Hieron. in Ezech., VHl, 13 et EpiU. 58 {ai. 13), n
d'Alexandrie et dans Méliton de Sardes. Le fait que le nom de Thamuz ne se rencontre pas dans les inscriptions syriennes n'est pas surprenant, car celui d*Adonis ne s y lit pas davantage; on paraît avoir éprouvé quelque scrupule à écrire le nom du dieu que Ton adorait et on le remplaçait par des épithètes laudatives.
Quelqu'un pourrait objecter que les Adoniastes établis dans rUe de Paxos auraient dû pleurer Thamouz en langue syrienne, ou pleurer Adonis en langue grecque, tandis que mon hypothèse oblige à admettre qu'ils invoquaient Adonis sous son nom syrien et qu'ils annonçaient sa morlen grec. Mais, d'abord, Adonis n'est pas plus grec que Thamouz; c'est un nom sémitique signifiant « le Seigneur », hellénisé par une désinence. En second lieu, dans un chant funèbre, un thrène, dont la valeur est non seulement liturgique^ mais magique, puisqu'il s'agit d'assurer la résurrection du dieu en pleurant sa mort, je trouve fort naturel que des Syriens parlant grec aient conservé le nom local ou spécial de leur dieu Thamouz, sous lequel on l'invoquait en Syrie.
L'épi thète de [Asya? et ses superlatifs, jxsYtîTo;, TpuixfY'.j-rs;, [klyoLç xal [ji.£Yaç, sont très souvent attribués à des dieux, en particulier à des dieux orientaux* ; il y a même des divinités, comme les ©sol jjLsvaXit, la lAsvaXt; M^jTr;p, qui n'ont guère d'autres noms usités que ces épithètes. Renan a supposé, avec toute vraisemblance, que le |x£y'j"^? ^"; d'une inscription do Kalaat Fakra près de Byblos n'était autre qu'Adonis». Dans les invocations entendues par les passagers du navire, j'admets qu'Adonis-Thamouz recevait l'épithète de ^rr/ix^Yo^, qui est synonyme de \Liy{T:o^. Je ne connais pas, il est vrai, d'exemple de l'épithètexaviASY^; appliquée à Adonis; mais dans
1. Voir brncbmaoD, EpHhela Deorum, Leipzig, 1893, et Tarticle Megisioi du Lexicon der Mythologie,