‹ Cultes, mythes et religions (volume 2)Chapitre 149 sur 198 · Cf. Furtwaeogler, Masterpieces, p. 32, note · texte numérisé non relu

Cf. Furtwaeogler, Masterpieces, p. 32, note

Fig. 4.

Œuomaos, figure du froulon

oriental d'Olympie.

qu'ils s'occupaient à soutenir la draperie. Nicétas était si peu informé des choses de l'art qu'en décrivant l'Athéna, le bras droit étendu, il ne s'est pas aperçu qu'elle avait dû certainement tenir une lance qui, plus fragile que le torse, avait disparu avant son temps.

Le rapprochement, dû à M. Studniczka, de la statuette d'Athènes avec la figure du fronton d'Olympie, suggère encore une autre observation. Le geste de la main posée sur la hanche a quelque chose d'énergique et de cavalier; aujourd'hui encore, il ne paraît guère convenir aux femmes1.

En Grèce, on en trouve un fort ancien exemple, peut-être antérieur à l'QËnomaos d'Olympie (fig.4), dans le Silène dansant, acquis par M. Carapanos à Dodone2. Un autre exemple, également archaïque, est fourni par une figurine de bronze découverte en Calabre et conservée au Musée de Boston3. Comme spécimens de cette attitude prêtée à une femme, on peut citer la prétendue Bestia Giustiniani (collection Torlonia à Rome), peut-être de la même école que l'QËnomaos d'Olympie (fîg. 5)* et les Athénas énumérés plus haut, dont l'une au moins, celle de l'Acropole d'Athènes, est plutôt antérieure à l'QËnomaos. On en trouve aussi sur les vases peints à figures rouges de style sévère (fîg. 6). Faut-il penser que ce geste d'homme a été prêté à

1. Collé écrit en octobre 1755 {Journal, t. 11, p. 34), parlant d'une représentation de VOrphelin de la Chine avec costumes et décors chinois : « Clairon a affecté même d'avoir des gestes pour ainsi dire étrangers, mettant souvent une main ou toutes les deux sur les hanches. »

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