‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 131 sur 345 · PautftQ., Vlll, a, 3, Lt. PolTb., IV, S · texte numérisé non relu

PautftQ., Vlll, a, 3, Lt. PolTb., IV, S

D., Vlll, as, 3 : cr. lo Uxi'ton de RoBcher, i. v. Hagna.

222 L*ARTÉMIS ARCADIENNË

Creta Jovis magni medio jacet insula ponto ; Mons Idaeus ubi et gentis cunabula nostrae^.

Si les déductions qui précèdent sont exactes, il en résulterait cette conclusion aussi intéressante qu'imprévue : la figure grossièrement sculptée, vers Tépoque de Tibère ou de Claude, sur un autel de la Côte-d'Or, remonterait, par une longue série d'intermédiaires, au prototype de la gracieuse image que nous a rendue un des laraires de Minos.

1. Virg., jEn,, UI, 104; cf. Propert., IV, 1, 27 : Jdaeum Simoenla, Joins cunabula parvi.

« Pourquoi, dcmandu Plularqu» au chapitre xsx vu des Qtii^stioines, parmi les olFrandes quo l'on fait aux diuux, n'y a-l-il que les dépouilles prises sur les ennemis que la coutume ordonne de laisser consumer par le temps, sans qu'on en prenne soin ni qu'on loti répare'? <> Les questions posées par Plutarque sont toujours dun grand intérêt, précisément parce qu'elles se rapportent h des usages que personne, do son temps, ne savait plus expliquer; mais les réponses qu'il propose sont généralement absurdes, parce qu'il essaie d'ln> terpréler des usages religieux très anciens par des idées de son temps — philosophiques et, pour ainsi dire, laïques. En l'espèce, il allègue deux solutions du problème : ]* La disparition des dépouilles ohlitère U gloire des exploits qu'elles commémorent et encourage à des exploits nouveaux; 2° il y aurait quelque chose d'odieux à perpétuer le souvenir de luttes sanglantes; aussi, chez les Grecs, blàma-Lon les peuples qui osèrent les premiers ériger des trophées en pierre ou en bronze'... 11 suFlit d'indiquer le sens de ces deux réponses pour être dispensé de les discuter,

.\ujourd'hui, la question posée par Plutarque est de celles qito la science comparée des religions et des coutumes permet de résoudre à première vue. Si, chez les Romains, on ne répare pas les trophées, c'est parce qu'ils sont revêtus d'une

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