on considérer la 4/. longirostris comme une simple variété locale de la M. simpler, si l'on arrive à trouver des termes de passage entre les deux espèces.

Harirar, VariaTIONS. — Talisman, 1883 : 25 juin, n° 44, 2083 mètres ; cap Ghir: lat. N. 2952", long. O. 14°7’. Vase grise, coquilles brisées.

Quatre exemplaires mâles; le plus grand, qui nous a servi de type, présente les dimensions suivantes :

M. longirostra c'. M. simplex O'.

Longueur de la carapace y compris le rostre. 15 millim. 12,7 millim. — — sans le rostre...... Ta — 5,8 — Largeur maximum de la carapace. ......... Gas — 5S —

Dans l’un de ces exemplaires, on observe une rangée longitudinale de trois épines sur la partie supéro-interne du méropodite des pattes antérieures, sans compter l'épine normale qui se trouve sur la face interne du même article.

24 juin, n° 40, 2212 mètres; cap Ghir : lat. N. 30°3', long. O. 142’. Vase, coquilles.

Deux individus, un mäle et une femelle.

Le spécimen mâle est tout à fait normal. La femelle se distingue par son abdomen plus large, par son épine cardiaque réduite à une saillie, par latrophie de ses épines gastriques paires el surtout par la réduction en longueur de ses pattes antérieures. Dans ces exemplaires, le rostre atteint la base de la pince.

25 juin, n° #3, 2075 mètres; cap Ghir.

Deux spécimens, un mâle et une femelle. Cette dernière peu différente de la précédente.

CoLorariox. — Teinte légèrement laiteuse, lavée d'un ton orangé qui varie suivant les points du corps et des appendices; aux angles antérieurs du céphalothorax et sur la région cornéenne des yeux, la teinte orangée devient très vive.

DisrriBurion. — Cette espèce n’est pas localisée, comme on pourrait le croire, dans les régions tropicales du cap Ghir; elle a été trouvée par l« Hirondelle », avec les mêmes caractères, mais avec le rostre un peu plus large et plus infléchi, dans les parages de Terre-Neuve. Elle se tient par des fonds compris entre 1 200 et 2 200 mètres.

Munidopsis Talismani. Ebw. et Bouv.

PI. XXX, fig. 11-15.

1894. Munidopsis Talismani. À. Milne-Edwards et E.-L. Bouvier, Ann. des Se. nat., Zool., sér.1,1t. XNT, p- 198, 230, 275.

La carapace est plus large en arrière qu’en avant ; elle est ornée de rugosités très nombreuses qui se groupent souvent en lignes transversales peu saillantes, et qui sont surtout nettement caractérisées sur la partie postérieure des aires branchiales, ainsi que sur la région gastrique; des poils blanchätres assez longs sont répandus en assez grand nombre sur toute l'étendue de la carapace.

Des dépressions délimitent fort distinctement les divers lobes ; l'aire cardiaque, toutefois, est très vaguement limitée en arrière, mais la dépression qui la sépare en avant de la suture cervicale est, au contraire, abrupte et assez profonde. Deux dépressions longitudinales et incurvées en dehors sont vaguement indiquées sur l'aire gastrique et divisent celle-ci en trois lobes, dont l’un est médian, tandis que les deux autres sont latéraux. Le rostre est aigu, étroit, fortement incurvé vers le haut, et très légèrement denticulé sur les bords ; le front est inerme, mais on trouve une assez forte épine de chaque côté sur l'angle antéro-latéral de la carapace. A part cette épine et les deux qu'on observe sur l’article basilaire des antennules, le corps tout entier de l'animal est complètement inerme. |

Les pédoncules oculaires sont très caractéristiques; ils sont fortement globuleux, et atteignent la base du dernier article des antennes externes; la surface cornéenne occupe leur étendue presque tout entière.

Les antennules présentent deux fortes épines sur la face dorsale de leur article basilaire ; les deux articles suivants sont à peu près d’égale longueur et le dernier présente, comme de coutume, une bordure de longs poils à son extrémité antérieure. Le rostre n’atteint pas tout à fait la base de cet article.

Les fouets antennaires dépassent un peu la base de la main; ils sont

GALATHEID Æ. 317 grèles et ornés d’un assez grand nombre de soies médiocrement longues.

Les mandibules se font remarquer par l'absence complète de dents sur leur bord interne, les mächoires postérieures par leur lobe postérieur qui est nettement indiqué el qui est tronqué en arrière. L'épipodite des pattes-mâchoires antérieures est dilaté en avant et d'assez grande taille, enfin on observe deux ou trois denticules aigus sur le bord interne du méropodite des pattes-mâchoires postérieures.

La formule branchiale est la suivante :

PATTES. PATTES-MACHOIRES

Re — —— —— nn — V IV ll Il I III Il I Pleurobranchies ....... (Ù il Il I 0 0 0 0 Arthrobranchies....... l 2 2 2 2 2 0 0 HDIDOdIIES Eee. 2 0 (] 0 ( 0 1 (l ll

Les pattes antérieures sont allongées, assez grèles, faiblement poilues, sauf à l'extrémité des doigts, et ornées de lignes rugueuses transversales courbes et très peu saillantes. Le méropodite est aussi long que la pince el aussi long que la carapace, depuis le bord postérieur jusqu'au milieu du rostre ; comme la pince, il se dilate un peu en avant et, comme elle aussi, S'infléchit légèrement en dehors. Les doigts sont beaucoup plus courts que la portion palmaire ; ils sont nettement denticulés et en contact sur toute la longueur de leur bord interne.

Les pattes des trois paires suivantes présentent les mêmes ornements que les précédentes, avec des poils plus longs et plus nombreux sur la face antérieure; l'extrémité de leur doigt dépasse un peu la base des pinces, et les postérieures sont un peu plus longues que les antérieures. Elles sont grèles, et se font remarquer par la forme de leur doigt qui se recourbe fortement en griffe et qui présente deux ou trois denticules sur son bord inférieur.

L'abdomen est lisse et muni d’une crêle transversale peu saillante

sur la face dorsale de ses trois premiers articles. Hagrrar, Variarioxs. — Talisman, 1883 : 12 juillet, n° 85, 830 mètres ; au large

du cap Barbas, sur la côte du Soudan : lat. N. 22°52”, long. O. 19°43". Sable vasard vert.

Cinq spécimens, un mâle et quatre femelles. Trois de ces femelles sont munies d'œufs (une dizaine au maximum); chez lune d'elles, on observe même sous l'abdomen des jeunes qui viennent d'éclore et qui sont à peu près complètement semblables à l'adulte.

Tous ces individus mâles et femelles sontidentiques et à peu près de même taille ; tous aussi se font remarquer par une teinte délicate d'un blanc bleuâtre qui tend à devenir violacée sur les pinces.

Voici les dimensions de la femelle qui nous a servi de type :

Longueur du corps, du rostre au telson................ 23 millim. — du céphalothorax, y compris le rostre...... . 140,5 — Largeur du céphalothorax en avant... 1.000 6 — - — EN ALTIÈTE ee eee ee 8 — Longueur des pédoncules oculaires.................... 1,8 — Largeur — EP ce oder e uote 1,5 —

Longueur du rostre

— dela paîte antérieure droite...

— du méropodite de cette patte... ...... 9,2 — AU, CAPE: MR PT EE TE CE ER CPL 3,3 î

— de la DCe: see conte toner 6 — — destdoigts ne mere -Cooeecrrere — Targeur maximum dela pince” "PEER CNE EUR 2 — Longueur de la première patte droite...,.............. 18,2 —

13 juillet, n° 87, 1013-1113 mètres; bane d'Arguin : lat. N. 23°3", long. O. 1953". Sable vasard.

Un spécimen femelle avec une vingtaine de gros œufs.

Areinirés. — Par la forte courbure du rostre, par la grande dimension de la surface cornéenne et par l'aspect général tout entier, cette espèce se rapproche surtout de la Wunidopsis curvirostra Whiteave, des Antilles. Mais ses yeux sont bien plus globuleux, son rostre est beaucoup plus court, ses pattes antérieures sont plus grèles et plus allongées, ses fouets antennaires sont moins longs, les doigts des pattes ambulatoires ne présentent pas de nombreux denticules, enfin on n’observe pas les épines et les spinules assez nombreuses qui caractérisent la M. curvrr'ostr«.

CoLorarTion. — Nous rapportons à cette espèce un exemplaire dont la teinte générale du corps et des appendices était le rouge orangé plus ou moins fort. La partie prégastrique du test était d’un blanc bleuâtre, la partie cornéenne des yeux d’un rouge orangé vif.

GALATHEIDÆ, 319

Munidopsis abyssorum, Ebw. et Bouv.

PI. XXX, fig. 16-20.

1897. Munidopsis abyssorum, À. Milne-Edwards et E.-L. Bouvier, Bull. du Mus.,

La carapace est à peu près aussi large en avant qu'en arrière etun peu

plus dilatée latéralement dans sa région médiane. Les aires gastrique et cardiaque sont parfaitement limitées; cette dernière est divisée en

deux parties, dont la postérieure est saillante, triangulaire et ornée de

saillies transversales, courtes, assez élevées, plus'ou moins granuleuses

ou denticulées. Les mêmes saillies se rencontrent sur toutes les autres

parties de la carapace, sauf dans les larges sillons qui les sé la partie antérieure de la région

parent; sur gastrique, on en rencontre deux qui sont symétriques, plus grandes que les autres et qui, sur les grands spécimens, se terminent l'une et l’autre par une épine. Il y a également une épine sur chaque angle antéro-latéral et, un peu en arrière, à l'angle antéro-latéral du lobe branchial antérieur. Au reste, les bords latéraux de la face dorsale de la carapace sont légèrement denticulés et doivent cet aspect aux saillies dorsales qui les avoisinent. Le rostre est muni d'une carène saillante qui se prolonge jusqu'au niveau des deux fortes saillies gastriques antérieures: il est légèrement denticulé sur les bords, fortement infléchi vers le haut et, quoique brisé dans les deux spécimens que nous possédons, paraît être à peu près aussi long que les deux tiers de la longueur de la carapace.

Les pédoncules oculaires sont libres et très élargis à la base ; ils restent mobiles et l’arceau qui les porte est encore indépendant ; leur surface cornéenne es{ très réduite et ils présentent en dedans et en avant une saillie spiniforme qui dépasse un peu la cornée.

Les pédoncules antennulaires sont munis en avant et en dehors, sur leur article basilaire, d’une épine assez forte, mais qui n’atteint pas le milieu de l’article suivant; le même article basilaire est également muni en avant de deux courtes saillies subaiguës, l’une en dedans, l’autre en dehors. Les soies antennulaires présentent des barbules raides, et le

fouet terminal inférieur se compose de trois articles.

Les pédoncules antennaires sont à peu près inermes ; leur fouet terminal, muni de quelques soies, atteint à peu près la longueur du corps, non compris le rostre.

Les pattes-mächoires postérieures sont assez grèles ; leur méropodite est orné en avant et en dehors d’une saillie aiguë; en dedans il est muni de quatre saillies également aiguës, mais peu développées.

Les pattes antérieures présentent à leur base un épipodite; elles sont ornées de quelques saillies très faibles, sauf sur le bord antérieur du méropodite et du carpe, où l’on voit trois épines assez fortes. Les doigts sont un peu plus longs que la portion palmaire et s’infléchissent légèrement vers le bord inférieur. Ils se croisent à leur extrémité distale et leurs denticules sont peu saillants.

Les pattes des trois paires suivantes sont dépourvues d’épipodites et ornées sur leurs bords de quelques soies et de très légères saillies. Les doigts sont un peu plus courts que le propodite, légèrement arqués et munis sur leur bord postérieur de huit ou neuf denticules peu saillants sur chacun desquels s'implante une soie.

L'abdomen est beaucoup plus étroit que la carapace, surtout dans le spécimen de petite taille; sa surface dorsale est un peu irrégulière, mais toujours complètement inerme. La nageoire caudale ne présente

rien de particulier.

Harirar. — Talisman, 1883 : 24 août, n° 134, 4060 mètres; Acores : lat. N. 42°19", long. 0. 2336". Vase blanche molle.

Deux spécimens, une femelle de petite taille et un male plus grand, mais en assez mauvais état.

Les dimensions de la femelle sont les suivantes :

,7 millim.

«dt © CE = © Q G Le] © = © © = © a — US

— de la carapace non compris le rostre......... Largeur de la carapace en avant du lobe branchial pos-

ténieurs rentes MANOIR RASE ANTON SPRICE SGUE Boneueusdelaipince rte TE PTE LE ee 3,1 —

Dans le spécimen mâle, la longueur de la carapace, abstraction faite du rostre, mesure environ 6 millimètres.

ArrinITÉs. — Cette espèce lient le milieu entre la M. Antonn À. M.-

GALATHEIDÆ. 321

Edw. et la Ï. Reynoldsi À. M.-Edw. Elle ressemble à la première par la forme générale de ses pédoncules oculaires et par l’épipodite de ses pattes antérieures, à la seconde par les ornements de la carapace et par la longueur du rostre et des appendices. Elle est toutefois beaucoup moins ornée que les deux espèces précédentes et ne présente pas, comme elles, de nombreuses épines sur les pattes; ses pédoncules oculaires sont plus larges, plus courts et ont une épine moins longue que ceux de la M. Antont; les sillons de sa carapace sont beaucoup plus larges que dans

la H. Reynoldsr.

Munidopsis Antonii, À. M.-Enw.

PI. IV, fig. 2 (en couleur). — PI. XXX, fig. 21-25. Galathodes Antonii, À. Milne-Edwards, 4/55.

1884. Galathodes Antonii, H. Filhol, La Nature, vol. XIT, p. 231, fig. 2. 85. Galathodes Antonii, H. Filhol, La Vie au fond des Mers, p. 133, fig. 42, et p. 135. 1886. Galathodes Antonii, Ed. Perrier, £xplorations sous-marines, p. 325, fig. 327, et p. 324.

1894. Galathodes Antonii, À. Milne-Edwards et E.-L. Bouvier, Ann. des Sc. nat., Zool., sér. 7,t. XVI, p. 198, 223, 225, 231, 275, fig. 5, p. 199, et fig. 26, p. 223.

1888. Munidopsis Antonii, J.-R. Henderson, Anomura, Challenger, Zoology, t. XXVII, p. 151, pl. XVII, fig. 1.

La carapace est très sensiblement plus large en arrière qu’en avant; elle est couverte de nombreuses granulations dont plusieurs (trois paires) se transforment en épines sur la région gastrique; ces granulations sont assez réduites sur les aires hépatiques et sur le lobe antérieur des aires branchiales; elles sont plus fortes sur l'aire cardiaque, puis s’allongent transversalement et deviennent plus saillantes sur la partie postérieure très développée des régions branchiales. Sur les granulations se trouvent des poils courts, raides et peu apparents. La suture cervicale est lisse et très accentuée, ainsi qu'un rameau qui en part pour délimiter un lobe antérieur dans les aires branchiales. Une profonde dépression transversale divise en deux l’aire cardiaque.

On observe de chaque côté quatre épines dont les plus antérieures sont les plus grandes ; une se trouve à l'angle latéro-antérieur ; la seconde et la troisième occupent le lobe branchial antérieur; la quatrième, très

(TALISMAN, — Crustacés.) 41

réduite, est parfois absente et s'élève en arrière du sillon qui sépare ce lobe. Le rostre est court, relevé vers le haut, presque lisse et fortement convexe du côté dorsal.

Les pédoncules oculaires sont très dilatés à la base et complètement soudés au segment qui les porte; ils se prolongent en avant et sur la face interne par une épine qui atteint presque leur propre longueur ; la surface cornéenne, arrondie et fort réduite, se trouve sur la face externe, à la base de cette épine.

Les pédoncules antennulaires se font remarquer par la longue épine qui se trouve en avant et en dessus sur le bord externe de l’article basilaire; l’article terminal est fort dilaté en avant et présente sur toute la moitié dorsale de son bord supérieur des poils abondants, longs et plumeux. Les fouets terminaux n’ont pas un grand nombre d’articles, surtout le fouet inférieur qui n’en a guère que quatre.

Les pédoncules antennaires sont assez forts, mais presque complètement inermes; on trouve pourtant une épine médiocre à l’angle antéroexterne de leur deuxième article. Le fouet terminal est long, nu, assez fort et composé de courts articles.

Les mandibules se font remarquer par l'articulation non terminale du dernier article de leur palpe, ainsi que par la présence d’un denticule très net sur leur bord tranchant, à une faible distance de l'extrémité antérieure. Les mâchoires postérieures ont l’exopodite tronqué en arrière, et les pattes-mâchoires antérieures présentent un épipodite extrêmement réduit; les pattes-mâchoires de la dernière paire sont armées de trois denticules aigus sur le bord interne de leur méropodite, et d’un prolongement plus ou moins spiniforme à l'extrémité antérieure du bord externe.

Outre l’épipodite des pattes-mâchoires antérieures et postérieures, on trouve un fouet épipodial sur les pattes de la première paire.

Les pattes sont ornées sur toute leur surface, sauf dans la région des doigts, de granulations semblables à celles de lacarapace, mais un peu plus réduites. Celles de la première paire sont courtes et médiocrement fortes ; celles des trois paires suivantes sont beaucoup plus longues et dépassent l'extrémité des pinces. Ces dernières se font remarquer par leurs doigts

plus longs que la portion palmaire et denticulés sur le bord interne,

GALATHEIDÆ. 323

par leur bord externe un peu concave en dehors, enfin par la présence d’une spinule sur le milieu du bord interne du propodite. On trouve du côté dorsal deux épines sur le bord antérieur du carpe et du méropodite, enfin on observe une série longitudinale de trois épines sur la face dorsale du carpe et de cinq sur celle du méropodite. Il y à également une série de cinq épines, dont l’une est terminale et antérieure, sur le bord dorsal du méropodite des pattes ambulatoires, ainsi que deux ou trois spinules très réduites sur Le bord supérieur de l’article suivant. Les doigts des mêmes pattes sont presque aussi longs que le propodite; ils sont régulièrement arqués, un peu tordus, arrondis sur leur face supérieure, mais presque plats sur les deux autres facettes ; celles-ci se rencontrent pour former un bord inerme en avant, et très brièvement denticulé dans les deux tiers postérieurs. La griffe terminale est acuminée.

L’abdomen présente quelques granules, et d'assez nombreuses ponctuations brièvement pilifères sur sa face dorsale ; les épimères des segments 1-5 sont arrondis sur les bords. On trouve successivement une carène et un sillon parallèles sur les segments 2, 3 et #, ainsi que deux saillies arrondies et inégales à la naissance des épimères des segments 2 à 5. Le sixième segment se fait remarquer par la présence de deux lobes arrondis et relevés en arrière, qui se trouvent de chaque côté du bord postérieur. La nageoire caudale ne présente rien de particulier.

Hasrrar, Variarions. — Talisman, 1883 : 24 août, n°133, 3975 mètres ; au nord des Açores : lat. N. 42°15", long. 0. 23°37". Vase blanche molle.

Deux spécimens d'assez belle taille, un mâle et une femelle; leurs dimensions sont les suivantes :

Mâle. Femelle.

Longueur du corps, du rostre au telson............. 59 millim. 83 millim. — du céphalothorax y compris le rostre..... 29 — LON— Largeur du céphalothorax en avant................ 1G — 22 — — == CT ARTIÈTE. 2 secs 19,5 — HO Longueur des pédoneules oculaires jusqu'à la pointe TEÉPINO RM EP eat eee cleihe ee 5,7 — 6,5 — Longueur du rostre à partir de l'angle antérieur de la base des pédoncules oculaires................... 6 — 145 — Longueur de la patte antérieure droite. ............ 43,5 — 54 — — du méropodite de cette patte............. 14 — 16,5 — OUI CAPE. eee - es evspe-ee cc 6,5 — 8,4 — — ITOMIAIDINCE M Ds ss sereine 13 — 22 —

— Miles doigts... .......4....4s.eessese ss: 11... — 13,4 —

Mûle. Femelle,

Largeur maximumide la pince... "© .t ere 5 millim. 7 millim. Longueur de la deuxième patte droite.............. 03,5 — 65 —

Dans l'exemplaire femelle, le rostre est beaucoup plus long que chez le mâle ; toutes les granulations, surtout celles de la carapace, tendent à devenir aiguës et l'on trouve même huit paires d'épines inégales sur la région gastrique, ainsi que quatre paires sur le lobe antérieur des régions branchiales (en comptant dans ce nombre les épines marginales déjà décrites chez le mâle). Lépine que l’on observe de chaque côté sur les régions branchiales, en arrière de ce lobe, est très grande. On trouve sur le sternum thoracique deux paires de fortes carènes transversales, au niveau des deux paires de pattes ambulatoires postérieures. Ce spécimen porte une soixantaine de très gros œufs qui renferment des embryons assez avancés.

24 août, n° 134, 4010 mètres ; au N.-E. des Açores : lat. N. 42°19’, long. O. 23°36". Vase molle blanche.

Un mäle et deux femelles à peu près de même taille que les deux individus précédents.

Le rostre du mâle est brisé; on voit seulement deux épines sur la région gastrique, et deux de chaque côté, sur les bords latéraux de la carapace, l'une à l'angle antéro-externe, l’autre à l'extrémité antérieure du petit lobe branchial. Le rameau postérieur des fausses pattes abdominales est beaucoup plus distinct que dans le spécimen mâle précédent et le rameau principal, dans les fausses pattes de la troisième paire, s’élargit en spatule tronquée.

Le spécimen femelle ne diffère pas beaucoup de celui décrit plus haut la plupart des granulations de la carapace sont fortes el aiguës, mais les épines de la région gastrique ne forment que deux paires principales, et l'on ne trouve sur les bords que les deux épines qui viennent d’être signalées dans le mâle précédent. Dans une femelle, se trouvent seize œufs un peu plus petits que les précédents ; la ponte ne devait pas encore être terminée, car on n'observe aucune trace d'embryon dans ces œufs ; dans l’autre femelle, il y a 50 à 60 œufs avec de jeunes embryons.

D’après l'étude des spécimens précédents, il semble que les mâles de petite taille, mais adultes cependant, ressemblent à la femelle par la longueur du rostre et par la disparition ou l’atténuation plus ou moins marquée de l’épine qu’on observe sur le bord interne du propodite des pinces; la femelle se distingue d’ailleurs par les carènes transversales plus ou moins saillantes du sternum thoracique. Les variations dans le nombre des épines de la carapace ont été suffisamment indiquées plus haut et paraissent irrégulières. Les individus recueillis à Valparaiso et au sud-ouest de l'Australie par le « Challenger » n’ont que deux épines latérales, mais, comme ce sont des femelles, leurs épines gastriques sont assez nombreuses.

GALATHEIDÆ. 325

DisrrIBUTION. — Cetle espèce à une très vaste distribution géographique, ayant été trouvée en Australie, au large de Valparaiso, et dans les eaux des Açores; on ne la connait pas aujourd'hui à moins de 2400 mètres de profondeur, et elle peut descendre jusqu’à 4010 mètres.

CocorarTion. — Toutes les parties du corps sont d'un ton laiteux fortement teinté de violet. La couleur de la région cornéenne des yeux est l’orangé vif.

Munidopsis media, Ebw. et Bouv.

PI XXX, fie. 25:

1894. Munidopsis media, À. M.-Edwards et E.-L. Bouvier, Ann. des Sc. nat., Zool., sér./7,t. XVI, p.219, 329.

La carapace est fortement granuleuse, à peine plus large en avant qu'en arrière et fortement dilatée dans la partie antérieure de la région gastrique. Tous les sillons qui la divisent en lobes sont nettement indiqués, y compris ceux qui limitent en arrière la région cardiaque ; on distingue même, sur la région gastrique, deux dépressions aiguës, lisses et peu profondes, qui déterminent un lobe gastrique moyen assez caractérisé. On trouve de chaque côté une légère saillie aiguë à l'angle latéro-antérieur de la carapace et une spinule réduite un peu plus en arrière, à l’extrémité antérieure des aires branchiales. Il existe deux épines symétriques sur la partie antérieure la plus saillante de la région gastrique et, entre ces épines, une saillie assez forte contre laquelle vient se terminer la carène dorsale du rostre. Ce dernier est large, assez court, sensiblement infléchi vers le bas, et finement denticulé en scie sur les bords. En dehors des yeux, le bord frontal forme une saillie qui délimite très exactement un espace orbitaire; enfin, sur le bourrelet qui forme la limite postérieure de la carapace, se voient deux petites épines situées, l’une à droite, l’autre à gauche de la ligne médiane.

Les pédoneules oculaires sont courts et occupés presque tout entiers par leur face cornéenne qui présente d’ailleurs, du côté dorsal et en avant, une étroite échancrure légèrement saillante.

L'article basilaire des antennules est terminé en avant par deux épines

qui prennent naissance au niveau du bord antérieur des pédoneules oculaires. Les pédoncules antennaires, qui existent seuls dans notre individu, se font remarquer par la présence d’une épine sur le bord externe de leurs deux premiers articles.

Les mandibules sont dépourvues de dents sur leur bord interne ; l’exopodite des mâchoires postérieures est tronqué et légèrement échancré en arrière; l’épipodite des pattes-mâächoires antérieures paraît assez développé et subtriangulaire; les pattes-mâchoires de la dernière paire, enfin, ont un épipodite médiocre, des saillies aiguës aux trois angles antérieurs de l’ischiopodite, deux fortes épines et deux autres plus antérieures et plus petites sur le bord interne du méropodite, avec deux denticules aigus sur le bord externe du même article.

Les branchies sont normales; il n’y a pas d’épipodite à la base des autres appendices.

Les pattes antérieures sont grêles et assez longues. Leur méropodite présente de nombreux granules aigus, et quelques spinules sur son bord antérieur; sur le carpe se voient également une forte épine interne ainsi que deux rangées régulières de spinules. La pince est peu épaisse et acquiert son maximum de largeur au niveau des doigts ; elle est ornée d’une série de denticules près du bord interne du propodite. Les doigts sont plus courts que la portion palmaire ; leurs bords internes sont denticulés et en contact sur toute leur étendue.

Les doigts sont grèles, assez allongés, granuleux sur leur face postérieure et armés d’une rangée de denticules aigus sur le bord supérieur ; ils sont plus courts que le propodite et se terminent par une griffe aiguë et arquée ; ils sont d’ailleurs à peu près complètement inermes.

Sur la face dorsale des segments 2,3 et 4 de l'abdomen se voient une ou deux carènes transversales saillantes; la carène antérieure du segment 5 est armée d’une épine, et la carène du segment précédent de deux. L'abdomen est à peu près complètement lisse en dehors de ces

saillies.

Harrrar. — Travailleur, A882 : 13 juillet, n° 11,717 mètres ; nord de l'Espagne: lat. N. 441, long. O. 9°30". Vase à Globigérines. Un spécimen mâle dont toutes les pattes étaient détachées du corps :

GALATHEIDÆ. 327

Longueur du corps, du rostre au telson.........:.,..... 9 millim. — du céphalothorax y compris le rostre......... AT — Largeur du céphalothorax en avant.................... OS PMONAUCUATIUMOSITEN CR ER MR 1,5 — de la patte antérieure droite..,.............. 7,8 — — du méropodite de cette patte................. 3,2 — — CUICADDE Re RE 1,4 — — de la pince............... 2... 32 — arseurmoyenne dela pince... .... Il =

Talisman, 1883 : 9 juillet, n° 72, SS2 mètres; Soudan : lat. N. 25939, long. O. 28°22".

Un individu mäle dont la carapace, ÿ compris le rostre, mesure 11 millimètres de longueur.

8 juillet, n° 71, 640 mètres; mêmes parages.

Un mâle à peu près de même laille que le précédent, et présentant comme lui des pinces très fortes.

AFFINITÉS. — Par sa forme générale et par la nature de ses ornements, la A1. media peut être considérée comme une espèce intermédiaire entre l'Orophorhynchus Marionis À. M.-Edwards et la W. serratifrons À. M.- Edwards. Le nombre réduit des épipodites, la présence d’épines assez nombreuses et la longueur relativement grande des pattes antérieures permettent de distinguer aisémentla 1. media dela première de ces espèces. Elle a, par contre, les affinités les plus étroites avec la A. serrahifrons; mais elle est dépourvue d’épines cardiaques, ses épines abdominales sont beaucoup moins nombreuses, de même que celles qui ornent les bords latéraux de la carapace; enfin ses pattes sont beaucoup moins épineuses

et son rostre n’est pas relevé vers le haut.

Munidopsis aculeata, Epw. et Bouv.

PI. XXXI, fig. 1-4.

1894. Munidopsis aculeata, À. Milne-Edwards et E.-L. Bouvier, Ann. des Se. nat., Zoo!., sér. 1,t, XVI, p. 210.

La carapace est un peu dilatée au milieu et à peu près de même largeur en arrière qu'en avant; tous ses sillons sont très accentués, sauf ceux qui limitent en arrière la région cardiaque ; on trouve, sur la région gastrique, deux sillons beaucoup plus faibles qui séparent, dans la

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