‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 123 sur 345 · C(. «M-barJ, Akaiitmitcht AbhandUitftK, t. I, p. 157, MI · texte numérisé non relu

C(. «M-barJ, Akaiitmitcht AbhandUitftK, t. I, p. 157, MI

L'AUTEL DE HAVfLLY

tes copies groBsiëres, mais fidèles, des plus (Dents religieux de l'arl romain.

Fig. 3. — Croquis des iiualrc tacea de l'aoUI de UaviU; (CAte-d'Or).

fievenonsjà Vesta. Le geste do se cacber tes yeux avec les

taina est absolument sans autre exemple dans l'art antique;

lais il en est quelquefois question dans la litlOrature. On se

cache les yeux par pudeur : c'est lo cas des images de Vesia

dans Ovide et d'un personnage du roman d'Ëumathe'. On se

cache les yeux quand on éprouve une vive douleur : telle

KatuaUie (Euatstlie Macrembolitiaia), S, 6, 3.

aw L'AUTEL DE MAVILLY

Éleclre, dana Ovide, à la vue de la ruine d'IHon'.On se cache les yeux quand on a peur : tels le vieillard de la MosCellaria, menacé de voir un revenant*, et un personnage du roman d'Achille Talius, au cours d'une opération de haute magie".

De ces ditfércnls motifs, il n'en est aucun qui puisse dire rai- Bonnablemcnt allégué pour expliquer l'attitude d'une statuette de Vosta. Il faut chercher autre chose.

Vesta est la déesse du foyer ou peut-être, plus anciennement, la déesse du feu. Si l'on dit qu'il n'y a pas de fumée sans feu, il est également vrai qu'il n'y a pas de feu sans fumée. Or, le geste naturel d'une personne placée auprès d'un feu qui fume, c'est de se proléger les yeux avec les mains. Donc, l'attitude de la Vesta albaine peut s'expliquer par la nature de ses fonctions : c'est un geste très réaliste et. par cela mâme, très conforme k l'esprit des Italiens non hellénisés.

Mais ceci, heureusement, n'est pas une simple hypothitse : il y a des textes qui i'appuïenl, du moins indirectement. On connaissait, à Home, un très ancien dieu, nommé Caeculus, qui passait pour le héros fondateur de Prénestc; il était né d'une étincelle du foyer familial qui avait fécondé le sein de sa mère et passait, en conséquence, pour le filsde Vulcaïn*. Dieu du foyer lui-même, sorte de Vesta mâle du culte de Prénesle, il devait son nom do Oaeculus, nous disent les scholiastes de VÉiiéide', k la petitesse de ses yeux clignotante), fatigués par la fumée : Caecuhts autem ideo quia oculis minoribus fuit, quam rem fréquenter efficit fiimus.

On ne connaît pas de divinité latine du nom de Caecula, mais il existe une parèdre féminine de Cacus ; elle recevait, à Rome, un culte analogne à celui de Vesta, qui lui était rendu par les Vestales'. Sœur de Cacus, elle était GUe de Vulcain, par suite aussi sœur de Caeculus. Elle et lui formaient, dans

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