LE CAPRICORNE
La forme monslrueiise du capricorne, bouc ou chèvre terminée en poisson, n'est jamais sortie du domaine mythologique. Elle appartient au cercle céleste des constellations, où se meut le soleil. Ici nous avons donc affaire à un sis^ne zodia-
cal devenu signe légionnaire et
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Fin. .'i3. — Monnaies légionnaires de (lallien. (Cabinet des médailles, n'" 865; et 8618.)
nous nous rangeons à l'explication qu'en donne M. von Domaszewski*. Auguste commença par reconstituer l'armée de son père, mais il fut obligé, au cours de son long principal, de créer des légions nouvelles : à celleslà il donna comme insigne la constellation du zodiaque qui avait présidé à sa propre naissance, c est-à-dire le capricorne. C'est pour la même raison que le capricorne alterne quelquefois avec l'image des enseignes récupérées sur les Parthes dans les types monétaires avec la légende si(/nis receptis.
Des neuf légions qui présentent l'emblème du capricorne, quatre ont été certainement créées par Auguste : ce sont la 11° Augusta, la XIV" Gemina, la XX* ^ aleria Victrix et la XXP Rapax. Une autre, la IV' Macedonica, formée sans doute par Brutus, fut réorganisée par Octave qui l'envoya en Espagne. Une autre encore, la XXIP Primigenia, dont on attribue en général la création à Claude, remonterait jusqu'à Auguste d'après M. von Domaszewski^. Restent trois légions postérieures à Auguste, la I"" Adjutrix, constituée par Néron ^, la H' Italica par Marc-Aurèle'*, la XXX" Ulpia par Trajan ;
^ Domasz., T., p. i88 sq.
» Arch. epirjr. Miltli.. t. X, p. i88.
^ Voir référ. dans Gagnât, art. Legio, p. 1075, note 8.
* Dio, L V, 24.
il y a là une difficulté : comment expliquer ici l'insigne du capricorne ?