En dorien Tirupot, c'est-à-dire « boucs
5. Les Silènes montés sur des mulets ou des ânes ne paraissent qu'à l'époque alexandrine ; mais des Ménades chevauchant ces animaux se voient déjà sur des vases à figures noires.
ancêtres des Silènes', et des types analogues ont été signalés dans la glyptique mycénienne*, en Étrurie et même dans la Grèce classique, en Arcadie. Mais l'art grec archaïque eut beau transformer le Silène âne en Silène cheval : l'affinité du Silène et de l'âne resta si présente à l'imagination populaire qu'elle ne put jamais prêter au Silène d'autre monture que le quadrupède le moins noble. A la célèbre pompe dionysiaque de Ptolémée II, dont la description nous a été conservée par Athénée, plusieurs centaines de Satyres et de Silènes, compagnons de Dionysos, chevauchaient des ânes 3; on avouera que la présence d'autant de chevaux aurait pourtant relevé la cérémonie.
Dans la légende de Marsyas, le roi Midas, également phrygien, intervient à plusieurs reprises : il est juge entre Marsyas et Apollon; il protège Marsyas; il se récrie contre le jugement qui le condamne4; la rivière Marsyas sort d'une source que Dionysos a fait jaillir pour son favori Midas". L'un et l'autre sont associés à la Grande Déesse léonine de Pessinonte ; telle est peut-être l'origine des fables sur l'âne et le lion. Ch. Lenormant écrivait avec raison : « Le souvenir de Midas se lie encore plus étroitement à la religion de Cybèle que l'amitié de Marsyas »r'. Or, la légende de Midas aux oreilles d'âne ne laisse aucun doute sur sa nature primitive : qu'il ait ou non existé un roi Midas, le dieu Midas était un âne divin 7.
Midas, comme le peuple même des Phrygiens, a des relations avec la Macédoine; c'est là qu'Hérodote signale des jardins de roses, voisins de la source dite Inna8, c'est-à-dire