‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 13 sur 345 · Cf. plus haut, p. 8 et aotc · texte numérisé non relu

Cf. plus haut, p. 8 et aotc

A PROPOS DE U CCfilOSITË DK TiBËRE

première partie n'est pas postérieure à l'an 150'. Les preuves qu'il en donne n'ont piis été rérutéespar M. Harnack qui, d'ailleurs, ne parait pus connaître les savants écrits du théologien Trançais.

2» Le rapport (anaphomj de Pilale à l'empereur s'est conservé sous plusieurs Tormes. De ces rédactions, il en est une dont la simplicité surfit à prouver l'aocienneté et qui oITre des liens de parenté indiscutables avec les 'locuments allëj^ués par saint Justin et par TerlullîeD'. La lettre est adressée à l'empereur Claude : Il:vT!5î nrAOTo; KXauîiw ^affEiv;

3" Vers 150, dans trois passages de son Apologie', saint Justin parle des actes de Pilate relatiTs aux miracles et à la Passion de Jésus; il ne dit pas qu'il ait vu ce document, qu'il Tait tenu en main, mais ilen parie comme d'un témoignage qui devait exister, à la disposition des Romains qui voudraient y recourir (StJvasOj {MiBeTvj .

4" Vers 200, dans deu^i passages de son Apologétique (5 et 21}. Tertullien mentionne un document reçu par Tibère et le Tait une fois en ternies si précis, avec tant de détails, qu'on y reconnaît sans peine une pièce analogue [mais non identique) h l'anaphora sous sa forme la plus ancienne.

Le silence d'flrigène et de Clément d'Alexandrif ne prouve rien, sinon qu'ils n'ont pas été dupes de certains faussaires; ils écrivaient l'un et l'autre pour des gens qui avaient reçu quelque éducation historique.

M. Harnack a proposé, au sujet du rapport de Pilate, une théorie ingêDieusc, maïs, h mon avis, inadmissible. Suivant lui, il n'y aurait jamais eu de rapport .lUthentique; mais Justin, très crédule, en aurait pos'u/'' un sans le connaître; TerluUien, lecteur de Justin, aurait brodé sur les phrases du rhéteur grec et enfin, sous Maximin Daza, afin de répondre au rapport impie que faisaient circuler les païens", un Grec aurait fabriqué le rapport que nous avons au moyen de la traduction grecque, utilisée par Eusèbe, de l' Apologéli^ue de Terlullien ',

). M, Nicol»», Eludet sur Its Étrani/iUi apocrgphfs, p, 388. Un maaaicrit de latraducUoD laUne ilea Aclu de Pitate prâteod qu'elle tut rédigée parinlnt AmbroUe, d'après l'urigiaal découvert daua le prattorium de Pilate [ibi4., p. 371).

S. Voir le» teites juita|ioséi dans tiarnack, Chronol., I, p. fiOS.

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