Cf. Th. Reinach, ap. Saglio, art. Musica, p
ont passé en grec. Pollux nous apprend que l'écrivain Apollodore de Carie s'était servi du mot [/.apaurcoç, [/.àpaurciov, signifiant sac ; d'autres grammairiens, Moeris et Thomas, mettent en garde contre l'usage de ce vocable, les Attiques disant (SaXâv-riov, que nous traduisons par bourse*. Cependant [jûpjutïoç se lit dans Hippocrate et dans Xénophon, deux écrivains qui ont vécu en Asie. Il est donc possible que [AxpGoxoq — dont le dérivé marsupiaux, désignantes animaux pourvus d'une poche pour la gestation, fait partie du langage scientifique depuis Cuvier — soit un mot asiatique" introduit en grec. On pourrait songer à l'outre que le Marsyas du Forum romain portait sur le dos3 et expliquer Marsyas comme « l'homme au sac » ou « l'animal porte-sac », désignation qui conviendrait certainement à l'âne. Mais il semble bien que [/.apcroxoç n'ait pas été le nom d'un sac quelconque, d'un sac de toile par exemple; c'est un sac de cuir. La racine de ce mot, commune à [xapjuTuoç et à Marsyas, peut signifier le cuir; celui de l'âne, au dire des anciens, est le plus épais de tous*. Beaucoup de noms d'animaux sont des épithètes; à Athènes, l'âne était appelé Le patient, [aé|/,vo)v, ailleurs xCXXtjç, signifiant le gris;\e mulet s'appelait opsùç, le montagnard. \\ est donc possible que l'âne, en phrygien, ait été qualifié de Marsyas « peau de cuir ». Le sac de cuir, attribut du Marsyas gréco-romain, ne serait autre, à l'origine, que la peau d'âne magique conservée dans la grotte de Celaenae et considérée plus tard, dans le cortège de Dionysos, comme une outre à transporter le vin. Ce ne serait pas le premier exemple d'un attribut divin qui aurait été autrefois le dieu lui-même : que l'on songe seulement au foudre de Zeus et aux épis de Déméter.
J'ai prononcé les mots peau d'âne, qui rappellent le pre-