‹ Crustacés décapodes (Sergestides) provenant des campagnes des yachts Hirondelle et Princesse-AliceChapitre 27 sur 77 · Sergestes robustus Smith · texte numérisé non relu

Sergestes robustus Smith

1882. Sergestes robustus, S. J. Smira {1882}, p. 97, pl. xvi, fig. 5-8b. (Adulte).

1884. — — S. J. Smira (1884), p. 416, pl. vin, fig. 3-6.

1886. — — S.J. Surrx (1686), p. 697, pl. xx, fig. 6.

1888. — dissimilis, Spence BATE (1888), p. 437. (Mastigopus).

1896. — mediterraneus, H. J. Hansen {1896), p. 954 (très jeune) ; p. 956. (Mastigopus). 1898. — robustus, T. ADENSAMER (1898), p. 626. 1903. — dissimilis, H. J. Hansen (1903), p. 70 (Mastigopus).

1903. — robustus, H.J. Hansen {1903b), p. 480, fig. 6-7. (Adulte).

1903. — inermis, H. J. HANsEN /1903c), p. 470, fig. 1-5. (Immature).

1905. — robustus, G. Riccio (1905), p.28; pl. 1, fig. 8-12. (Adulte).

1908. — — H.J. Hansen (1908), p. 83.

1910. — — Srancey Kemp (1910), p.25; pl. x, fig. 1-12.

1913. — — O. PEsrTA (1913), p. 64, fig. 1-5.

‘ Ainsi qu’il a été dit plus haut (p. 20), j’ai trouvé nécessaire d'introduire quelques modifications à ma première interprétation des lobes chez S. Gardineri. En 1910, j'avais interprété la courte branche externe du lobe connectif comme le lobe tout entier, et la plus longue partie comme un lobe terminal. En conséquence, le lobe terminal devenait un lobe inerme, mais ce dernier n'existe pas en réalité dans l’une et l’autre espèce.

1914. — — O. PEsTAa (1914), p.195; pl.1, fig. 1 ; texte fig. 5-8 et 15-21.

1018. — — O. PesrAa (1918), p. 53, fig. 14.

1920. — — O. Sun {1920}, p. 11, fig. 11-15.

Campagne de 1888 : Stn. 184 (14 juillet), profondeur 1850". Açores. Chalut. Un mâle immature.— Stn. 258 (10 septembre), profondeur 781". Environ à mi-route entre les Acores et l'Irlande. Filet à gouvernail. Un spécimen immature.

Campagne de 1894 : Stn. 434 (7 juillet), surface ; 22"15-23*. Ouest du Maroc septentrional. Chalut de surface. Un Mastigopus.

Campagne de 1805 : Stn. 568 (11 juillet), profondeur 550". Hauteur de S. Miguel. Chalut. Un spécimen immature. |

Campagne de 1896 : Stn. 684 (8 juillet), profondeur 1550". Açores. Chalut. Une femelle adulte. |

Campagne de 1897 : Stn. 909 (18 août), profondeur 1478". Nord des Açores. Chalut. Un mâle probablement adulte.

Campagne de 1901 : Stn. 1090 (18 février), profondeur 4800". Golfe de Gascogne. Chalut. Un mâle immature. |

Campagne de 1904 : Stn. 1834 (6 septembre), profondeur o-1000". Açores. Filet Richard à grande ouverture. Un Acanthosoma. — Stn. 1849 (8 septembre), profondeur o0-3000". Sud-ouest des Acçores. Filet Richard à grande ouverture. Une grande femelle. |

Campagne de 1905 : Stn. 2011 (21 juillet), profondeur o-1500". Nord-ouest de Majorque: Filet Richard à grande ouverture. Une très jeune femelle. — Stn. 2114 (14 août), profondeur 0-3000". Mer des Sargasses. Filet Richard à grande ouverture. Un spécimen immature. — Stn. 2194 (30 août), profondeur 0-2500". Nord-est de Terceira, Açores. Filet Richard à grande ouverture. Une femelle immature. — Stn. 2200 (20 septembre), profondeur o-1300". Est du cap Palos, Espagne. Filet Richard à grande ouverture. Une femelle adulte. — Stn. 2301 (22 septembre), profondeur 0-23795". Nord de Minorque. Filet Richard à grande ouverture. Deux spécimens immatures, mâle et femelle.

Campagne de 1908 : Stn. 2688 (10 juillet), profondeur o-2025". Nord de Minorque, à mi-route entre cette île et la France. Filet Richard à grande ouverture.

Une femelle de bonne taille. — Stn. 2699 (13 juillet), profondeur o-2170". Est du cap Palos, Espagne. Filet Richard à grande ouverture. Deux spécimens de taille moyenne et quatre petits. — Stn. 2704 (14 juillet), profondeur 0-1665". Sud-ouest

du cap Gata, Espagne. Filet Richard à grande ouverture. Une femelle assez jeune. Campagne de 1909 : Stn. 2826 (19 avril), profondeur o-850". Sud de Marseille. Filet Richard à grande ouverture. Six Mastigopus, un spécimen immature. — Stn. 2832 (21 avril), profondeur o-1000". Hauteur de Monaco. Filet Richard à grande ouverture. 4 Mastigopus.

Campagne de 1910 : Stn. 3001 (21 août), profondeur o-4900". Nord-ouest du cap Vilano, nord-ouest de l'Espagne. Filet Bourée en vitesse. Une femelle de belle

taille. — Stn. 3006 (23 août), profondeur 2770". Nord-ouest de l'Espagne. Chalut. Un mâle. — Stn. 3024 (1* septembre), profondeur 0-4900". Nord-ouest du cap Saint-Vincent. Filet Bourée en vitesse. Trois mâles, deux femelles, à peine adultes. Stn. 3028 (4 septembre), profondeur o-5100". Nord du Banc Gorringe. Filet Bourée en vitesse. Deux petits spécimens, mâle et femelle. — Stn. 3030 (5 septembre), profondeur 0-4750%. Nord du Banc Gorringe. Filet Bourée en vitesse. 4 mâles et deux femelles. — Stn. 3033 (6 septembre), profondeur 0-5000". Nord du Banc Gorringe. Filet Bourée en vitesse. Un mâle, deux femelles, tous assez petits. — Stn. 3036 (7 septembre), profondeur 0-3660". Du sud au sud-ouest du cap Saint Vincent. Filet Bourée en vitesse. Quatre spécimens assez petits. — Stn. 3045 (9 septembre), profondeur 0-1400". Sud-ouest du cap Saint-Vincent. Filet Bourée en vitesse. Deux mâles immatures. — Stn. 3052 (13 septembre), profondeur 0-2590". Sud-est du cap Palos, Espagne. Filet Bourée en vitesse. 15 mâles, 7 femelles, moyens ou grands spécimens.

Campagne de 1911 : Stn. 3064 (21 juillet), profondeur o-2700". Sud-est de Majorque. Filet Bourée en vitesse. Deux mâles et deux femelles, assez petits. — Stn. 3078 (27 juillet), profondeur 0-2000". Ouest du Maroc septentrional. Filet Bourée en vitesse. Un mâle et une femelle, tous deux immatures. — Stn. 3084 (28-29 juillet), profondeur o-3000". Ouest du Maroc. Petit filet Bourée. Sept spécimens adultes, un mâle, six femelles. — Stn. 3089 (30 juillet), profondeur 0-4000®. Presque à mi-route entre Madère et le Maroc. Filet Richard à grande ouverture. Trois jeunes femelles. — Stn. 3107 (7 août), profondeur 60-4000". Sud de Madère. Filet Bourée en vitesse. Un mâle immature, une femelle adulte. — Stn. 3128 (15 août), profondeur o0-3500". Nord-ouest de Madère. Filet à trois plateaux. Quatre spécimens immatures. — Stn. 3131 (r6 août), profondeur 0-3500". À mi-route entre Madère et les Açores. Filet Bourée en vitesse. Une très grande femelle, et la moitié d’un spécimen. — Stn. 3147 (26 août), profondeur 0-550". Nord-ouest de Säo-Miguel. Filet Bourée en vitesse. Un mâle probablement adulte.

Campagne de 1912 : Stn. 3161 (r9 avril), profondeur o-500". Au large de: Calvi (Corse). Petit filet Bourée. Cinq mâles, deux femelles. — Stn. 3163 (20 avril), profondeur o-1900". Au large de Calvi. Filet Bourée en vitesse. Un mâle, une femelle, tous deux de belle taille. — Stn. 3165 (26 avril), profondeur 0-255o". De l’ouest au nord-ouest de Calvi. Filet Bourée en vitesse. Un mâle adulte. — Stn. 3256: (19 août), profondeur o-r1200". Hauteur de S. Miguel. Filet Bourée en vitesse. Deux jeunes mâles. — Stn. 3284 (24 août), profondeur o-1000". Loin à l’ouest de Flores. Filet Bourée en vitesse. Quatre spécimens immatures. — Stn. 3312 (1° septembre), profondeur 0-3500". Loin au nord-ouest du cap Finisterre. Filet Bourée en vitesse. Deux grands mâles, un jeune spécimen. — Stn. 3314 (1° septembre), profondeur 0-1050", Loin au nord-ouest du cap Finisterre. Quatre mâles, une femelle, tous adultes. — Stn. 3318 (2 septembre), profondeur o-4500%. Loin au nord-ouest du cap Ortegal. Filet Bourée en vitesse. Une grande femelle.

Campagne de 1913 : Stn. 3360 (24 juillet), profondeur 0-3500". Hauteur de la baie de Biscaye, sud-ouest de la pointe Saint-Mathieu. Filet Bourée en vitesse. Deux grands mâles et quatre femelles, dont une gigantesque, de 94"" de long. — Stn, 3415 (10 août), profondeur o0-2000". Près de la Fosse Sigsbee, loin au sudest de la Nouvelle-Écosse. Filet Bourée en vitesse. Une femelle de belle taille. — Stn. 3439 (26 août), profondeur o-1000®. Du sud au sud-est d'Halifax, Nouvelle- Écosse. Filet Bourée en vitesse. Deux femelles adultes. — Stn. 3447 (27 août), profondeur o-1100*. Sud-est de la Nouvelle-Écosse. Filet Bourée en vitesse. Deux mâles et deux femelles. — Stn. 3452 (28 août), profondeur o-2500". Sudest de la Nouvelle-Écosse. Filet Bourée en vitesse. Un mâle adulte. — Stn. 3453 (28 août), profondeur o-1000". Sud-est de la Nouvelle-Écosse. Filet Bourée en vitesse. Quatre femelles adultes. — Stn. 3518 (27 septembre), profondeur o-2000". A mi-route entre la fosse Sigsbee et les Acores. Filet Richard à grande ouverture. Une grande femelle. — Stn. 3526 (29 septembre), profondeur 0-2000". Loin à l'ouest des Acores. Filet Richard à grande ouverture. Un mâle immature.

Campagne de 1914 : Stn. 3591 (26 juillet), profondeur 0-3500®. Loin à l’ouest, au sud-est du cap Finisterre. Filet Bourée (à fermeture). Un grand mâle, long de 67", une femelle de bonne taille. — Stn. 3608 (29 juillet), profondeur 0-2600". De l’est au nord-est des Acores. Filet Bourée en vitesse. Un mâle, trois femelles, dont une très grande, quatre spécimens immatures. |

Campagne de 1915 : Stn. 3696 (2 mai), profondeur 0-2300". Entre Monaco et la Corse. Filet Bourée en vitesse. Un mâle immeture.

A. Spécimens adultes.

(PL. 1, fig. 4 ; PL. vi, fig. 24-25)

Cette grande espèce est assez robuste, son tégument bien chitinisé. Carapace considéralement comprimée ; le sillon gastro-hépatique à peine marqué ou indiscernable, sauf tout à fait en bas et latéralement, où il est assez profond; sillon cervical inexistant en dessus, très distinct en partie latéralement. Rostre (fig. 2° et 2°) long proportionnellement, plus long que dans les autres espèces du groupe à l'exception de S. cornutus, environ 2 fois plus long que haut, dirigé en avant, et surtout en haut, environ le tiers distal acuminé jusqu’à la pointe aiguë, mais ce tiers montrant diverses variations individuelles ; par exemple, son bord inférieur est généralement un peu ou même assez concave, tandis que le bord supérieur peut être un peu convexe ou, plus fréquemment, droit ou nettement concave ; parfois ce tiers distal est indiqué, à sa base, par une minuscule dent dorsale. Épines supraorbitales et hépatiques absentes, ces dernières représentées parfois par une protubérance. |

Les yeux (fig. 2°) sont grands, notablement plus larges qu'épais, aussi longs ou un peu plus longs que le bord externe de l’article distal du pédoncule, et par suite

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très nettement plus longs que le bord interne dudit article ; aucun vestige de tubercule oculaire au bord interne près de la cornée.

Pédoncules antennulaires (fig. 2°) très robustes. Premier article à peine deux fois aussi long que large, mesurant seulement les deux tiers des deux autres articles réunis ; le bord externe a l'incision oblique distincte et placée un peu au delà du milieu. Second article quelque peu plus long que le troisième, épais, vu d’en dessus chez la femelle très distinctement, chez le mâle à peine atténué de la base à l’extrémité. Troisième article un peu plus large et épais chez le mâle que chez la femelle, vu d’en dessus chez la femelle s’atténuant considérablement vers l'extrémité, chez le mâle moins, et, vu obliquement, de côté et un peu en dessous, LR a ME épais que large, avec le bord supérieur convexe de façon anormale (fig. 24); | bord terminal avant la membrane articulaire est, à la limite entre les faces externe et supérieure, tourné vers le haut en une sorte de protubérance, absente chez toutes les autres espèces de ce groupe. Flagelle inférieur chez le mâle (fig. 2%, 24, 2°) beaucoup plus long que le troisième article pédonculaire ; l'organe préhenseur avec le pédoncule occupe les deux cinquièmes de la one, Le pédoncule est seulement assez robuste, son premier article aussi long qu'épais et un peu plus long que les deux autres articles ensemble ; quatrième me aussi long que le pédoncule, assez robuste, avec la courbure usuelle du bord supérieur bien au delà du milieu, au delà de cette courbure l’article est assez épais avec le bord supérieur très convexe tandis que la partie qui précède la courbure a sur le bord supérieur et quelque peu vers le bas sur la face externe de nombreuses soies; près de la base, on trouve trois longues et fortes épines, et, en dehors, trois épines plus courtes ; le processus du troisième article est, dans l’ensemble, dirigé vers le haut, presque droit, aussi long que le pédoncule, atténué vers l'extrémité, laquelle est tronquée et armée de deux soies, l’une très et l'autre extrêmement longue, de sorte que ce processus diffère de celui de toutes les autres espèces en n'ayant pas d’épine terminale ; le bord antérieur du processus porte, sur ses deux tiers proximaux, plusieurs soies assez longues et une très longue. La partie grêle du flagelle a 15 articles sur le spécimen figuré. Chez la femelle, le flagelle inférieur est aussi long que chez le mâle, avec un bon nombre d'articles. L'écaille antennaire (fig. 2°) un peu moins de 3 fois aussi longue que large, atteint un peu au delà de la base du troisième article antennulaire mais jamais son milieu ; le bord externe est quelque peu convexe, la partie la plus distale de l’écaille assez large, avec le bord terminal convexe, et la dent externe dépassant à peine ou très légèrement ce bord. |

Troisièmes maxillipèdes mesurant environ les deux cinquièmes seulement du corps, très notablement plus courts que les troisièmes pattes, avec leur moitié proximale seulement un peu plus large que dans ces dernières. Propodite (fig. 2°) divisé en quatre segments ; dactyle divisé en cinq, parfois six (fig. 2°) très rarement en 7 segments ; quand il y en a cinq, le premier est seulement un peu plus court que les quatre autres ensemble, quand on en trouve six le premier est plus

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court que le second, et, s'il y en a sept, celui qui estle plus long dans le premier cas est divisé en deux courts segments. La moitié distale du dactyle (fig. 28) est spécialement caractérisée en ce que toutes ses épines ou soies assez nombreuses sur le bord inférieur sont très courtes, sauf celles à l’extrémité de chaque segment, ces dernières étant, en outre, plus courtes ou beaucoup plus courtes que leurs segments respectifs. |

Les trois paires antérieures de pattes normales, comme chez S. fenuiremis, la troisième beaucoup plus longue que les troisièmes maxillipèdes et mesurant au moins la moitié — ou un peu plus — de la longueur du corps ; pinces bien développées sur la seconde et la troisième paires, normales, avec les doigts égaux en longueur, dépourvus de soies plumeuses. Quatrième paire atteignant, étendue en avant, un peu au delà de l'extrémité frontale du premier article antennulaire. Cinquième paire (fig. 2) un peu plus de moitié aussi longue que la quatrième, assez large ; carpe plus court que le méropodite, de la même quantité environ qu'il dépasse le propodite en longueur ; les deux articles distaux garnis de nombreuses soies le long de leurs deux bords.

Exopodite des uropodes (fg.2') environ quatre fois aussi long que large, et la partie glabre du bord externe est un peu, ou légèrement plus de deux fois aussi longue que la partie ciliée ; la dent marginale est bien développée. Telson (fig. 2) avec trois paires d’épines bien développées sur les crêtes dorsales (fig. 2!) ; la partie du telson derrière la dernière paire d'épines est très oblongue, quelque peu plus de 3/2 fois aussi longue que large et saïllante distalement en un fort processus presque spiniforme et assez courbé vers le haut. |

Les branchies au-dessus des pattes thoraciques sont très hautes et étroitement jointes. La seconde branchie au-dessus de la troisième patte n’est pas beaucoup plus courte que la première ; la première branchie au-dessus de la quatrième patte un peu plus courte que la première au-dessus de la troisième patte et seulement un peu ou légèrement plus longue que la dernière branchie, laquelle est un peu ou légèrement plus courte que la seconde branchie au-dessus de la troisième patte.

Le petasma (fig. 2"-2") est du type commun dans ce groupe ; le tronc de la partie médiane est assez long et grêle. La partie externe est bien développée ; sa lame {lam) a la majeure partie proximale du bord externe légèrement concave, elle est modérément saïllante postérieurement ; le processus unciné (pu) quelque peu plus long que la lame, très faiblement courbé, avec l'incision subterminale et le crochet normalement développés. Processus basal /pb) long, assez étroit, avec l’extrémité obtuse. Le processus ventral fp»]) modérément long, est loin d'atteindre l'extrémité du lobe terminal ; il est assez large à la base, le bord interne rectiligne ou très faiblement concave, tandis que la moitié proximale du bord externe est notablement concave, et, de l'extrémité de cette concavité, le processus s’atténue jusqu’à la terminaison étroite. Le lobe armé {/a) est bien développé, assez long, courbe, très épais à la base et très atténué près de l'extrémité, la partie

terminale étant plus ou moins visiblement épaissie du côté interne ; depuis presque la base jusqu'au delà du milieu le bord interne est garni de crochets de grosseur moyenne, étroitement serrés, tandis que la partie terminale porte un grand crochet du côté interne et un à l'extrémité. Le lobe connectif //c) est long, dirigé en avant, mais courbé plus où moins, avec plus de la moitié distale de son bord interne assez ou fortement convexe ; de plus le lobe est, près de son origine, muni en arrière et un peu en dehors d’une protubérance elle-même en forme de lobe, assez épaisse et courte, de sorte que le lobe entier paraît être inséré sur le côté quelque peu au delà de son extrémité proximale ; la moitié proximale du bord externe entier de ce lobe porte six grands crochets et l'extrémité distale un très grand crochet invaginé. Le lobe terminal {/t) se projette légèrement au delà du lobe précédent; vu frontalement (fig. 2° et 2'), sa moitié proximale, ou un peu plus, se montre assez ou extrêmement massive, avec un nombre considérable de crochets de taille moyenne sur le bord externe ; en outre cette partie épaisse est saillante, proximalement, en une sorte de lobe ou protubérance secondaire tout à fait courte; la partie distale de ce lobe terminal, assez épaisse aussi, a son extrémité tronquée très obliquement du côté interne, avec environ huit crochets assez petits sur ce bord oblique, et sur l'extrémité assez étroite. Le lobe inerme {/i) est assez petit, oblong triangulaire, et se projette en dedans et en avant sur le côté frontal du lobe terminal près de sa base. La partie adhésive, antérieurement et près du bord interne, est saillante en avant sous forme d'une sorte de lobe, de sorte que le bord interne avec ses minuscules crochets est fort long. La fig. 2P représente les rétinacles d’une très petite partie de ce bord, très grossis, en vue de montrer la curieuse forme de ces rétinacles ou crochets (décrits p. 18).

L'aire génitale femelle (fig. 2°) nest pas compliquée. L'opercule {o) de taille moyenne a son bord postérieur assez convexe ou même anguleux ; l’aire postérieure montre une impression médiane, profonde antérieurement, et cette aire est en outre divisée par une crête transverse interrompue par des impressions. Chaque coxa a un processus de grandeur. moyenne à l'angle postéro-interne, et les bords postérieur et interne de ce processus sont très convexes ; un peu en deçà du même processus, la face inférieure a une petite protubérance courte et large. La duplicature membraneuse /1#7) de l'articulation est distincte mais assez étroite.

La couleur sur le vivant a été bien décrite par Stanley Kemp, qui écrit (r910, p. 28) : « laque écarlate claire, uniforme, mais plus foncée, avec des reflets bleuâtres, sur les portions antérieures de la carapace. L'écaille antennaire est écarlate avec une série de taches faiblement cramoisies ; de semblables taches punctiformes se trouvent également le long du bord basal du sixième pléosomite, et près des pointes des uropodes intérne et externe. Les yeux sont d’un noir de jais, et toutes les fines soies que porte l'espèce sont d’un rouge doré... Les reflets bleus sont très visibles et de toute beauté; bien que plus développés sur les parties antérieures de la carapace, ils peuvent être aperçus sur la totalité de celle-ci et sur

l'abdomen. » La fig. 4 de la PI. 1 représente la couleur de l'animal d'après un croquis de M. L. Tinayre.

Longueur. — Une gigantesque femelle (Stn. 3360) mesure 94°", la taille la plus grande notée pour les Sergestides de l’Atlantique; une autre grande femelle a 83°, mais le plus grand nombre des femelles adultes, beaucoup plus petites, mesurent 60 à 75%*, Le plus grand mâle (Stn. 3312) a 73°", mais Sund a vu un spécimen de 80"* de long. Dans la plus grande femelle, de 94"*, le troisième maxillipède a 38", la première patte 26.5", la seconde 38.5"", la troisième 50", la quatrième 35mm, la cinquième 21%, Chez un mâle mesurant 64"" le troisième maxillipède a 25m, la première patte 19", la seconde 26%" la troisième 32°", la quatrième 21.5", la cinquième 12%, On peut ajouter que chez la femelle de 83°", le flagelle de l’antenne mesure 23477.

B. Spécimens immatures.

(PL 1, fig. 5; PI. vi, fig. 2t-27)

Un mâle avec le petasma incomplètement développé mesure 39" (fig. 2-9") ; le plus petit spécimen avec des yeux noirs (Stn. 258) a 18.5"*, Chez les plus grands de ces spécimens immatures le rostre est presque semblable à celui des adultes, mais chez les individus plus petits il paraît plus court, et proportionnellement plus élevé à la base (fig. 2), il est plus semblable à un triangle que chez l'adulte, plus fortement atténué, avec la partie distale plus ou moins acuminée, courte, et parfois (fig. 2‘, d’après un spécimen de 30°") avec une faible dent dorsale assez rapprochée de l'extrémité ; sur des spécimens de 18.5 à 21.5" Ja partie principale du rostre est plus courte et plus haute en proportion, la partie acuminée modérément grêle, en forme d'une dent assez courte et horizontale. Chez les spécimens immatures les plus grands, les pédoncules antennulaires, avec leur court premier article, le court ophtalmopode et les très hautes branchies sont presque comme chez les adultes, mais chez les petits et surtout chez les très petits spécimens les pédoncules antennulaires sont quelque peu moins épais, les yeux plus petits, leurs pédoncules proportionnellement plus longs, l’écaille antennaire atteignant, et, chez le plus petit spécimen, dépassant le milieu du troisième article antennulaire ; la seconde branchie au-dessus de la troisième patte mesure seulement les trois quarts de la première, et les deux branchies au-dessus de la quatrième patte correspondent, comme longueur, à la seconde au-dessus de la troisième patte; enfin, la partie terminale du telson, au delà de la dernière paire d’épines, est moins saillante chez les jeunes spécimens.

Les fig. 2"-2° représentent quatre stades de développement du petasma ; les exemplaires en question mesuraient respectivement 39°" (fig. 21-20"), 35, 32 et 25", Le stade le plus âgé diffère de l'adulte par divers détails : processus unciné (pu) plus grêle, son incision subterminale plus large ; processus ventral (pr) plus

TONER

grêle, en forme de saucisse; lobe armé (la) avec de rares crochets rudimentaires : lobe connectif(/c) possédant le grand crochet terminal, mais seulement des rudiments des crochets latéraux ; lobe terminal {/i) plus court et plus épais que chez l'adulte, avec quelques crochets rudimentaires ; partie adhésive (fig. 2", a) encore loin de sa forme définitive, bien que plusieurs de ses rétinacles marginaux soient distincts. Sur le spécimen mesurant 35"" (fig. 2*) le processus unciné (pu) a l'incision subterminale très large, la partie adhésive (a) plus petite, sans rétinacles marginaux, tandis que le processus ventral (p») et les lobes de la partie médiane sont un peu moins développés qu’au stade suivant et presque sans rudiments de crochets, sauf ceux à l'extrémité du lobe connectif. Chez le spécimen de 32"", toutes les parties du petasma (fig. 2) sont beaucoup moins développées sauf le grand et large processus basal (pb) ; le processus unciné est court et sans incision distale, tandis que la lame externe est étroite, le processus ventral et ses quatre lobes distincts mais courts, à demi rudimentaires, sans vestiges de crochets ; la partie adhésive /a) est seulement un lobe oblong, assez petit. Chez le spécimen de 25%", le petasma entier est seulement un petit lobe très oblong (fig. 2°) sans vestige de ses futurs éléments.

Sund écrit (1920, p. 13) : « il y a une différence marquée dans la couleur de l'adulte et du jeune, ce dernier étant presque transparent, et l'estomac bleu-pourpre brillant à travers la carapace. » La fig. 5, PI. 1 donne la couleur du jeune, d'après un croquis de M. L. Tinayre (spécimen de 30", Stn. 2or1).

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