‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 104 sur 345 · Revut celtique, 1901, p · texte numérisé non relu

Revut celtique, 1901, p

f. Od peut toujours BOOfcer i ua Cullure-hero du défrichement. Sur le «ecoocl.autel de Noire-Dime [Calai, sommaire, p. 33, d. 351). on trouve, btcc an gtgte analogue, Hercule aballsut uu lerpeul, sub-e eiploit servaut K rendre babitable un pays encore iauvaffe et iofesti. "• M, d'Arbois de Jubaju. tille a essayé d'expiiqui^r cesQ^ures par des épisodes de la uijlhologie irlandaise; voir la Revue celliqu; 1907, p. ^l.

S. GriTBud, Recueil, pi. XV; l'identifleitlon avec Mercur<; esl assurée par . 1h alieroDS, bien que l'on trouve une autre image de Mercure (avec Apollon I M BoimerU) sur le niËoe moaunienl.

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gaulois est polymorphe^ parce que la conception très large qu'avait de lui la religion indigène ne concordait qu'en partie avec celles du Mercure italien, de THermès grec; sur les monuments, il doit d autant plus revêtir des aspects variés que toute tradition figurée faisait défaut en Gaule et que les artistes du premier siècle ont dû tantôt s'inspirer directement de la légende, tantôt chercher des modèles dans les arts de la Grèce et de Tllalie.

Comme la découverte de Fautel do Trêves, confirmant le témoignage de Tautel de Notre-Dame, a permis d'établir des relations étroites entre Ësus-Mercure et le taureau aux trois grues, Tarvos trigaranos, il semble, au premier abord, qu'une ingénieuse théorie, autrefois exposée par le baron de Witte, doive tirer de là un surcroît d'autorité. Cette théorie a été résumée plus d'une fois; elle n'a jamais, que je sache, été critiquée; il me semble opportun d'y consacrer ici quelques mots.

Suivant Jean de Witte\ la Gaule aurait adoré très anciennement un dieu taureau à trois têtes, Tptxapr^vo;; ce serait le Tauriscus qu'Ammien Marcellin, d'après Timagène, désigne comme ayant régné sur les Gaules, en môme temps que le triple Géryon — autre Tpt/.apr^vo; — dominait en Ibérie. La légende de ce triple Tauriscus serait attestée à la fois par les dieux tricéphales de la Gaule, par les images de taureaux à trois cornes que l'on découvre dans le même pays, enfin par le taureau aux trois grues, Tarvos trigaranos^ de l'autel de Notre-Dame, trigaranos étant une modification, par élymologie populaire, de tricaraiios et cette modification ayant eu pour conséquence la représentation plastique des trois grues sur le taureau. On pourrait donc aujourd'hui reprendre l'hypothèse du baron de Witte en la complétant par celle de l'identité du tricéphale gaulois avec Mercure. Ce vieux Mercuretaureau tricéphale, le Tauriscus de Timagène, se serait

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