‹ Crustacés décapodes (Sergestides) provenant des campagnes des yachts Hirondelle et Princesse-AliceChapitre 15 sur 77 · Sergestes mollis Smith · texte numérisé non relu

Sergestes mollis Smith

1881. ? Sergestes japonicus, SPENCE BATE (1681), p. 194. 1884. — mollis, S. J. Smirx (1884), p. 410.

1886. — — S.J. Surru (1886), p. 697; pl. xx, fig. 3, 32, 4, 5. 1888. — japonicus, Sp. BATE (16868), p. 387, pl. Lxx, fig. 1-2. 1903. —- — H.J7. Hansen (19032), p. 57.

mollis, O. Sunp (1920), p. 20, fig. 34.

Campagne de 1894: Stn. 443 (11 juillet), profondeur 3745". A la hauteur de Rabat (Maroc). Chalut. Un mâle.

Campagne de 1896 : Stn. 663 (27 juin), profondeur 1732". Açores. Chalut. Un mâle.

Campagne de 1903 : Stn. 1583 (15 septembre), profondeur 1490". Presque au sud de Brest. Chalut. Une femelle.

Campagne de 1904 : Stn. 1953 (10 août), profondeur 4288". Nord des Acores. Chalut. Un mâle. — Stn. 1849 (8 sept.), profondeur 0-3000". Sud-ouest des Açores. Filet Richard à grande ouverture. Une femelle.

Campagne de 1905 : Stn. 2052 (1° août), profondeur o-4000". Sud-ouest de Madère, nord-ouest des Canaries. Filet Richard à grande ouverture. Une femelle.

Campagne de 1910 : Stn. 3024 (1° septembre), profondeur 0-4900". Nord-ouest du cap Saint-Vincent. Filet Bourée en vitesse. Un mâle. — Stn. 3028 (4 septembre), profondeur 0-5100%. Nord du Banc Gorringe. Filet Bourée en vitesse. Un mâle. — Stn. 3030 (5 septembre), profondeur 0-4750". Nord du Banc Gorringe. Filet Bourée en vitesse. Un mâle, une femelle. — Stn. 3033 (6 septembre), profondeur 0-5000". Nord du Banc Gorringe. Filet Bourée en vitesse. Quatre femelles. — Stn. 3036 (7 septembre), profondeur 0-4740". Sud-ouest du cap Saint-Vincent. Filet Bourée en vitesse. Quatre femelles. — Stn. 3039 (8 septembre), profondeur 0-3660". Sud du cap Saint-Vincent. Filet Bourée en vitesse. Un mâle, une femelle.

Campagne de 1911 : Stn. 3078 (27 juillet), profondeur 0-2000". Ouest du Maroc

sépténtrional. Filet Boutée en vitesse. Un mâle immature. — Stn. 3082 (28 juillet), profondeur 0-4000". A moitié route environ entre Madère èt Tanger. Filet Bourée én vitesse. Une femelle. — Stn. 3086 (29 juillet), profondeur o-4300". À moitié route environ entre Madère et Tanger. Filet Bourée en vitesse. Un mâle, deux femelles. — Stn. 3103 (6 août), profondeur 0-3600". Nord-ouest de Ténériffe. Filet Bourée en vitésse. Une femelle. Stn. 3191 (16 août), profondeur o-3560". À moitié route entre Madère ét les Acores. Filet Bourée en vitesse. Un adulte et un mâle immature, une femelle.

Campagne de 1912 : Stn. 3190 (27 juillet), profondeur 6-3600". A mi-route entre le Banc Gorringe et Madère. Filet Bourée en vitesse. Une femelle. — Stn. 3279 (23 août), profondeur o-3000". De l’ouest au sud-ouest de Flores. Filet Bourée en vitesse. Un mâle, une femelle. — Stn. 3318 (2 septembre), profondeur 06-4500". Golfe de Gascogne. Filet Bourée en vitesse. Une femelle.

Campagne de 1913 : Stn. 3414 (10 août), profondeur o-4000". Près de la fosse Sigsbee, sud-ouest du Grand banc de Terre-Neuve. Filet Bourée en vitesse. Un mâle. Cinq femelles. — Stn. 3452 (28 août), profondeur 0-2500". Sud-est dé la Nouvelle-Écosse. Filet Bourée en vitesse. Trois femelles, l’une parmi les plus grands spécimens connus. Trois spécimens immatures. — Stn. 3526 (29 septembre), profondeur 0-2000".Assez loin à l’ouest des Açores. Filet Richard à grande ouverture. Une très petite femelle.

Campagne de 1914 : Stn. 3602 (28 juillet), profondeur o-2100". Du nord-est à l’est des Acores. Filet Bourée en vitesse. Un mâle immature.

A. Spécimens adultes.

(PL. 1v, fig. 3a-3»)

Le tégument de cette assez grande espèce est tout à fait membraneux, et les appendices eux-mêmes sont d’une chitine peu consistante. La carapace est faiblement comprimée ; le sillon gastro- hépatique est profond en dessus et sur les côtés, tandis que le sillon cervical est preéqué où même totalement absent. Le rostré est bas et court (fig. 3°), sa pointe est moussé, et la plus grañde partie distale de Son bord supérieur, vu de côté, fait un angle obtus très marqué (fig. 3°) ou assez faible, avec l'extrémité frontale. Les épines supraorbitales ét hépatiques font défaut.

Les yeux sont très petits (fig. 3*), plus larges que longs Vus d'en dessus 'et figurant un peu plus d’un demi-cércle, aussi large, ou légèrément plus large que la pañtie distale des pédonculés. L'article terminal du pédoncule est très grêle, trois fois aussi long que large environ, entre trois ou quatre fois aussi long que l'œil, avec les bords latéraux subparallèlés ou très légèrement convergents vers la base; aücuné protubérance près du bord supéro-interne de la cornée.

Antennules caractéristiques. Le premier article est très large, seulement un peu plus dé deux fois aussi long que large ; la dent habituelle avarit le milieu du bord

dt cu externe est obtuse, ét au delà ; le bord est nettement convexe ; les deux autres articles pédonculaires plus épais que dans les formes précédentes, moins épais cependant que dans aucune des espèces suivantes de cette tribu, et le bord externe de ces deux articles réunis égalant seulement, environ, le bord externe du premier article. Chez la femelle (fig. 3°) le troisième article est un peu plus court que le bord . interne, mais un peu plus long que le bord externe du second article, ce troisième article est aussi nettement plus grêle que le second, et s’atténue un peu de la base à l'extrémité ; chez le mâle, le troisième article, vu d’en haut, est un peu plus court, nettement plus large et moins atténué que chez la femelle ; vu de côté, le troisième article est plus épais, avec son bord supérieur plus convexe que dans l’autre sexe. Chez la femelle, le flagelle inférieur est un peu, ou très légèrement, plus court que le troisième article pédonculaire, avec un nombre modéré d'articles, difficiles à compter. Chez le mâle, le flagelle inférieur est beaucoup plus long que l’article antennulaire distal, le pédoncule 3-articulé est assez grêle (fig. 3°) avec son premier article presque trois fois aussi long que le second ; le processus du troisième article est environ égal au pédoncule, assez grêle, faiblement atténué, avec quelques soïes sur le bord inférieur ; son épine terminale environ 2 fois aussi longue que le processus assez fortement courbé et atteignant presque l’extrémité du cinquième article; quatrième article long, presque plus long que le pédoncule et le processus réunis, la courbure usuelle du bord supérieur est située considérablement derrière le milieu, la moitié proximale porte de rares épines et soies, de plus, l’article est modérément grêle, sauf au voisinage du processus ; la partie grêle du flagelle est beaucoup plus longue que les quatre articles proximaux réunis, et compte 10 articles environ. L'écaille antennaire est très large, environ trois fois aussi longue que large, considérablement atténuée cependant vers son extrémité ; le bord externe est presque droit sauf près de la base, le bord terminal faiblement convexe et l’épine marginale absente ; l’écaille atteint à peine le milieu du troisième article antennulaire.

Troisièmes maxillipèdes quelque peu plus courts que la troisième paire de pattes, mais leurs quatre articles proximaux plus larges que sur ces dernières. Propodite (fig. 3% 3-segmenté, le premier segment un peu plus long que le troisième, qui est le double du second. Dactyle très grêle, 8-segmenté, le premier. segment seulement un peu plus court que la somme des deux suivants, les six süivants subégaux, le terminal plus court ; les soies ou, si l’on veut, les épines (fig. 3°) de leur angle inférieur distal beaucoup plus courtes qu’en aucune autre espèce.

Les trois paires antérieures de pattes ont leur propodite segmenté. L’ischion des première et seconde paires sans protubérances. Pinces semblables sur les deux paires ; les doigts grêles, assez longs, égaux, sans aucune série de longues soies plumeuses. Quatrièmes pattes un peu plus de moitié aussi longues que celles de la troisième paire, atteignant la base de l’écaille antennaire lorsqu'elles sont étendues en avant. Cinquième paire environ moitié de la quatrième, très étroite ; méropodite

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presque plus court que l’ischion et un peu plus long que le carpe, lui-même quelque peu plus long que le propodite ; les deux articles distaux avec de nombreuses soies le long de leurs deux bords.

Exopodite des uropodes (fig. 3€) 4.5 fois aussi long que large, avec la partie glabre du bord externe 3.5 fois aussi longue que la partie ciliée, qui par suite est exceptionnellement courte ; dent marginale petite. Telson (fig. 3!) avec une paire d’épines à l'extrémité des bords latéraux, légèrement concaves distalement: derrière ces épines, les bords convergent fortement, mais la pointe elle-même se prolonge en un processus spiniforme ; de plus le telson montre distalement, sur sa surface dorsale, deux paires d’épines, la paire distale beaucoup plus rapprochée du bord latéral que la paire proximale.

Les branchies au-dessus du troisième maxillipède et de la première à la troisième paire de pattes sont exceptionnellement petites, en proportion de la taille de l'espèce, et par comparaison avec les autres formes ; elles sont basses (courtes), et de plus assez étroites, de sorte que, avec leurs branches in situ, elles se touchent à peine, ou pas du tout, à l'extrémité supérieure des branchies. Au-dessus de la troisième paire 1l y a seulement une branchie et une lamelle branchiale, comme au-dessus de la seconde, mais ces lamelles sont assez grandes. La première branchie au-dessus de la quatrième patte est quelque peu ou beaucoup plus courte et étroite que les précédentes ; la seconde branchie est tout à fait petite, moitié ou moins de moitié de la première, étroite, avec très peu de branches. (S. J. Smith (1886) donne dans sa fig. 5, pl. xx une bonne figure des branchies de cette espèce).

Le petasma (fig. 3-3") appartient au type qui est général dans ce groupe d'espèces. La partie externe est bien développée ; sa lame /lam) est assez longue, aussi longue que le processus unciné (pu), avec la partie proximale de son bord externe, et au delà, rectiligne ; postérieurement, elle est très peu saillante avec l'extrémité aiguë ; le processus unciné est assez robüste, légèrement courbe, avec l'incision subterminale plus profonde que large. Le processus basal /pb) est large, de longueur moyenne, avec l'extrémité obtuse. La portion indivise de la partie médiane est assez longue et grêle. Le processus ventral /p») assez long, modérément grêle et atténué, est un peu épaissi à l'extrémité, où une petite protubérance subterminale fait saillie sur la face interne. Le lobe armé {/a), de longueur moyenne, est considérablement plus court que le processus ventral, assez épais à la base, et s'atténue jusqu'à son extrémité étroite, obtuse, que termine un crochet; sur la face postérieure il montre distalement quelques rares crochets, tandis que sur la face antérieure (fig. 3!) une série de nombreux crochets court plus ou moins près du bord interne de la base à l'extrémité distale, et même un peu en arrière sur le tronc de la partie médiane ; tous les crochets distaux sont petits, les autres plus grands. Le lobe connectif (lc) est très long, beaucoup plus long que le processus ventral, assez épais à la base et atténué à son extrémité largement obtuse; il est un peu courbe ou sinué, dirigé en avant dans l’ensemble, mais avec sa moitié

Li 90 de proximale un peu en dedans; sur la face postérieure surtout on trouve un nombre considérable de crochets, les proximaux de taille modérée, les distaux très ou extrêmement petits, mais on trouve aussi sur la face antérieure (fig. 3) plusieurs crochets, soit à l'extrémité, soit près de la base, soit en ligne le long du bord interne. Le lobe terminal {/t}, naissant à la partie interne basale du lobe connectif, est très court et épais, avec un petit nombre de minuscules crochets à l'extrémité, et quelques rares crochets plus grands sur la face antérieure. Le lobe inerme {/i) est environ moitié aussi long que le lobe connectif, grêle, conique, avec l'extrémité obtuse et sans crochets. La partie adhésive est bien développée, croissant considérablement en largeur jusqu’à son bord interne, assez long.

L'aire génitale femelle (fig. 3") est caractéristique. L’opercule est singulièrement long, couvrant presque la moitié de l'aire entière, et son bord postérieur est assez convexe. Derrière l’opercule, une aire assez courte et saillante, divisée en deux partie par une dépression médiane ; derrière encore, on trouve une autre aire très large, un peu surélevée, deux fois aussi longue que la précédente, ou plus ; la partie antérieure de cette large surface constitue une crête entre les processus des coxa; cette crête est un peu anguleuse, plus basse et plus étroite en son milieu, limitée postérieurement par une dépression, ou aussi par une paire de dépressions formant un angle très obtus. Les coxa de la troisième paire fc) ont leur angle postéro-interne saillant sous forme d’un processus aussi long que large ou même plus long, courbe, avec l'extrémité largement arrondie ; le bord interne du coxa, avant ce processus, sans aucune autre saillie, mais assez incurvé avant le milieu. La duplicature lamellaire de l'articulation /m) est bien développée.

Rien n’est connu touchant la coloration.

Longueur de la plus grande femelle (Stn. 3452) 69"* ; celle d’un mâle de belle taille 48% ; Sund note une femelle de 79°" et un mâle de 58"; la plus grande partie des femelles adultes est comprise entre 50 et 60", les mâles notablement plus petits. Chez un mâle de 48%", le troisième maxillipède a 26%", la première patte 18.5", [a seconde 25.5", la troisième 29.5"%, la quatrième 16", la cinquième 8.8"", Chez une femelle de 58", la troisième patte a 35", la quatrième 20.7", la cinquième r0"%,(Troisième maxillipède absent). |

B. Spécimens immatures.

De grands spécimens immatures ont environ 40%"; le plus petit examiné (Stn. 3526) mesure 21", c'est un très jeune mâle, avec un minuscule rudiment de petasma. Le spécimen a des yeux noirs et ne montre aucune différence essentielle avec les adultes, sauf en ce que l’exopodite des uropodes paraît être légèrement plus étroit ; le tégument de la carapace et de l'abdomen est tout à fait membraneux.

Il convient de noter que le Mastigopus est inconnu, et la mollesse du tégument permet peut-être d'expliquer qu’il n’a été trouvé dans le contenu d’aucun filet; bien que l'espèce soit assez commune.

PEAR SANTE

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