HISTORIQUE
cherches coïncident donc avec une série de travaux similaires, mais nous ne pouvons dire que l'application de notre méthode aux différents groupes de produits étudiés constitue une indication immédiate absolue.
Nous dirons, de plus, qu'on aurait tort, comme on l’a fait pour la cryoscopie, de vouloir demander à la méthode plus qu'elle ne peut promettre, et cependant les modestes résultats que nous exposerons plus loin permettent de conclure qu'on peut néanmoins en attendre de réels services.
Nous avons étudié dans un chapitre spécial la recherche de la conductibilité électrique des solutions colloïdales.
Et enfin, nous avons été amenés à suivre les variations de conductibilité sur un certain nombre de solutions rendues radioactives au contact de tubes de sels radifères. Bien que nos faibles moyens ne nous aient pas permis de pousser bien loin nos recherches, les résultats que nous avons obtenus nous ont semblé assez intéressants pour ne pas les omettre dans cet exposé.
Les solutés que nous nous sommes proposé d'étudier sont très différents les uns des autres; tantôt ils sont constitués par des électrolytes type, tantôt par des nonélectrolytes.
Parfois leur conductibilité est très grande, parfois elle est très faible, cependant tous les résultats ont leur intérêt car ils permettent de pénétrer plus intimement dans la connaissance des produits expérimentés.
Pour toutes nos recherches, nous nous sommes longuement inspiré des nombreux documents publiés par les maîtres les plus autorisés.
Avec M. Foussereau (1) qui nous fait suivre la variation de la conductibilité avec l’altération de la liqueur.
Avec M. Chroutschoff (2) dont la méthode montre les différences des conductibilités qui accompagnent les doubles décompositions.
Avec M. Kohlrausch (3) et M. Ostwald (4) qui nous donnent déjà une longue liste de coefficients de conductibiité intéressant les acides organiques et qui inaugurent une méthode personnelle.
Puis avec M. Bouty (5) qui critique les méthodes et résultats précédemment donnés, et décrit une méthode nouvelle d'une sensibilité et d'une précision extrêmes, et publie sur ee sujet de longs mémoires et de nombreuses déterminations.
Enfin M. D. Berthelot dont les publications très scrupuleuses et très précises constituent un apport considérable dans la question.
Nous relrouverons aussi, épars dans les publications scientifiques françaises et étrangères, quelques documents spéciaux que nous rappellerons au cours de notre travail.
(1) FOuSSEREAU, Annales physique et chimie, 6° série,t. XI, p. 383; t. XII, p. 393, 553.
(2) CHRouTscHorr, Comptes rendus, t. CVIII, p. 1003, 1100, 1161.
(3) KonLrauscH, Annales physique el chimie, 6° série, t. XIV, p. 54.
(4) Osrwarp, Journal für prakt. Chemie, t. XXX, p. 225; t. XXXII, p: 300, Zeiltchriffs für physik. Chem., t. II, p. 170.
(6) Boury, Annales physique et chimie, 6e série, t. III.