PATTES THORACIQUES. PATTES-MACHOIRES
PRET TT — V IV II Il I III Il I Pleurobranechies. ...... Î Î | l 0 0 0 0 Arthrobranchies, ...... Ô 2 2 2 2 2 0 ( Épipodites et podobran- CHIES ES ee eRee caen 0 O0 Ep+1 Ep+1 Ep+1 Ep+1 Ep+1 Ep
La podobranchie de la 3° patte est réduite à un bourgeon qui fait défaut chez les spécimens de petite taille; le bourgeon branchial, d’ailleurs très rudimentaire, qu’on observe sur la 2° patte-machoire, manque également chez les mêmes individus. Les éléments branchiaux sont groupés par quatre en rangées transversales, les éléments externes sont lamelleux et peu saillants, ceux des deux rangées internes sont allongés en filaments un peu aplatis. Les éléments externes sont à peine apparents dans la plupart des podobranchies, qui sont d'ailleurs plutôt réduites.
Les paltes antérieures sont assez allongées et se terminent par des pinces à bord externe légèrement infléchi vers le bas; les doigts sont presque tout entiers nus et lisses ; ils atteignent presque la longueur du propodite, présentent un hialus à leur base et sont armés de dents rudimentaires.
Les deux paires de pattes suivantes sont grandes, subeylindriques, et assez grèles ; le propodite est aussi long que le méropodite et un peu plus long que les doigts, surtout dans les individus de grande taille. Leurs doigts sont beaucoup plus allongés que ceux de la 2. ovata; ils sont arqués en faucille et présentent sur leur bord inférieur une rangée de soies raides et cornées.
Les pattes des deux dernières paires se font remarquer par l’épine qui remplace leur doigt immobile : cette épine, à son extrémité, forme pince avec le doigt mobile et se croise avec lui. L’abdomen présente le même revêtement que les autres parties du corps; son dernier segment est triangulaire et très allongé. Les sillons sternaux du thorax de la femelle
s'avancent presque jusqu'au niveau des orifices sexuels, et sont peu
accentués.
Ilaprrar, Variations. — Travailleur, 1880 : 24 juillet, n°9, 1190 mètres ; golfe
de Gascogne : lat. N. 4336", long. O. 6°22". Vase. Spécimen type: mâle de grande taille dont les dimensions sont les suivantes :
du « ee » du« a »
Monsueur de la carapace." "eee cre ce 9 millim. 6,25 millim. Largeur maximum dela CATAPACE Free rer 6,5 — 100 Longueur de la patte antérieure ALOIC REP ET EC 16,5 — 9 — — de la pince de cette patte..." 6,75 — ï — = des doigts de lafpinces re ce 3,25 — 2 — = de la patte ambulatoire antérieure gauche. 23,2 — 105 — — du propodite decettepalten tre" """"rerr 65 — 2,75 — — du'doigt TR rc ere 45 — 2,25 —
Talisman, 1883 : 8 juillet, n° 62, 782 mètres; au large du cap Bojador: lat. N. 26°20, long. O. 17°13". Sable, coquilles, coraux.
Un exemplaire mâle de faible taille.
9 juillet, n° 70, cap Bojador, 698 mètres.
Trois spécimens : deux femelles dont les appendices abdominaux sont bien développés et un mâle dont on peut voir les dimensions dans la seconde colonne du tableau précédent. Les spinules du corps sont très accentuées dans ces trois individus et les pattes sont sensiblement plus courtes que celles du spécimen
type.
7 juillet, n° 72, 882 mètres ; au large du Soudan : lat. N. 25°39/, long. O. 18°22’. Sable, coraux, coquilles.
Une femelle de grande taille, très spinuleuse, à épine extra-orbitaire réduite. Cet exemplaire porte de gros œufs qui ont environ 1 millimètre de diamètre.
Arrinités. — La /). ovata À. Milne-Edwards, du « Blake », se distingue de l'espèce précédente par sa carapace peu poilue et dépourvue de granules sur le dos, par son rostre bien plus développé et par ses pédoncules oculaires qui sont dépourvus de saillies. Elle est plus voisine des Homaridés que la 2). Mahyeuxi, car ses éléments branchiaux sont groupés en six ou huit rangées ; elle présente un épipodite et une branchie rudimentaire à la base des pattes de la 4 paire, une petite arthrobranchie et une podobranchie à la base des pattes-mâchoires intermédiaires. Elle est d’ailleurs beaucoup plus grande que la /. Mahyeuxi et, à ce point de vue comme à beaucoup d’autres, ressemble davantage à la Dicranodromia Baffini Ale. et And.
La D). Déderleini Orimann, qui habite les mers du Japon par 150 brasses, est beaucoup plus voisine de la 9. Mahyeuxi; elle s’en distingue pourlant par les dents latérales très obtuses de son rostre, par sa carapace dépourvue de sillon apparent, par ses pattes plus courtes, par la présence
de soies rares, mais longues, sur les appendices, enfin par la disparition
presque complète des spinules ou des granulations qui abondent sur toutes les parties du corps dans la 2. Wahyeuri.
DisrriBuriox. — La D. Mahyeuri parait localisée dans l'Atlantique oriental où elle représente la 2. ovata; elle habite des fonds compris entre 400 mètres et 1 200 mètres.