‹ CrustacésChapitre 40 sur 53 · LE CINQUIÈME ORDRE · texte numérisé non relu

LE CINQUIÈME ORDRE

(isoropa. — Polyqonata , Fab., le genre Monoculus retranché. (1)

(PI. 65 à 71.)

Se rapprochent des lemodipodes par l'absence de

palpes aux mandibules (*), mais ils s'en éloignent sous

(x) MM. Victor Audouin et Milne Edwards nous ont donné (Annales des sciences nat., août 1827, p. 379-381) des observations intéressantes sur la circulation des isopodes, et notamment des ligies. Le cœur a la forme d’un long vaisseau , étendu audessus de la face dorsale de l'intestin. Son extrémité antérieure donne naissance à trois artères, les mêmes que celles des décapodes.

On voit aussi des branches latérales se dirigeant du cœur vers les pattes. Au niveau

des deux premières articulations de l'abdo-

men (la queue), cet organe recoit, à droite et à gauche , de petits canaux (vaisseaux branchio - cardiaques), qui semblent venir des branchies. D’après leurs expériences sur les ligies, il paraitrait que le système veineux est moins complet que dans les décapodes macroures ; que le sang , chassé du cœur dans diverses parties du corps, passe dans des lacunes que les organes laisseraient entre eux à la face inférieure du corps, et qui communiqueraient librement avec les

vaisseaux afférens des branchies. Le sang,

(a) PL 69, ffg. r d, etc.; exceptions, pl. 6%, fig. 2c; pl. 65, fig. 28, etc.

plusieurs rapports ; les deux pieds antérieurs ne sont point annexés à la tête, et dépendent, ainsi que les suivans, d'un segment propre. Îls sont toujours au nombre de quatorze, onguiculés, et sans appendice vésiculeux à leur base. Le dessous de la queue est garni d'appendices très apparens, sous la forme de feuillets ou de bourses. vésiculaires (*), et dont les deux premiers ou les extérieurs recouvrent ordinairement , totalement ou en grande partie, les autres (”). Le corps est généralement aplati, ou plus large qu'épais. La bouche se compose des mêmes pièces que dans les crustacés précédens (voyez les généralités des malacostracés ) ; mais ici celles qui répondent aux deux pieds-mächoires supérieurs des dé-

capodes présentent encore plus que dans les dermiers

après avoir traversé l'appareil respiratoire, les réduire à sept. Le second el les six sui-

reviendrait au cœur, en traversant les vais- vans fournissent des nerfs aux sept paires

seaux branchio-cardiaques. Cette disposition établirait le passage du système cireulatoire des crustacés décapodes à celui de certains crustacés branchiopodes. Selon M. Cuvier, les deux cordons anomaux composant la partie moyenne du système nerveux des cloportes (et probablement des autres isopodes et même des amphipodes), ne sont pas entièrement rapprochés, et on les distingue bien dans toute leur étendue.

Il y a neuf ganglions sans compter le cerveau; mais les deux premiers et les deux

derniers sont si rapprochés, qu’on pourrait

de pattes ; les quatre antérieures , quoique analogues, par l’ordre de succession des parties, aux quatre derniers pieds-mächoires des décapodes , sont réellement des pieds proprement dits, Les segmens qui viennent immédiatement aprés, ou ceux qui forment la queue, reçoivent leurs nerfs du dernier ganglion ; ces segmens peuvent être considérés commie de simples divisions d’un segment unique, représenté par ce ganglion ; aussi voyons-nous que le nombre

de ces segmens postérieurs varie.

(a) PU 64, fig. ta; pl. 65, fig. 2 k ; pl. 66, Gg. 54, 50; pl. 68, fig. 1 k, vi, 1 À, ete.

(2) PL 69, fig, 14; pl, 70, fig. 2e, 2 f.

ISOPODES. 194 l'apparence d’une lèvre inférieure , terminée par deux palpes (”). Deux des antennes, les mitoyennes, s’obliterent presque dans les derniers crustacés de cet ordre (!), qui sont tous terrestres , et diffèrent encore des autres par leurs organes respiratoires. Les organes sexuels masculins s'annoncent le plus souvent par la présence d'appendices linéaires ou filiformes , et quelquefois de crochets placés à l’origine interne des premières lames sous-caudales (°. Les femelles portent leurs œufs sous la poitrine, soit entre des écailles, soit dans une poche ou sac membraneux (*) qu'elles ouvrent, afin de livrer passage aux petits, qui naissent avec la forme et les parties propres à leur espèce, et ne font que changer de peau en grandissant. Le plus grand nombre vit dans les eaux. Ceux qui sont terrestres ont encore besoin, ainsi que les autres crustacés vivant aussi hors de l’eau, d’une certaine humidité atmosphérique, pour pouvoir respirer et conserver leurs branchies dans un état propice à cette

fonction.

Cet ordre, dans Linnæus, embrasse le genre

Page 1