‹ Cultes, mythes et religions (volume 2)Chapitre 45 sur 198 · Cf. Ovide, Pontiques, IV · texte numérisé non relu

Cf. Ovide, Pontiques, IV

mots techniques et insolites des deux langues et ce qu'on appellerait aujourd'hui les antiquités publiques et privées. Caelius avait énormément lu et voulait faire profiter le public de ses lectures '; chaque page de son volumineux ouvrage est remplie de citations, toujours avec le nom de l'auteur cité, rarement avec l'indication précise du passage. Or, au livre XIII, chap. I des Commmtarii, on lit ce qui suit : « Dans les fragments de Caecilius Minutianus Apuleius, il est dit qu'Ovide mourut aux calendes de janvier après avoir passé sept ans en exil, le jour même de la mort de Tite-Live, et que les barbares, après l'avoir beaucoup pleuré, lui élevèrent un tombeau devant la porte » -. Ce texte ajoute à celui qu'a cité Pontanus deux renseignements qui ne se trouvent pas ailleurs : 1° qu'Ovide mourut le 1er janvier; 2° qu'il mourut le même jour que Tite-Live. En revanche, il ne dit pas que le tombeau d'Ovide ait été élevé par souscription publique et il place ce tombeau devant l&janua, c'est-à-dire devant la porte de sa maison, alors que Pontanus, avec bien plus de vraisemblance, parle d'un lieu très fréquenté devant la porte de la ville. Mais le fait que l'on trouve dans les deux textes le mot tymbon et le même renseignement sur le tombeau élevé à Ovide par les barbares, ne laisse place à aucun doute sur leur parenté et l'identité de la source d'où ils dérivent.

En 1837, Merkel, le savant éditeur d'Ovide, déclara que le texte de Caelius n'était qu'un emprunt, masqué par quelques variantes peu heureuses, à celui de Pontanus. Je ne sache pas que cette assertion ait été discutée ; elle me paraît absolument inadmissible. Caelius n'avait aucune raison de ne pas citer Pontanus ou plutôt l'autorité de ce dernier, Georges de Trébizonde; il n'avait aucune raison de substituer le mot ianua 3.nx mots oppidi porta; il en avait moins encore de

\. Anliq. lect., VII, 29 : « Neque enitu bibliotaphi sumus, sed quicquid lectione varia compertuni nobis est, gratissimo auimo in litteras mittimus, publico studiosorum emolunaento. »

2. « In Caecilii Minutiani Apuleii fragmeutis observatum auuis septeiu iu exilio cousutnptis functuui esse fato Ovidiutn calendis jannariis, qua die Titus quoque Livius decesserit ; structura item illi a Darbaris per cnultas lacrymas tymbou aute jaauam ».

protendre, cette fois sans aucun appui de Pontanus, qu'Ovide était mort le 1er janvier, le même jour que l'historien Tite- Live.

Il y a longtemps que tous les savants se seraient mis d'accord sur ces textes et auraient conclu que Rhodiginus et Georges de Trébizonde ont recueilli indépendamment le même témoignage, si le savant de Rovigo n'avait cité, comme son autorité en la matière, les fragments de Caecilius Minutianus Apuleius, que Madvig, Merkel, Ellis et Crusius ont considérés comme unegrossière falsification1. Merkel et Crusius, chacun de son côté — car Crusius n'a pas connu le travail bien antérieur de Merkel — ont attribué cette falsification à Rhodiginus lui-même, opinion qui a été contestée, mais sans grande richesse d'arguments, par M. Camillo Cessi, dansun article resté inaperçu des philologues2. La question est extrêmement compliquée, aucun historien de la littérature latine n'ayant pris la peine de l'examiner, et j'avoue que, sur divers points accessoires, ma conviction n'est pas encore faite. Mais ce qui me paraît évident, c'est la bonne foi de Rhodiginus et l'ancienneté, au moins relative, de la source manuscrite qu'il a alléguée.

Le passage de Rhodiginus que j'ai transcrit continue par ces lignes, qui ont été plusieurs fois citées au xvme siècle : « Le même Minutianus nous apprend que Corvinus a été appelé Ibis par Ovide à cause de la saleté de cet animal, qui se donne des clystères avec son bec, et cela à l'imitation de Gallimaque ; il dit aussi que le poète fut exilé pour avoir surpris les amours incestueux d'Auguste3 ».

Voici encore deux renseignements qui ne se rencontrent nulle part ailleurs : l'ennemi qu'Ovide flétrit et maudit dans

1. Madvig, Opuscula, t. [, p. 1-28; Merkel, Prolusio ad Ibin (1837), p. 388; Ellis, Uvidii Ibis (1881), p. VI ; 0. Crusius, Philoiogus, 1889, p. 434.

2. C. Cessi, lntorno al falsificatore del traltato di ortografia, altribuito ad Apuleio, in Ateneo Venelo, janvier-février 1900, p. 52 et suiv. Cet article lu 'a été signalé par M. le professeur Novati, de Milau.

3. « Auctor idem Minutianus est, Corvinum ab Ovidio appellatum fuisse Ibin ex avis foeditate, cui ventrein rostro purgare insituua sit ; et hoc ex Callimachi imitatione; pulsutn quoque in exiliuni, quod Augusti incestum vidisset. »

84 LE TOMliEAU D'OVibE

Ylb's se serait appelé Corvinus; Ovide aurait été exilé pour avoir surpris Auguste dans un inceste. On remarquera ces mots : et hoc ex Callimachi imitatione, qui trahissent une connaissance peu commune de la littérature grecque; car ce que nous savons de Y Ibis de Callimaque repose uniquement sur une notice de Suidas (s. v. KaXXÇjxaxcç) et les scolies anciennes de Y Ibis d'Ovide.

Disons tout de suite que ces renseignements sont certainement erronés. L'ennemi d'Ovide ne pouvait s'appeler Corvinus; on connaît les Corvini de son temps, dont aucun ne répond aux conditions exigées par les allusions du poème. Il n'est pas moins absurde de penser qu'Ovide, ayant surpris Auguste dans un inceste, aurait souvent rappelé, dans les Juristes et dans les Pontiques, un épisode aussi déshonorant pour le vieil empereur. A l'article Ovide de son Dictionnaire, Bayle cite le texte texte d'Apuleius Minutianus d'après Rhodiginus ; Voltaire le cite à son tour, dans le Dictionnaire philosophique, sans dire d'ailleurs qu'il l'emprunte à Bayle. Mais alors que Voltaire inclinait à admettre cette explication de Yerror d'Ovide, Bayle, plus familier avec les textes antiques, l'écartait tout en la citant. Je ne perdrai pas mon temps à la discuter ; elle est ridicule. Mais je dis que ni cette légende, ni l'identification de l'ennemi d'Ovide avec un Corvinus, ne peuvent avoir été imaginées de toutes pièces par Rhodiginus. En effet — et cette raison pourrait dispenser de tout autre — si Rhodiginus avait été un mystificateur, citant un auteur imaginaire pour faire valoir son érudition, il aurait donné libre cours à cette manie dans son grand ouvrage; or, en dehors des citations d'Apuleius Minutianus, les Commentarii n'allèguent aucun auteur dont les œuvres ou des fragments authentiques ne nous soient connus aujourd'hui. J'ajouterai que le seul texte antique relatif à un inceste d'Auguste avec sa fille se trouve dans le Caligula de Suétone, où il est écrit que Caligula se disait le petit-fils d'Auguste par l'effet de cette union criminelle, dont sa mère Agrippine aurait été le fruit1;

1. Suétone, Caligula, XXIII : « Praedicabat... matrem suam ex incesto quod Augustus cuiu Julia filia admississet procreatam ».

or, il me semble impossible d'admettre que ce passage très bref, écho d'une parole extravagante de Galigula, ait pu suggérer à Rhodiginus l'idée d'expliquer ainsi la faute mystérieuse qui fit condammer Ovide à l'exil. Tout au moins aurait-il, à la même occasion, rappelé le texte de Suétone après avoir allégué celui d'Apuleius.

Angelo Mai et Osann ont relevé, dans les Commentarii, quatorze citations d'Apuleius Minutianus. La plus importante, pour la question d'authenticité, se lit au livre XXIV, chap. IV : «Cette orthographe (pulcer pour pulcher) paraît être adoptée par Caecilius Minutianus dans son petit livre sur l'orthographe, bien que cet écrit soit très mutilé et incomplet, criblé des blessures du temps et de l'incurie » l . Ailleurs, à plusieurs reprises, Rhodiginus se sert de cette expression : In Caecilii Minutiani Apuleii fragmentis comperi (ou observatum). Il ne dit pas expressément que ce manuscrit en lambeaux lui appartînt, mais cela ressort d'un passage du Dialogue sur l'histoire des poètes publié en 1545 par Giglio Giraldi (Lilius Gyraldus), lequel enseigna, comme Rhodiginus, à Ferrare '. Avant de rapporter le même témoignage sur la cause de l'exil d'Ovide, if fait dire à l'un des interlocuteurs du dialogue, Pison : « Écoute, je te prie, Lilius, ce que j'ai entendu dire ces jours-ci à un ami commun ; il affirmait avoir chez lui quelques fragments de Caecilius Minutianus Apuleius, où on lit à peu près ceci sur le poète Ovide. . .3 » . Suit le passage en question. Sur quoi Lilius répond : « Voilà une chose, Pison, qui n'est attestée que par un auteur inconnu de moi et par la bonne foi de ton ami » '*. Il résulte de là que Gyraldus n'avait pas vu lui-même les fragments d'Apuleius, mais qu'un de ses amis

1. « Quam tamen scribendi rationem (pulcer pro pulcher) coDsequi videtur Caecilius Minutianus in libelle- de orthographia, quamquam insigniter mutilato decurtafoque ac prorsum vetustatis et incuriae vulneribtis confosso ».

2. Cf. Osann, L. Caecilii Minutiani Apuleii de orthographia fragmenta, Darmstadt, 1826, p. xiv.

3. « Attende, qnaeso, Lili, quae ex communi amico his diebus audivi : is enim se domi habere affirmabat quaepiam Caecilii Minutiani Apuleii fragmenta, in quibus de Ovidio poeta haec fere inerant perscripta. »

4. » lstiusce, Piso, rei Qdes esto pênes auctorem adhuc niihi incognitura et amicum tuum. »

les avait entendu citer par Rhodiginus qui les possédait. Le témoignage de Rhodiginus sur l'état de ces fragments est formel : c'était un ou plusieurs morceaux « tout criblés de blessures dues à la vétusté et à l'incurie » et, en outre, incomplets à la fin {decurtatus) ; mais le début devait, semble-t-il, être conservé, puisque Rhodiginus donne le nom de l'auteur et le titre De Orthographia.

Un manuscrit en très mauvais état n'est pas nécessairement très ancien ; mais si Rhodiginus avait inventé de toutes pièces son Apuleius, comme le veulent Merkel et Crusius, il faudrait qu'il eût pris la peine de transcrire des notes de fantaisie sur des feuillets déchirés et mutilés. Comprendrait-on qu'il n'eût pas tiré parti de ce manuscrit, soit pour le publier intégralement, soit pour le vendre, s'il l'avait fabriqué dans une intention frauduleuse? Or, loin de là, les fragments possédés par Rhodiginus n'ont jamais vu le jour, bien que ce savant, vers la fin de sa vie, ait perdu sa place et soit tombé dans le dénûment1. Lorsque Gyraldus publiait son livre, Rhodiginus était mort depuis vingt ans (1525) et le manuscrit n'avait pas encore reparu.

Les citations d' Apuleius par Rhodiginus prouvent que le manuscrit intitulé De Orthographia contenait des remarques orthographiques et étymologiques, de courts textes d'auteurs et des gloses mythologiques. Le long passage sur Ovide autorise à croire qu'une des sources du grammairien affublé du nom d'Apuleius était un recueil de scolies sur Ovide, probablement aussi mêlées de fausse science que les scolies conservées sur Y Ibis, dont le rédacteur vivait probablement au vie siècle. Mais le prétendu Apuleius est plus récent. En effet, Rhodiginus (XIX, 10), après avoir cité le vers d'Ovide (Metam., VII, 383) :

Ophias effugit natorum vulnera Cambe ajoute ceci : « Planude a traduit ïambe, comme l'atteste Caeci-

1. Cf. Gamillo Cessi, op. laud., p. 51 et deux opuscules du même savant, que je dois à son obligeance : La data délia nascilà di Celio Rodigino, Rovigo, 1897 ; La cacciata di Celio Rodigino di Rovigo, Rovigo, 1877.

lins Minutianus Apuleius1)). Or, Planude vintà Venise en 1296 et sa traduction grecque des Métamorphoses d'Ovide, publiée pour la première fois au xixe siècle par Boissonade, porte précisément 'l£[tAr\ au lieu de Kâ^Sq. Alléguer ici une erreur de Rhodiginus est impossible: la citation d'Apuleius doit être exacte et elle prouve sa bonne foi. Ne se serait-il pas fait valoir davantage en alléguant le texte manuscrit de Planude, que personne n'avait encore publié? Il faut donc que l'auteur du manuscrit mutilé qu'il possédait ait vécu au xive siècle et l'on voit combien Bayle et Voltaire ont eu tort d'écrire — par suite d'une confusion avec un grammairien Apuleius cité par Suétone — qu'Apuleius Minutianus était « presque contemporain » d'Ovide. Mais quel que soit l'individu qui a compilé ces textes, il n'a pas cherché à tromper le monde, puisqu'il a cité un auteur aussi récent que Planude, et, d'autre part, il ne devait pas être un ignorant, puisqu'il pouvait lire un manuscrit grec et en tirer une conjecture sur le texte d'Ovide.

Si l'on se rappelle maintenant que Planude résida à Venise, que Georges de Trébizonde apprit le latin à Venise avec Guarino vers 1430 et que le môme Georges de Trébizonde, au témoignage de Pontanus, citait, vers 1450, comme l'ayant lu dans un « bon auteur », l'histoire du tymbos élevé à Ovide par les Gè-tes, on se demandera si le a bon auteur » n'était pas Planude lui-même, le véritable précurseur des humanistes de la Renaissance, le premier Byzantin qui se soit donné la peine d'apprendre le latin et de lire les auteurs de l'ancienne Rome. Planude a traduit en prose grecque les Métamorphoses et les Héroïdes d'Ovide ; ne peut-on lui attribuer avec vraisemblance une notice biographique sur le poète qu'il semble avoir pris en affection? Cette notice, aujourd'hui perdue, écrite vers 1300, aurait pu être connue de Georges de Trébizonde, comme du collecteur de notices orthographiques et autres dont Rhodiginus eut le manuscrit

1. « Quam Iambein traustulit Planude?, uti metniait Caecilius Minutianus Apuleius. »

entre les mains. Ce collecteur, sans doute un Grec, a dû également avoir connaissance de la traduction des Métamorphoses par Planude. Ainsi, les faits nouveaux allégués par Pontanus et par Rhodiginus remonteraient, en dernière analyse, à l'officine de Planude, ce qui n'en accroîtrait pas l'autorité historique, mais empêcherait de les considérer comme des mystifications négligeables de faux savants.

Pourquoi les notes de cet humaniste grec anonyme ontelles été citées par Rhodiginus sous le nom d'Apuleius Minutianus ? Je crois qu'on peut répondre à cette question; toutefois, avant d'en arriver là, il faut entrer dans quelques détails sur ce qu'il y a de plus obscur dans cette ténébreuse affaire, la publication des deux Apuleius par Angelo Mai et par Osann. Pour rester intelligible, je serai très bref.

Rhodiginus, comme nous l'avons vu, mourut en 1525. En 1566, le savant portugais Achille Statius (1524-1581) publia un commentaire de Catulle, où il cite une fois L. Caecilius Minutianus avec cette note : « Dans ces fragments, qui existent en manuscrit chez un petit nombre de personnes ' ». Donc, à cette époque, quarante ans après la mort de Rhodiginus, il circulait quelques copies (apud paucos) du prétendu Apuleius Minutianus. L'une de ces copies fut transcrite par Statius de sa propre main et léguée par lui à son ami Philippe de Néri; Angelo Mai la retrouva dans la bibliothèque Vallicellienne à Rome et la publia en 1823; Osann la réédita en 1826. Il n'est nullement dit que ce manuscrit soit la copie de celui que possédait Rhodiginus. Le titre est ainsi conçu : L. Caecilii Minutiani Apuleii grammatici de orthographia trium libro rum fragmenta. Dans le texte publié, connu par cette unique copie de Statius, se retrouvent cinq passages seulement — sur guatorze — parmi ceux que Rhodiginus a cités en invoquant l'autorité d'Apuleius Minutianus; les deux passages les plus importants, ceux qui sont relatifs à Ovide, tj font précisément défaut. La copie qu'a reproduite Statius était donc certainement incomplète ; ce n'était pas l'exemplaire de Rhodiginus ;

i. « la iis fragmentis, quae scripta exstant apud paucos. »

ce pouvait être une copie partielle et interpolée du manuscrit aujourd'hui perdu.

D'autre part, dès 1470, Tortellius, préfet de la Bibliothèque vaticane, cite plusieurs fois, dans son livre De Orthographia, un grammairien du nom d'Apuleius. Ce grammairien est l'auteur de deux petits traités, De nota aspirationis et De diphtongis, probablement du xe ou du XIe siècle, qui ont été publiés par Osann en 1826 d'après deux manuscrits du xve siècle à Wolfenbûttel. Or, ces opuscules contiennent des phrases identiques ou presque identiques à celles du De Orthographia copié par Statius et l'une au moins des citations empruntées par Rhodiginus à son Apuleius se retrouve dans le De nota aspirationis.

Que conclure de tout cela? Je n'entrevois que la solution suivante. Un humaniste a eu connaissance des deux petits traités d'Apuleius, dont il existait à Ferrare, en 1448, un manuscrit qualifié de vetustissimus par Nicolas Perotti • ; il en a tiré des notes qu'il a insérées dans les fragments que Rhodiginus eut plus tard entre les mains. Or, dans le texte copié par Statius, le premier alinéa, concernant la diphtongue «e, est précisément analogue au § 26 du De Diphtongis ; il est donc possible que, dans l'exemplaire lacéré de Rhodiginus, ce fragment initial ait été précédé du lemme : Apulei de orthographia, d'où l'idée que la collection entière des fragments était due à cet auteur. Mais pourquoi L. Caecilim Minutianus Apeleius, alors que le manuscrit connu d'Osann porte seulement le nom d'Apuleius? On peut supposer que le texte consulté par l'humaniste anonyme du xive siècle donnait le nom plus complètement; mais c'est résoudre une difficulté par une hypothèse qui ne s'impose pas.

Nous avons déjà vu que le prétendu Apuleius Rhodiginus, publié par Mai d'après la copie de Statius, n'est certainement pas identique au manuscrit que possédait Rhodiginus en 1516, mais que le manuscrit et la copie offraient pourtant des parties communes. Le manuscrit de Statius est un maga-

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