‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 118 sur 345 · I.AUTEL I»K M^VILLY m · texte numérisé non relu

I.AUTEL I»K M^VILLY m

A Tégée, dans le Péloponnèse, dîl Pausanias', il y avait, Bur la place publique, un templed'IIitliye, l'accoucheuse divine, avec une image de la déesse qu'on appelait Aôyi) h -j-ovaTiv, Aurfé à genoux. Cetts statue avait aussi son histoire. Aug;<?, liUe du roi de Tégi5e et prêtresse vouée au célibat, devint enceinte des œuvres d'IIéraklès; son père, irrité, la livra au hatelier Nauplios, avec ordre do la conduire on mer et de la noyer. Comme Nauplios entraînait Auge vers sa barque, elle tomba sur ses genous à l'endroit, dil Pausanias, où est maintenant le sanctuaire d'Iliihyc et y accoucha dans cette position d'un enfant mâle. — Ici encore, la vue d'une statue dans Inttitude af/enow/lér a été le point do départ de la légende*.

Le troisitme exemple nous sera lourni par Ovide'. Dans le viens temple de la Fortune Primigenia sur le Palatin, on voyait la slatuo d'un homme assis, entit-rement recouverte d'une toge qu'il était défendu de soulever. Cette statue, disail-on, élait celle du fondateur du temple, Servius Tullius. Main pourquoi la toge qui le cachait ? Ovide propose plusieurs explications, entre lesquelles il n'ose choisir :

... sed cauia lalendi Discrepal <ft dubium me çuoque mentis habet. La déesse, qui avait eu des faiblesses pour Servius, a peut-être été prise de honte à sa vue :

ÎS'unc pudet et vultus velamine celât amatot.

I. PauMDlM, VIII, tS, 5. Cr. MorgoulietT, Monuments nntiquei rrpré^entant dti ictnei d'accoue/iemml, farU, IB93, p. SI.

:. Si cette allitude arnit été aimplemeot celLe de la prière, elle n'aurait pu donui lieu à de» etpllcationa auaai compliquées. — Oq a pensé fort arbltralremeat que les nixi dii du Capitole à Rome, qui pag9ai(>ul pour prédder aui efforts des parturientea (Crstus, p. 17i b), étaieut la Dsmia et l'Auieaiad'Athèaei, plus l'Auge de T«gée(SchweQk, Mythologie der KSmtr,p. ISO). Suivant Festuf, qacIques-uQS préteadaientque ces statues araient élé appariées d'Orient par M. Aciliui, après sa victoire sur le roi de Syrie Antlochus. Le nom populaire de nijcidi'i û*a, bien euteadu, qu'un rapport verbal aiec le nfzuide raocouchemeni. Ninu est k fixux comme 'nigere i figtre ; le urim bien connu de Nigidiu* répond a celui de la fceos Figidia. Or, 'nifor, pour 'gnigor, a dA slKaiOer i'agtninàlltr, acte que le latin classique exprime par nne périphrase. Cf. mon «rllda Nixi Dii dans le Dielionnnirf df AnlufuiUn.

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