FUI
par ailleurs il est difficile de trouver aucun caractère différentiel commode entre les deux espèces, sauf dans le petasma et l'aire génitale femelle. Chez S. Gardinerti, cette aire n’a pas été décrite, de sorte qu'il peut être utile de‘mentionner ici qu'elle diffère de celle de S. crassus en ce que la paire dé crêtes longitudinales est abrégée en arrière, et que le sillon transverse postérieur est presque divisé par une impression médiane. |
Le petasma, chez S. Gardineri, diffère de celui de S. crassus surtout par trois points : le processus ventral est très courbé, et armé de plusieurs crochets à l'extrémité, ces crochets manquant chez S. crassus ; le lobe armé a un bon nombre de crochets le long du bord interne tout entier, alors que chez S. crassus les deux cinquièmes distaux de ce bord n’ont pas de crochets, de plus le crochet gigantesque du bord externe chez S. crassus manque chez S. Gardineri; finalement, le lobe connectif” atteint au delà du processus ventral et porte, près de sa base, une branche externe égalant le tiers du lobe entier et bien pourvue de crochets, tandis que chez S. crassus cette branche est complètement absente, le lobe n'atteint pas l'extrémité du processus ventral et son armature de crochets est assez différente.
Les Mastigopus âgés de S. crassus sont beaucoup plus trapus que ceux de n'importe quelle autre espèce atlantique ; les épais pédoncules oculaires, les robustes pédoncules antennulaires, les larges pattes de la cinquième paire fournissent d'excellents caractères. Les stades jeunes ont également le céphalothorax visiblement plus large que dans les autres formes, et, par comparaison des figures données pour ces jeunes stades Mastigopus avec celles des autres espèces, on verra facilement de sensibles différences dans les ophtalmopodes, les pédoncules antennulaires, l’écaille antennaire et le telson.