Ibid., 193E
}. Orelli, D> 1S69,
l-AlITKr. DE ÎHAVILLV
aujourd'hui, app^rlenait à M"' la comtesse de La Loyère lorsque l'autel fut moul(5 pour Saint-Germain'.
MS L'AFTEL DE MAVILLY
se continue sur le di^ înft^rieur ; partout ailleurs, le dé inférieur est couronné d'un potit rebord faisant saillie, qui sépara nettement les personnages flgurés sur les deux registres'.
Il est probable que le sculpteur, aprës avoir exécuté la face reproduite sur la fig. i, trouva que cet enchevêtrement de lignes lui créait une difficulté et renonça à ce système pour les trois faces qui lui restaient à décorer.
Dès 1772, dans son Hislairede la ville de Beaune, Gandelot publia et tenta d'expliquer les figures de l'autel de Mavilly*. Après lui, MM. Flouest, Bulliotct Thiollier les ont dessinées et décrites sans les comprendre'. Flouest avait renoncé à toute interprétalion; je fis de même, en {887, dans mon Catalotfue sommaire du Musée de Saint-Germain (p. 34). Tout d'un coup, vers la fin de 1890, je trouvai ce qu'on avait cherché vainement, sans doute parce que la solution du problème était trop simple : les douzes ligures de l'autel de Mavilly n'étaient autres que les douze dieux consentes*, associés à un treizième dieu, te serpent criocéphale, qui est spéciliquement gaulois. Ma petite découverte fut soumise à l'Académie des inscriptions et j'en lis l'objet d'un article, accompagné de deux héliogravures, en tête de la Revue archéologique de 1891.
Des douze divinités représentées sur l'autel, il y en a neul dont lesaltribuls ne laissent place à aucun doute : ce sont Jupiter, Neptune, Vulcain, Mars, Mercure parmi les hommes;
1. Lob arèl«a des quatre tacea du dé (upërieur ont été reœpliicéeB par dei pans coupas; sur Jeux d'eatre eux eel groislèrement BgureuD bouclier oiale(?).
2. Voici un apéoimen de ce» ineptie* : • Le d<> I nous rcpréseat« ua devin ou augure, teoaQt ua IWre contre sa poitrine,- on volt un coq sur 1*4pDule gauche, une JeTrelte A ses pieds, dans une attitude vive et animée; elle semble aboyer. Devant lui eil un Jeune Druide, le» mains sur les yeux à demi-fermés; il lui apprend apparemment les règleB de la divtoatioo. etc. ■ (Gandelot, Histoire de la ville de Beauté et de sea antiquités, DljOD, 1772,
3. Ploueet, Deux tlèle» de Larairt, p. t9 ; BnlRot Bt Thiollier, llémoiitt de la 3oe. Èduenne, t. XVII (IS89), p. 157.
4. Je rappelle nue fois de plus len vers d'Ennlua cités plus haut :
Jana l'esla Èiinerta Ctrtt Diana Veniu Mars Ittrevrius Jovï Ntplunus Volcanut, Apollo.
^^^^ L'AUTEL DE MAVILLY W3
^b)iane, Vénus, Minerve, Junon parmi les femmes*. Comme il B^ne reste qu'un dieu el qu'une figure virile, force esl de recon-
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