Martial, IX, 44; Pline, XXXIV
3. Friederichs-Wolters, Gipsabgilsse, n° 1781. L'hypothèse est de Hoffmann ; elle a été adoptée par MM. Overbeck et Furtwaengler.
4. Amelung, Nachwort zu den athenischen Plaudereien [de Gherbuliez] iiber ein Pferd des Phidias (Strasbourg, 1902), p. 32.
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tique. Le petit chef-d'œuvre qui voyageait dans les bagages de Néron devait avoir de tout autres qualités.
Pour juger du style de Strongylion, nous possédons seulement des documents numismatiques, les monnaies de bronze de Mégare et de Pagae au revers desquelles figurent deux images presque identiques d'Artémis courant. La déesse, vôtue d'un court chiton serré à la taille, les pieds chaussés d'endromides, court vers la droite en tenant une torche de chaque main1. Il n'est pas douteux que ces silhouettes reproduisent les statues mentionnées par Pausanias; d'ailleurs, au revers d'une des pièces de Pagae, Artémis est figurée sur un piédestal et, au revers d'une autre, sous un édicule à colonnettes et à fronton qui représente son temple.
Ce type d'Artémis court-vêtue paraît avoir été inconnu de Phidias et de ses contemporains. On ne peut affirmer qu'il ait été créé par Strongylion; mais les exemples les plus anciens que nous en connaissions dérivent certainement de ses œuvres. Nous savons aussi que ce type devint rapidement populaire et nous pouvons noter quelques étapes de son évolution. Ainsi, le temple d'Anticyre possédait une statue d'Artémis, œuvre de Praxitèle, dont la silhouette nous est connue par une monnaie : c'est une Artémis chasseresse, courant, accompagnée d'un chien, dont la parenté avec les Artémis de Mégare et de Pagae est évidente. Ainsi Praxitèle s'est inspiré de Strongylion. D'autres artistes reprendront le même motif qui deviendra, à la fin du ive ou au 111e siècle, celui de l'Artémis à la biche du Louvre. Toutes les Dianes court vêtues et s'avançant d'un mouvement rapide, que l'art de la Renaissance et l'art moderne ont multipliées, dérivent indirectement de la statue de Strongylion à Mégare, sculptée vers l'an 410 av. J.-C.
La sculpture du milieu du ve siècle nous est assez connue pour que nous puissions y découvrir l'origine du type d'Artémis, popularisé, sinon créé par Strongylion. Ce type dérive de celui des Amazones, telles que Polyclète, Crésilas
l. Journal of Hellenic studies, 1885, pi. L, A, I.
L;AMAZONE DE STRONGYLIOÎS
et Phidias les avaient représentées. S'il subsiste encore beaucoup d'incertitude dans la répartition, entre ces artistes, des motifs d'Amazones qui nous sont familiers par les copies romaines, il est hors de doute que les types de ces statues
Fig. 1. — Slatue d'Artémis découverte à Mélelin (Musée de Constautinople).
court-vêtues et laissant paraître de belles jambes remontent aux sculpteurs contemporains de Phidias.
Strongylion appartenait à la génération suivante, qui naissait au moment où Phidias et Polyclète étaient dans toute
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la force de leur génie, c'est-à-dire vers 440 avant J.-C. Il est problable que son Amazone, Yeucnemos de Néron, se rattachait étroitement à leurs créations ; son originalité consista à faire d'Artémis une Amazone et à lui prêter, avec le mouvement rapide de la chasseresse, le costume court et sommaire des guerrières de la fable. Le vêtement des Amazones du ve siècle n'est pas un emprunt fait à celui d'Artémis; la chronologie des monuments nous enseigne, au contraire, qu'Artémis emprunta son costume aux Amazones.
Ceci demande quelques explications. Sur les vases attiques à figures noires du plus ancien style, les Amazones sont habillées comme les guerriers grecs, sans aucune marque de leur origine étrangère. Dès le milieu du vie siècle, dans la céramique à figures noires, et, plus tard, dans la céramique à figures rouges de style sévère, on voit paraître le costume scythique des Amazones, le bonnet pointu la tunique collante, les anaxyrides ou pantalons collants. Ce costume est conforme à la doctrine, alors en faveur, qui faisait des Amazones des guerrières de la Scythie, habitant les bords du Pont-Euxin. Mais, entre 430 et 420, dans l'Amazonomachie qui décorait le bouclier de l'Athéna Parthenos par Phidias et dans celle de la frise du temple de Phigalie, construit par l'architecte du Parthénon, Ictinos, les Amazones sont représentées les jambes nues et vêtues d'un chiton court. Je ne puis expliquer ce changement que par l'influence d'un type dorien, celui de la jeune fille qui prenait part aux courses de vitesse à Sparte, à Olympie et ailleurs. Une statuette de bronze très archaïque, où l'on a reconnu tantôt Atalante, tantôt une jeune fille victorieuse à la course, a été découverte à Dodone et rattachée, par des raisons plausibles, à l'art du Péloponnèse*. C'est à cet art également qu'il faut attribuer l'original de la belle statue du Vatican qui représente une jeune fille court-vêtue au moment de prendre son élan*; la
1. S. Reinach, ap. Rayet, Monuments de l'art antique, t. I, pi. 17; Répertoire, t. II, p. 313, 2 ; Collignon, Hist. de la sculpt. grecque, t. I, fig. 165.
2. Arndt-Bruckmaaa, Denkmaler, pi. 521 : Helbig, Fuhrer, n° 384. On a voulu
L'AMAZONE DE STRONGYLION 395
copie romaine dérive d'un bronze appartenant au milieu du ve siècle. Ce type féminin de l'athlète fut d'abord prêté aux Amazones, peut-être par Polyclète, et puis, peut-être par Strongylion, à la vierge chasseresse Artémis.
Vers 1865, on découvrit dans l'île de Lesbos une statue en marbre plus petite que nature (haut. lm,07), d'une conservation presque parfaite, qui fut envoyée par Ismaïl-Pacha à Constantinople et déposée au Musée provisoire de Sainte- Irène, d'où elle a été transférée plus tard à Tchinli-Kiosk (fig. 1). Elle représente Artémis debout, court-vêtue, les jambes croisées, la main gauche appuyée sur la hanche, 1 bras droit posé sur une colonnette, les pieds chaussés de bottines de chasse ou endromides. Les jambes sont un peu fortes, la main gauche très lourde et les draperies traitées avec sécheresse; mais la tête, bien qu'elle ait subi un nettoyage brutal, est tout à fait charmante. Gomme il arrive souvent dans les copies d'originaux grecs de la belle époque, la tête a été travaillée avec grand soin d'après une maquette ou un moulage, alors que le reste de la figure était plus rapidement expédié.
Lorsque je publiai cette statue en 1885 ', j'insistai sur le caractère praxitélien de la tête et je fis valoir l'influence exercée sur l'ensemble par le type des Amazones attribuées à Polyclète et à Phidias. M. Joubin, dans son Catalogue du Musée de Constantinople, rappela également le souvenir de l'Amazone du Musée de Berlin, debout à côté d'un cippe sur lequel vient s'appuyer son bras droit.
Plus tard, M. de Schneider rapprocha la tête de cette statue de celle qui, découverte à Tralles, a été cédée au Musée de Vienne par l'amiral Millosicz*. Alors que M. Benndorf voyait dans celle-ci une Aphrodite1; M. de Schneider s'autorisait de la statue de Constantinople pour y reconnaître Artémis.
récemment y voir une danseuse, mais je crois que la désignation traditionnelle doit être inaiiiteuue.
1 American Journal of Archaeology, 1885, pi. IX.
2. R. von Schneider, Album der Antikensammlung (Vienne!, p. 3 et pi. 6.
3. Benndorf, Archaeologische-epigraphische. Mitlheilungen, t. IV, p. 66, pi. 1 et II.
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M. Benndorf avait signalé l'analogie de la tête de Vienne avec celle de l'Aphrodite de Milo et exprimé l'opinion que la première représentait une phase plus ancienne dans l'évolution du même type; il lui semblait d'ailleurs que la tête de Tralles était très voisine de celle de l'Hermès de Praxitèle.
Depuis quelques années, l'attention des archéologues s'est fréquemment portée sur les imitateurs de Praxitèle; maison paraît avoir un peu négligé ses prédécesseurs. Toutefois, presque aussitôt après la découverte de l'Hermès, on avait remarqué que cette statue se rattachait à l'Eiréné de Céphisodote, considéré, avant les Meisterwerke de M. Furtwaengler, comme le père de Praxitèle, et M. Kekulé, en 1882, avait prouvé que le profil de l'Hermès offre des analogies très sensibles avec celui d'un athlète de Myron. Mais entre Myron, mort vers 420, et Praxitèle, né vers 380, l'intervalle chronologique est trop grand pour qu'on puisse admettre une influence directe; les précurseurs immédiats de Praxitèle doivent être cherchés dans le groupe des sculpteurs nés dans la seconde moitié du ve siècle, groupe auquel appartient, comme nous avons essayé de l'établir, Strongylion.
Or, l'influence de Strongylion sur Praxitèle a déjà été démontrée ; nous avons rappelé, en effet, que l' Artémis de Praxitèle à Anticyre était une imitation de celle de Strongylion à Mégare. En présence d'une œuvre comme l'Artémis de Mételin, qui fait songer d'une part à Polyclète, d'autre part à Praxitèle, il est donc légitime de se demander si l'attribution à Strongylion n'aurait pas pour elle quelque vraisemblance.
D'abord, en ce qui touche le sujet et le motif, ce que nous savons de Strongylion ne fait pas difficulté. La statue de Mételin est, si l'on peut dire, une Artémis amazonienne ; or, Strongylion avait sculpté une Artémis court vêtue et une Amazone L'attitude au repos, les jambes croisées et la main sur la hanche, est celle d'un grand nombre de Satyres que l'on rapporte à un original de Praxitèle; il est donc raisonnable d'attribuer le même motif à un artiste dont Praxitèle s'est certainement inspiré. Le geste des jambes croisées et celui de la main sur la hanche paraissent déjà sur la frise du
L'AMiZONE DE STRONGYLION
Parthénon ' ; celui du bras appuyé sur une coionnette est celui de la Parthénos de Phidias comme d'une Amazone de Polyclète ou de son école (à Berlin). Donc, un artiste intermédiaire entre Phidias et Polyclète, d'une part, Praxitèle de l'autre, peut parfaitement avoir usé de ces motifs.
Fig. 2. — Tête de l'A itérais de Mételin (Musée de Constanlinople.)
Que la statue de Mételin ne soit pas la copie d'une statue de Praxitèle ou d'un de ses successeurs, c'est ce qui ressort avec évidence de l'étude détaillée de la tête, dont je dois des pho-
i. Michaelis, Der Parthénon, pi. XIV, 46; pi. IX, 1. Voir, pour des exemples plus anciens, plus haut, p. 3T6.
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tographies de grande dimension à l'inépuisable obligeance de Hamdi bey (fig. 2). Déjà, sans connaître ces grandes photographies, M. de Schneider avait rapproché la tête de Mételin de celle de Vienne, considérée elle-même, par M. Benndorf, comme plus ancienne que l'Aphrodite de Milo. Or, sans vouloir rentrer, à ce propos, dans la discussion toujours ouverte au sujet de cette célèbre statue, je ferai remarquer que l'opinion dominante, avant la publication des Meisterwerke de M Furtwaengler, plaçait l'Aphrodite de Milo entre Phidias et Praxitèle, dans les dernières années du vc siècle ou dans le premier tiers du iv°. Si la tête de Mételin doit être considérée comme un peu plus ancienne, on la placera nécessairement vers 410, époque de la maturité de Strongylion.
Vue de face, l'Artémis de Mételin ressemble à l'Aphrodite de Milo, mais elle a quelque chose de plus jeune et de plus virginal ; c'est Aphrodite avant 1 amoifr, avant Ares et Anchise. Le modelé des yeux et de la bouche est encore empreint d'une certaine sécheresse; la ligne des cheveux sur le front dessine un arc surbaissé et non un triangle, comme dans l'Aphrodite de Milo et dans les têtes féminines de Praxitèle. Les yeux sont peu ouverts, comme dans les têtes praxitéliennes, mais la ligne de la paupière inférieure n'offre pas le même contour arqué; les glandes lacrymales sont à peine indiquées et l'expression n'a rien de cette rêverie molle et langoureuse qui, même dans les copies romaines, est comme la marque de l'école qui se réclame du grand maître athénien.
La partie supérieure droite de la chevelure de l'Artémis a été sculptée dans un morceau de marbre séparé, que le sculpteur ancien a rajusté à la tête suivant une section plane. Il y a là un nouvel exemple de ces rapiéçages fréquents dans les copies hellénistiques d'œuvres grecques, comme celle de l'Apollon Choiseul-Gouffier au Louvre, mais assez rares dans les copies romaines. Cet argument peut être allégué pour vieillir l'Artémis de Mételin, qui semble bien avoir été sculptée avant 1 ère chrétienne et pourrait remonter jusqu'au nie siècle.
La vue de profil offre un premier trait caractéristique, la
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petite boucle de cheveux au-dessus de l'oreille. M. Arndt, qui s'est occupé de ce détail, n'en a pas trouvé d'exemple avant le milieu du ive siècle et croit qu'il faut l'attribuer aux copistes, là où la tête qui le présente est d'un style plus ancien. A cela je réponds qu'il se rencontre sur la grande tête en bronze du Cabinet des Médailles, la Tyché des Pari-
Fig. 3. — Statue découverte à Chaoud el-Batan (Musée de Tunis4).
siens, qui dérive certainement d'un original du ve siècle et de l'école de Phidias. D'autre part, nous connaissons des têtes du commencement du ive siècle, comme l'Aphrodite en bronze du British Muséum, découverte en Arménie, et la tête de jeune fille achetée par M. de Villefosse à Rome, où deux petites boucles symétriques émergent de la chevelure et descendent sur le front. Je mi demande si les boucles au-
1. Je donne ici cette reproduction d'une photographie que je tiens de M. Gauckler, comme spécimen de l'attitude au repos les jambes croisées. On en trouvera deux autres dans mon Répertoire, t. II, p. 315.
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dessus des oreilles, répondant au même désir de ménager une transition entre la surface accidentée des cheveux et le poli des chairs, n'ont pas été imaginées à la même époque et si l'on n'a pas tort d'y voir des additions de copistes, alors que ce pourrait être l'invention d'un certain groupe de sculpteurs aux confins du ve siècle et du ive.
Le profil de l'Artémis de Mételin est plus archaïque que ceux des têtes praxitéliennes. L'œil est placé plus haut, le bas du visage plus développé, la silhouette des lèvres et du menton plus énergique. La ligne du nez continue celle du front; cette dernière offre toutefois une saillie très légère qui se termine à la hauteur du sourcil, mais qui n'est ni précédée ni suivie d'une dépression Ce contour d'un caractère très particulier, dont la subtilité se dérobe à l'analyse verbale, se retrouve sur des vases attiques du beau style, en particulier sur des lécythes blancs1. Il existe bien une ressemblance générale entre la tête de Mételin, celle de l'Aphrodite de Milo, celles de Tralles à Vienne et de Cyzique à Dresde; mais la première offre seule ce profil un peu bombé qui semble avoir été de mode dans l'art attique pendant la dernière décade du ve siècle.
En résumé, l'examen de la statue de Mételin autorise à conclure que l'original est l'œuvre d'un artiste postérieur à Polyclète, antérieur à Praxitèle et pouvant être considéré comme un précurseur de celui-ci. Parmi les sculpteurs dont nous connaissons autre chose que le nom, deux seulement. Céphisodote et Strongylion, satisfont aux conditions énoncées : mais Céphisodote ne peut entrer en ligne, parce que l'Eiréné de Munich, copie d'une de ses œuvres les plus importantes, offre un caractère tout différent de l'Artémis. Reste donc Strongylion, qui, répétons-le, était un sculpteur d'Artémis et d'Amazones. Sans doute, nous sommes loin de
t. DumoDt et Pottier, Céramiques de la Grèce, pi. XX1V-XXV1I.
L'AMAZONE DE STRONGYLION 401
connaître, même de nom, tous les artistes considérables de la génération qui suivit celle de Phidias et les conclusions auxquelles nous sommes conduits participent toujours de Tincertitude qui pèse sur notre savoir si borné de l'histoire de l'art attique. Mais, dans l'état actuel de nos informations ou de notre ignorance, il semble difficile d'attribuer l'original de l'Artémis de Mételin à un autre artiste que Strongylion '.
1. J'ai émis cette hypothèse au commencement de 1903 dans mon Recueil de têtes antiques (texte des pi. 163-!64>. M. Lechat y a donné son adhésion, qui m'est précieuse {Rev. cril., 1903, 11, p. 88) : « Hypothèse des plus heureuses et qui mérite grande atteutiou, d'après quoi l'Artémis de Mételiu dériverait d'un original de Strongylion. » — Depuis, j'ai mis en lumière l'importance chronologique de l'indice mammaire (Revue des Études grecques, 1908, p. 13-38), qui, appliqué à l'Artémis de Mételin, dont les seins sont très espacés, confirme à merveille les conclusions auxquelles je m'étais arrêté en 1903.
Une Déesse syrienne l.
Un architecte d'un rare mérite et d'une activité infatigable, M. Armand, avait, au cours d'une existence bien remplie, réuni une collection choisie d'œuvres d'art originales et une immense série de dessins, de photographies et de gravures relatifs à toutes les époque de l'histoire de l'art. Ces documents, au nombre de 19.410, reliés en 130 volumes grand in folio, ont été légués par lui à la Bibliothèque Nationale et sont, depuis 1889, au Cabinet des Estampes2, où ils ont fait l'objet d'un inventaire détaillé de M. François Courboin, imprimé en deux volumes à Lille en 1895 '.
Au printemps de 1901, en feuilletant le tome XXXIII de cette collection, j'ai été surpris de trouver, aux pi. 8, 9 et 10, des reproductions d'une statue antique qui m'était complètement inconnue. Sur les pi. 8 et 9 figure, sous deux aspects, une tête de femme ornée d'un diadème, avec cette particularité que non seulement les orbites des yeux, mais les sourcils eux-mêmes sont évidés, comme pour recevoir des incrustations. La pi. 10 donne un dessin d'ensemble d'une grande statue de femme sans tête assise sur un trône, à gauche duquel est un sphinx à tête féminine diadémée ; cette tête est précisément celle que je viens de décrire Dans un coin de la planche la même statue est reproduite, par la photographie, à petite échelle; mais, cette fois, la tête féminine surmontant le corps du sphinx fait défaut (fig. 1).
1. Mémoire lu a l'Académie des Inscriptions, le 22 novembre 1901 (Revue archéologique, 1902, 1, p. 19-33).