‹ Cultes militaires de RomeChapitre 54 sur 61 · FIDES · texte numérisé non relu

FIDES

La Foi militaire a la même signification que la Concorde, et elle est représentée de la même manière sur les monnaies ; on peut dire seulement que les types avec la légende Vides offrent une variété plus grande que ceux avec Concordia ; mais les

' La Concorde tenant de chaque main une enseigne : Coh , t. II [Hadrien n" 707; Antonin le Pieux, n»* aS, 5o8 ; Marc-Aurôle, n" 108]; t. III [Commode, p. 128 sq. ; Didius Julianus, p. 207 sq] ; — t. IV [Valérien père, p. 3i(j]; t. VI "Constantin, n° 216 sq.].

- Coll., t. Il, p. 35o [Ant. le Pieux, n" 5o/|, i/jo ap. J.-C] : concordia exerciTVVM. — La concorde debout, tenant d'une main une Victoire et de l'autre une Aigle romaine.

•^ /J., t. 1, p. 260 : coNcoHDi.v pR.\EïORi.\Nf)nvM. — La concorde tenant une branche d'olivier et une corne d'abondance.

< Id., t. IV, p. 36i [Gallien].

^ /(/., p. 3 16 [Valérien père].

'' Id , t. I, p. 274 [Vespasicn] : concordi.v exercitvv.m. — Deux mains jointes tenant un signum secondaire.?. 297 [id.] : Deux mains jointes tenant une aigle romaine ; à droite et à gauche, un signum secondaire. — Cf. l. Il, p. 5iG [Marc-Aurèle] (aigle), et t. I, p. 468 [Xerva] : deux mains jointes tenant une aigle posée sur une proue.

" Deux signa secondaires entre deux aigles légionnaires ; Coll., t. III, p. 363, [Caracalla], p. 5i5 [Elag.], etc.

* Coh., t. VIII, p. 4 [Vélranion] : concordi.v militvm. — L'empereur tenant dans chaque main un labarum. Cf. p. 32. [Constance Galle], etc.

symboles restent identiques. Or l'emblème le plus fréquemment répété est sans contredit l'enseigne ; citons la Foi sous la forme d'une femme debout portant deux signa ^ ou bien un signum d'une main et de l'autre un sceptre, deux épis, une Victoire, un globe, un oiseau^ ; comme la Concorde, la Foi est représentée aussi par deux mains jointes tenant un signum^ ou par plusieurs enseignes alignées''. Enfin la légende Fides militiim ou Fides legionum est illustrée souvent par des scènes allégoriques assez compliquées, où figurent toujours soit des étendards, soit des porte-enseignes, et dont voici quelques exemples :

FIDES EXERCiTvvM. — Trajau donne la main à un aquilifère, au-dessus d'un autel allumé ; derrière l'aquilifère, un signifère se tient debout^.

1 Coll., t. II, p. 362 [Antonin le Pieux]; — t. III, p. i35 [Commode], p. 36; [Caracalla]; t. IV, p. 5 [Alexandre Sévère], p. 94 [Maximin le'], p. 3i8[Valérien père], p. 3oo, 445 [Gallien] ; — t. IV, p. 28, 32, 3; [Maxence], p. loi [Constantin].

Types exceptionnels : dans certains types figure à droite une troisième enseigne, ou à droite et à gauche deux enseignes en plus de celles que tient la déesse (Coll., t. III, p. 5o(i). — Citons aussi Coh., t. III, p. 3G8 [Caracalla] : KiDEs EXERcrrvs. — La Foi voilée tenant une enseigne et un globe surmonté d'un phénix; derrière, une autre enseigne.

- Fides tenant un vexille et deux épis : Coh., t. III, p. ôg [Commode]. Fides tenant un signum et une Victoire : t. III, p. 243 [Septime-SévèreJ Fides tenant un signum et un globe surmonté d'un phénix : III, p. 3(j8. Fides tenant un signum et un oiseau (phénix? Le symbole serait équivalent alors à la légende Fides aeterna). t. III, p. 5 16, liij. 3 Deux mains jointes sans signum : Coh., t. I, p. 2O2. Deux mains jointes tenant un signum : Coll., t. I, p. 221. Deux mains jointes tenant un signum posé sur une proue : Coh., l. I, p. 3o2... etc.

'' Coll., t. III, p. 21.5 [Pescennius Niger] : kidei exekc. — Trois signa secondaires.

Id. p. 22~) [Albin] : fides legg. — Aigle légionnaire sur foudre, entre deux signa surmontés d'une main. Cf. t. III, p. Tnj; t. IV, p. 481. Coll., t. IV, p. lyi [Philippe père] : fides EXEnc. — Quatre enseignes, dont une aigle légionnaire. — Cf. III, p. 4!)0) -^'o^'i etc.

5 A/., t. II, p. 53 ; cf. t. I, p. 427 [Domitien].

FiDEi EXERC. — Commodc^ debout sur le tribunal du prétoire et portant un sceptre, harangue trois signifères'.

FiDES MiLiTUM. — Alexandre Sévère et Jupiter sont debout Fun en face de l'autre ; à côté de chacun d'eux se dresse un signum. Ainsi le Dieu qui préside aux serments est pris à témoin de la foi jurée par les soldats à l'empereur^.

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