‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 135 sur 345 · Cf. nernwj. t. XIII, p, Uî · texte numérisé non relu

Cf. nernwj. t. XIII, p, Uî

siste à brûler les ilt^pouilles des ennemis' ou à les suspendre à un tronc de chêne i^levf^ sur un tertre' ;

Ingenlem quercum decitis ttndique ramii Comtituil lumulo fulgenliague induit arma'. Je ne connais pas de texte indiquant que les Romains, comme les Teutons et les Cimbres, aient jeté des ilépouilles dans lies lacs et des marais; pourtant je crois qu'ils ont dû pratiquer cet usage, non seulemr?nt parce que les lacs de l'Italie ont reçu des quantités lioffraniles. utipites, mais parce que, lors de la reconstruction du Capilole par Vospasien, les aruspices, familiers avec les coutumes les plus anciennes, ordonnèrent de jeter ilans les marais, pour les soustraire it tout emploi ultérieur, les débris du vieux temple incendié'.

Les Romains ont pu fort bien, à l'époque historique, vouer d'avance k tel dieu les dépouilles de l'ennemi, comme le fît Fabius au moment d'attaquer les Samniles'; mais, en exécutant cet engagement après la victoire, lorsqu'ils détruisaient le butin au lieu de le conserver, ils obéissaient à un usage dont le caractère primitif s'était obscurci. Quand, d'autre part, ils voyaient les Etarbares agir de mùme, ils pensaient que ceux ci offraient des sacrifices à leurs dieux, parce qu'ils ne pouvaient plus se représenter un état primitif où le sacrifice était tout autre chose qu'une offrande à quelque divinité. Toutefois, dans nn passage tout au moins, Tite Live semble avoir éprouvé un scrupule à cet égard. En 176 av. J.-C, les Ligures s'emparèrent de Mutine et y GrenI un grand butin qu'ils anéantirent, c Ils tuent les prisonniers après les avoir hachés en pièces [etim foeiia iaceratione tnlerficiunt); dans les temples, ils font une

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