‹ Cultes, mythes et religions (volume 2)Chapitre 187 sur 198 · ANONYME · texte numérisé non relu

ANONYME

dans The Nation (Londres), 26 février 1910 (fin d'un long article).

« Il est inévitable que dans un livre qui traite des intérêts humains les plus controversés, on trouve à critiquer plus d'un

DE BELLO ORPHICO 481

point. Mais Orpheus reste, à notre avis, un chef-d'œuvre dans son genre, un livre destiné à exercer une grande influence populaire sur les laïcs instruits. Aucun autre ouvrage n'essaye même d'accomplir la tâche dont il s'acquitte si pleinement, et nous doutons qu'il soit possible de trouver ailleurs un résumé aussi commode et aussi soigné même des dernières recherches de la science dans les domaines obscurs des religions celtique et germanique. 11 nous semble qu'Orpheus a été inspiré surtout par une idée pratique, celle de délivrer les esprits de la superstition et de la crainte et, en même temps, de protester contre les crudités de la vieille tradition voltairienne , si prompte à expédier les religions comme des inventions du sacerdoce. Orpheus tient le milieu entre le cléricalisme français et r athéisme français, avec une interprétation calme et objective de l'histoire à la lumière de l'évolution. Une pareille intervention doit servir, en France, la cause de la charité. Dans ce pays-ci (en Angleterre), il est possible qu'aux oreilles du lecteur ordinaire, Veirenicon de M. Reinach puisse avoir le son d'une provocation.

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