‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 132 sur 345 · I. [Rrvue arcMologigue, 19l>8, I, p. *2-H · texte numérisé non relu

I. [Rrvue arcMologigue, 19l>8, I, p. *2-H

S. Plutarque, Quant, rom.. e. 37. p. 2;J7 e (Bétulaud. t. Il, p. 32). Le teile «it iDcerUÎD *ur uu polot (npaax\jvElv ilau» le bvus de prendre join) ; maii 1& ûgnill cation géuérale de In pliraiu u'est pad douleuae.

3. Cf. Cic, D* Invent.. II. 23. SU; Diod. Sic. XIII. 21; flut.. AIM., 19. L'uuge des trophéei métallique! le gJuiraliM plue tard en Grice ; mali lei Mactdoaieua n'élevèreat Jamais du Iraphtles d'aucune aorte (Pau*., IX, iO, 9)

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sainteté particulière qui en rend le contact périlleux, comme — pour ne citer qu'un exemple — Tarche d'alliance chez les Hébreux, avec cette dilTérence que la sainteté de Tarche d'alliance tient à sa destination môme, tandis que celle des dépouilles prises sur rennemi est adventice et résulte des circonstances qui les ont fait changer de mains après le combat.

Chez les Romains des anciens temps, qui n'élevaient pas de trophées sur les champs de bataille S nous voyons les dépouilles des ennemis suspendues dans des temples et autres édifices publics, dans des maisons privées et à des arbres, en particulier à des chênes. Ce dernier mode d*exposition. dont il est question dans Virgile* et dans Stace', est évidemment le plus archaïque; il n'était pas encore oublié au premier siècle de TEmpire; témoin le passage fameux oii Lucain* compare Pompée à un vieux chêne mort depuis longtemps, sans feuillage, qui, debout au milieu d un champ fertile et chargé d'anciennes dépouilles, exnviae veteres, demeure, malgré sa vétusté et sa caducité, un objet de culte. Si, en pleine campagne, un arbre plusieurs fois séculaire pouvait ainsi rester chargé de dépouilles, sans quelles tentassent la cupidité des passants, c'est que ces dépouilles étaient protégées contre tout contact parla sainteté qui s'y attachait; et si elles restaient suspendues aux branches mortes d'un vieux chêne presque pourri, sans qu'on eût lidée de les transférer sur un arbre encore vert, c'est que le support des dépouilles était aussi sacré que les dépouilles elle-mémes ; le temps seul et les accidents naturels pouvaient les réduire en poussière : la main de l'homme n'y devait pas contribuer.

Les dépouilles de guerre suspendues dans les maisons des

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