‹ Cultes, mythes et religions (volume 2)Chapitre 11 sur 198 · Voir l'art. Marsyas dans Roscher, p · texte numérisé non relu

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dont Apollon avait usé pour s'assurer la victoire1. Mais tout cela est négligeable, comme l'idée même d'un défi et d'un concours où le gagnant devait traiter le perdant comme il l'entendrait*. Un seul trait, qui se retrouve partout, est très ancien et très significatif. : Apollon écorche vif le Silène Marsyas. Si, dans les œuvres d'art, le dieu ne procède pas lui-même à l'opération, c'est là une atténuation voulue du caractère sauvage de l'histoire; et si l'opérateur est un esclave scythe, c'est sans doute sous l'influence du théâtre athénien, où les Scythes, archers ou esclaves, faisaient office de gendarmes et de bourreaux'.

Quand ils rencontrent, dans la mythologie antique, une histoire sauvage, impliquant des mœurs qui ne furent jamais celles des Grecs, les exégètes éprouvent un embarras dont ils essaient de sortir. Ils s'y efforçaient déjà dans l'antiquité. Je laisse de côté l'altération tendancieuse du récit lui-même et le recours à l'allégorie, procédés des anciens eux-mêmes dont le caractère artificiel est évident. Pour les mythologues de notre temps, il reste deux partis à prendre. Ou bien l'on dit, avec Andrew Lang, que les grossièretés, les brutalités, les cruautés des fables sont les survivances de mœurs réelles, mais dont l'histoire n'a pas conservé d'autre souvenir ; ou bien l'on a recours à la méthode que je pratique depuis longtemps, et qui, fondée sur la tendance de la mythologie grecque à l'anthropomorphisme, cherche, en remontant le cours des siècles, à réduire la part des dieux dans les mythes au profit d'une conception plus ancienne, celle de lazoolâtrie.

En l'espèce, on pourrait alléguer que les monuments assyriens nous offrent des exemples de vaincus empalés, écor-

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