Diodore
5. Der phrygische Flussgott (Kuhnert, ap. Roscher, s. v. Satyros, col. 478, 480).
Syrie, au moins cinq rivières qui portent son nom1; mais je n'accorde pas qu'il ait été cela dès le début, ni qu'il l'ait jamais été à titre exclusif. Si je rencontre, en Grèce, plusieurs rivières qui portent le nom d'Op/as ou de Dracon, je serai mal fondé à conclure que le serpent soit un génie de rivière. Au contraire, il paraît évident, à la réflexion, que la nature divine attribuée au serpent a conduit à localiser cette force mystérieuse dans une source, à qualifier de serpent, et non pas seulement à comparer au serpent, l'eau qui coule et serpente dans les vallées. D'autres rivières ou sources, à cause de leur rapidité, de leurs soubresauts ou d'autres causes, sont qualifiées de bouc (xdhcpoç), de taureau, de loup, de mule, de cheval (fons caballinus" , Hippocrène), et l'art grec, jusqu'à la fin, attribue à certaines rivières personnifiées, comme l'Achéloùs, un type tauromorphe3; on ne dira pas pour cela que le taureau qui enlève Europe, celui qu'aime Pasiphaé, celui que dompte Héraklès ne soient autre chose que des génies de sources. Aujourd'hui môme, en Bourgogne et ailleurs, l'imagination populaire place une sorte de gros serpent ou wiwre à la tête des sources et des ruisseaux; mais cette idée ne serait venue à personne sans le caractère sacré attribué à ce reptile, caractère dont les monuments gallo-romains portent témoignage '. Enfin, iVL Jessen a passé sous silence la principale difficulté du mythe : s'il met aux prises, pour des raisons « nationales », le Grec Apollon et le Phrygien Marsyas, pourquoi le dieu
1. Strab., p. 753 ; Polybe, V, 45, 8. Du fait que Marsyas est un nom de cours d'eau en Asie Mineure et en Syrie, Ramsaya conclu avec raison qu'il remonte à une époque très ancienne; mais rien D'autorisé à qualifier cette époque de « hittite. » (American Journal of arckaeology, 1912, p. 45).