‹ Crustacés décapodes (Sergestides) provenant des campagnes des yachts Hirondelle et Princesse-AliceChapitre 7 sur 77 · ARTE · texte numérisé non relu

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les bords latéraux, et une paire dorsale d’épines gastro-hépatiques, situées assez loin des précédentes et en avant, ou très en avant, du milieu de la carapace ; chez quatre espèces, (mais non chez S. tenuiremis Kr., PI. v, fig. 2°) une quatrième paire se trouve sur les bords latéraux, presque au milieu, alors que la seconde paire en est fort loin ; enfin, une épine médiane courbe est présente chez quatre espèces mais non chez S. corniculum (PI. vin, fig. 36) près du bord postérieur de la carapace. L’organe dorsal peut généralement être observé sur la ligne médiane, presque au-dessus des mandibules, comme une petite protubérance arrondie.

Les ophtalmopodes sont longs, ou assez longs, le plus souvent beaucoup plus courts que la carapace. Les yeux sont de taille modérée chez quelques espèces, chez d’autres ils sont épais, et alors s’élargissent fortement en arrière, en dehors et en bas, de sorte que leur plus grand diamètre est subvertical ou oblique, par rapport à l’axe longitudinal du pédoncule.

Les pédoncules antennulaires sont plus longs que les ophtalmopodes avec leurs cornées, d'ordinaire sans articles distincts et sans statocystes ; les deux fouets sont présents, le supérieur étant généralement le plus court, et n'étant jamais plus long que le pédoncule. Le fouet antennaire est assez long, avec au moins une articulation ; l’écaille étroite, un peu ou beaucoup plus longue que les ophtalmopodes avec leurs cornées. |

Les pièces buccales ont été examinées chez deux espèces, S. arcticus (PI. 11, fig. 5°-5°) et S. corniculum (PI. vnr, fig. 35-3°), elles sont très semblables dans les deux espèces. Le labre est prolongé antérieurement en une assez forte épine. Les mandibules ont le palpe très court et inarticulé ; à l’extrémité distale du bord. coupant l'angle est saillant, comprimé verticalement et avec quelques dents; le bord lui-même a quelques processus spiniformes, et, en avant de l'angle postérieur on peut distinguer une partie molaire plus ou moins développée ; la fig. 3° (PI. vin) montre la mandibule vue d’en dessous, tandis que la fig. 3° représente la partie distale de la même, mais ayant tourné d’un angle considérable pour faire voir la région molaire avec ses plis transverses.

La maxillule (PI. mm, fig. 5° ; PI. vmr, fig. 3°) diffère beaucoup de celle de l'adulte en étant à certains points de vue plus primitive ; le premier article a son lobe bien développé, avec seulement un petit nombre de soies ; (le second article fusionné avec le premier comme chez tous les Décapodes larvaires ou adultes, — mais non chez les Euphausiacea —) ; le troisième article a un assez grand nombre de soies et d’épines et en outre, ce qui est plus important, un petit exopodite (ex) avec quatre très longues soies plumeuses ; le palpe est assez long, avec trois courts articles distincts, et même un quatrième, très faiblement marqué chez S. arcticus.

La maxille (PL. m, fig. 5; PI. vin, fig. 3°) diffère entièrement de celle de l'adulte et consiste en huit articles distincts ; le premier est long, avec sa moitié externe bien chitinisée et, comme c’est la règle chez les malacostracés, sans lobe; le second

article est très court, mais le lobe de sa face intérieure a son extrémité sétifère bifide ; le troisième article est assez long, son lobe sétifère est également bifide, et la chitine de sa face inférieure est divisée par une ligne transverso-oblique, ligne qui cesse au bord proximal de l’article, distinctement en dedans du bord externe ; les cinq autres articles constituent un long « palpe », avec deux ou trois soies très longues sur chaque article. Il n’y a pas d’épipodite, et l’exopodite est une lame oblongue, assez petite, avec une seule soie, très longue et insérée à l'extrémité proximale.

Le premier maxillipède (PI. ur, fig. 5°; PI. vin, fig. 3°) est très différent de celui de l'adulte, et il a presque l'aspect d’une patte; il a six articles bien développés, mais il semble y avoir, au côté externe, un petit précoxa très court, plus chitinisé que la membrane de connexion ; il y aurait alors sept articles, desquels le troisième est très long avec un exopodite 2- articulé, assez long. Il n’y a pas d’épipodite.

La seconde et la troisième paires de maxillipèdes et les cinq paires de pattes thoraciques sont assez longues, avec un exopodite sétifère bien développé. Les deux paires de maxillipèdes et la paire antérieure de pattes ont leur endopodite divisé en articles assez distincts ; le troisième maxillipède est en général notablement plus épais et nettement plus long que les trois paires suivantes, qui d’ailleurs ne croissent pas en longueur de la première à la troisième ; chez S. vigilax, représentant le groupe où le troisième maxillipède de l'adulte est très allongé, cet appendice est, chez l'Acanthosoma, surtout dans le second stade, beaucoup plus long et plus épais que les pattes antérieures. Les endopodites des deux paires postérieures de pattes sont beaucoup plus courts que ceux des paires précédentes, et aussi que leurs longs exopodites.

Chacun des cinq pléosomites antérieurs porte une épine médiane dorsale près du bord postérieur, et chaque plaque épimérale en porte une semblable ; ces épines sont assez, ou très longues, sauf chez S. fenuiremis, chez lequel elles sont courtes (PL. v, fig. 2°). Le sixième segment est allongé, plus long que les deux ou trois précédents ensemble, avec une épine médiane postérieure. Les pléopodes sont, ou presque rudimentaires chez les plus jeunes spécimens, ou assez courts et même longs chez les spécimens âgés ; ils ne portent jamais de soies. Mais, tandis que chez S. wigilax, au second stade, les pléopodes ne montrent ni rames ni articles, ils sont beaucoup plus développés sur les spécimens âgés d’Acanthosoma chez S. arciicus, avec une articulation entre le sympodite et le long exopodite, tandis que l’endopodite, assez long sur la cinquième paire, manque sur la troisième et la seconde. Les uropodes sont bien développés, mais l’exopodite est très étroit ; il porte, un peu avant le milieu du bord externe une assez longue épine, limite entre la partie proximale nue et la partie distale-sétacée de ce bord ; il faut remarquer que cette épine a presque la même place chez toutes les espèces, tandis que chez les adultes elle est placée loin en deçà ou au delà du milieu du bord externe, et manque même quelquefois ; l’endopodite est fréquemment plus long que chez les adultes,

proportionnellement à l’exopodite, et parfois même plus long que ce dernier. Le telson est bien développé, maïs très diffèrent comme taille et forme suivant les espèces, parfois court avec une émargination terminale assez profonde, parfois long’ et alors échancré sur plus de la moitié de la longueur.

Le premier stade Acanthosoma possède très peu de caractères bien tranchés. Le flagelle antennaire se termine par quelques grêles épines et en outre une où deux épines sur son bord interne; l’écaille porte trois ou quatre grêles épines sur son bord terminal arrondi, croissant rapidement en longueur du côté externe au côté interne, mais l'épine marginale externe manque complètement. Les pléopodes varient depuis l'état rudimentaire jusqu'à dépasser la longueur de leur segment, au plus avec un endopodite sur la dernière paire, et généralement sans endopodite. On peut remarquer que parfois, chez S. arcticus par exemple, des spécimens au premier stade Acanthosoma, nettement caractérisés par l'armature de l’écaille antennaire, diffèrent l’un de l’autre par le développement des pléopodes — voir la description spéciale de ces larves plus loin — mais il est impossible de dire s'il y a une mue intercalée. Le premier stade diffère en outre du second par les épines plus longues de la carapace et de l'abdomen; enfin le telson diffère de curieuse facon: lorsque chez le jeune Acanthosoma il est proportionnellement plus: court que chez l'adulte, 1l est encore plus court au premier qu’au second stade ; lorsqu’au contraire il est long au premier stade, comme chez S. tenuiremis (PL. v), il est, en proportion des uropodes, plus long au premier (PI. v, fig. 2% qu'au second stade (PI. v, fig. 2°).

Le second stade Acanthosoma diffère du premier surtout par l'écaïlle antennaire, qui a perdu ses épines distales, tandis que le bord extérne porte, vers l'extrémité, une longue et forte épine spinuleuse, qui persiste et diminue graduellement dans les stades suivants jusqu'à l'adulte ; le flagelle antennaire n'a pas d'épines à l'extrémité et au côté interne. Ainsi qu'il a été dit, les pléopodes diffèrent extrêmement comme longueur et degré de développement suivant les espèces.

F. Les stades Mastigopus.

Il peut être utile de donner un aperçu général des larves appartenant aux divers stades groupés sous le nom de Mastigopus. Elles sont connues pour toutes les espèces nord-atlantiques, sauf trois. S'il est facile de voir qu'au cours de ces stades elles ont subi des mues, peut-être même de nombreuses mues, le nombre de celles-ci ne pourrait être connu que par l'élevage en aquarium. Contrairement aux différences légères entre les stades Acanthosoma de la même espèce, plusieurs de celles qui séparent les larves précédentes âgées et les plus jeunes Mastigopus sont profondes et très importantes ; elles le sont beaucoup plus, même, qu'entre Mastigopus très jeunes et très âgés, bien que de telles larves soient cependant souvent fort dissemblables par l'aspect général et de nombreux détails.

La carapace des jeunes spécimens n’est jamais comprimée postérieurement, alors qu'elle l’est presque toujours chez les spécimens âgés. On y retrouve les épines supra-orbitales et hépatiques, parfois même, chez les jeunes, l’épine médiane postérieure, mais très réduites en longueur, et les autres épines de l’Acanthosoma ont disparu. Le rostre est également réduit. Les yeux sont un peu modifiés, mais ils sont constamment incolores, avec une tache interne sombre ou noiré ; leurs pédoncules sont parfois plus courts, mais le plus souvent même plus longs que chez les Acanthosoma, au moins chez les jeunes spécimens ; généralement ils se raccourcissent graduellement avec l'âge. Le premier article de l’antennule possède maintenant un statocyste.

Les pièces buccales sont extrêmement modifiées; en réalité, chez lé plus jeune Mastigopus, elles sont déjà plus semblables à celles de l'adulte qu'à celles du second stade Acanthosoma. Les fig. 4f-4 de la Pl. m, représentent les quatre paires de pièces buccales chez le plus jeune Mastigopus de S. arcticus ; les fig. 5°-5° les mêmes chez le jeune Acanthosoma ; les fig. 3-38, deux paires de l’aduilte, les fig. 1%-1°, PI. vur, les maxillule, maxillé et premier maxillipède de S. corniculum adulte. Les pièces buccales du jeune Mastigopus de S. arcticus seront brièvement décrites.

Le labre n'a pas de processus spiniforme. Les mandibules (PI. m, fig. 4 ont le bord interne entier du corps mandibulaire presque semblable à celuï de l’adulte, tandis que le palpe a moins de soies, et que le second article ést plus étroit. La maxillule (fig. 4) n’a pas d’exopodite ; üun seul article reste du palpe 3-articulé de l’Acanthosoma (fig. 5°) encore consiste-t-il en une petite protubérantce glabre, moins développée par suite que chez l'adulte (fig. 3°). La maxille (fig. 4!) diffère extrêmement de celle de l’Acanthosoma (fig. 5% et ressemble à celle de l'adulte (comp. PI. vin, fig. 1°); les trois articles proximaux sont soudés ; le Iobe du: troisième article est très grand, le palpe assez petit, oblong et indivis, l'exopodite grand, très long, presque semblable à celui de l'adulte, sauf que sa partie proximale est plus courte et non élargie en dedans. Les premiers maxillipèdes (fig. 4) ont complètement modifié la forme qu'ils avaient chez l'Acanthosoma (fig. 5°) ; le lobe distal est très développé, sous forme d’une très grande lame atteignant en avant bien au delà du palpe ; celui-ci, non articulé, ne dépassant pas le milieu du lobe distal, est en: conséquence bien moins développé que chez l'adulte (fig. 35); l’exopodite (ex) est semblable au palpe ; il y a un épipodite (ep) assez petit.

Le second et le troisième maxillipèdes, ainsi que les trois paires antérieures de pattes,ont complètement perdu leurs longs exopodites, tandis que leur sympodite, et l’endopodite qui le prolonge, ont acquis une forme peu différente de celle de l’adulte. Dans les jeunes stades, cependant, des détails comme les articulations secondaires, ou les pinces, n'existent pas encore, ou bien les pinces sont moins développées. Chez les plus jeunes Mastigopus les pattes des quatrième et cinquième paires ont disparu, sauf tout au plus un bourgeon basal, et elles vont se développer graduellement à travers les mues successives du Mastigopus. |

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Les épines abdominales sont plus courtes que celles de l’Acanthosoma, ou même absentes. Les pléopodes, chez les plus jeunes Mastigopus, ont l’exopodite bien développé, avec articulations et soies, tandis que l’endopodite commence à paraître de la cinquième vers la seconde paire. Les uropodes et le telson diffèrent peu, chez les plus jeunes Mastigopus, de ceux de l’Acanthosoma et prennent graduellement la forme qu’on trouve chez les spécimens immatures. Les branchies sont présentes dès le premier stade comme de petits bourgeons qui deviennent graduellement oblongs.

La couleur des yeux est la même chez tous les stades Mastigopus, leur forme reste aussi très sensiblement ou complètement uniforme, les ophtalmopodes étant le plus souvent longs ou très longs. Chez S. atlanticus on trouve, il est vrai, des spécimens intermédiaires par la taille, la forme et la couleur des yeux entre les Mastigopus âgés avec des yeux jaunâtres obliques et les spécimens immatures dont les yeux sont noirs et sub-globuleux. Mais dans les autres espèces, comme S. cornutus Kr. et S. vigilax Stimpson, de tels spécimens sont inconnus, de sorte que les Mastigopus les plus âgés, avec leurs yeux très grands, incolores et longuement pédonculés sont suivis par un spécimen qui a des yeux assez petits, noirs et à court pédoncule. Chez quelques espèces, comme S. robustus Smith, aucun Mastigopus ne montre trace d’un organe préhensile antennulaire ou d’un petasma, et ces deux organes mâles ne commencent à se développer que chez les spécimens immatures, dont les yeux sont noirs ; des détails tout à fait contraires existent chez S. cornutus, chez lequel l’organe préhenseur et le petasma sont presque entièrement formés — mais non tout à fait — chez les Mastigopus les plus âgés, lesquels sont seulement un peu plus petits que les mâles adultes. Dans d’autres espèces, on trouvera le petasma rudimentaire chez le Mastigopus âgé. Ces différences spécifiques sont liées avec le fait que chez les grandes espèces des eaux profondes, le Mastigopus le plus âgé est petit comparé à l'adulte, et qu'il existe plusieurs ou de nombreux stades de spécimens immatures pourvus d’yeux noirs ; chez les petites espèces de surface, au contraire, il existe à peine plus de deux ou trois stades de spécimens immatures, et, dans la plus petite espèce, S. cornutus Kr., peut-être n’y-a-t-il qu'un seul de ces stades (chez la femelle) ou probablement pas du tout. La longueur du dernier Mastigopus de beaucoup d'espèces est comprise entre 10 et 20"; elle est seulement de 8.5"" chez S. peciinatus Sund, et de 22.52" chez S. tenuiremis Kr. |

Comme aspect général, les Mastigopus des différentes espèces montrent des différences beaucoup plus grandes que les adultes ; sans parler des différences également considérables entre les divers stades de la même espèce. Les différences entre un Mastigopus très jeune et autre au dernier stade sont surtout très fortes quant à la forme de l’article basal antennulaire, de l’écaille antennaire, de l’exopodite des uropodes, du telson, des branchies, quand à la longueur et à la disposition des soies sur les deux paires postérieures de pattes, l'armature des segments abdominaux.

Be Spies

En outre, la longueur du rostre et des épines de la carapace, la longueur des ophtalmopodes en proportion de la carapace, la structure du troisième maxillipède et des trois paires antérieures de pattes, montrent des différences très notables avec l’âge.

Bien plus, il y a des différences aussi dans le développement de ces détails chez les diverses espèces. Par exemple, l’armature des épines de l'abdomen est très développée, ou extrêmement, dans les premiers stades Mastigopus de toutes les espèces, sauf S. tenuiremis Kr. où l’on ne trouve qu'une couple de très petites épines ; celles-ci sont perdues chez les Mastigopus âgés de beaucoup d'espèces, mais chez S. armatus Kr. elles sont fortes même chez les grands spécimens, et chez S. cornutus il en est de même jusqu’au dernier stade. L'organe dorsal apparaît souvent comme une protubérance arrondie ou spiniforme dans les stades jeunes, et paraît absent dans les stades âgés; comme, cependant, cet organe peut être retrouvé chez les adultes comme une aire légèrement saillante ou déprimée, il doit exister aussi, plus ou moins rudimentaire, chez les Mastigopus âgés, mais il est impossible de le voir sans sacrifier les spécimens.

On bornera là cet apercu général, les nombreuses particularités de chaque stade larvaire devant trouver place dans la description des espèces.

G. Distribution.

Le genre Sergestes comprend entre 30 et 35 espèces connues à l’état adulte, et dans un ou deux cas seulement à l'état sub-aduite. Le nombre exact ne peut en être donné, car, dans quelques rares cas, il est pour le moment impossible de décider si une forme nommée est bien une espèce distincte ou seulement un synonyme. L’Atlantique nord, depuis la latitude des îles du Cap-Vert ou au moins depuis le tropique du Cancer, est exploré si complètement que l’on connaît sans doute toutes les espèces qui y vivent de facon constante ; cette faune comprend 16 espèces. Mais l'Atlantique, entre la latitude des îles du Cap-Vert et l'extrémité sud de l'Afrique, contient au moins une et probablement plusieurs espèces non décrites ; la faune de la partie nord de l'Océan Indien, de Madagascar aux Philippines, est seulement à peu près connue, tandis que la partie sud du même océan l’est fort peu; quant à l'immense Pacifique, sa majeure partie est presque inexplorée, ou les collections qui s'y rapportent non étudiées encore. Il est permis de supposer que l’ensemble des océans ne contient guère moins, ou à peine plus, de 45 à 50 espèces.

Les espèces connues de Sergestes sont toutes tropicales ; dans l'Atlantique, elles semblent avoir leur plus riche développement entre le tropique du Capricorne et le 30° degré de latitude N.; plus au nord,le nombre des espèces est rapidement moindre, car seulement trois espèces ont été trouvées au delà du 47° degré de latitude N. et seulement deux espèces au delà de 57° 5 N. L'une, S. robustus Smith a été prise

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