‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 136 sur 345 · I. V\Tt.,Atn.. XI · texte numérisé non relu

I. V\Tt.,Atn.. XI

!. Le ehéae do Lucniu, tublimts in ogro, eal sablimU parce iju'il s'ÉIùto sur m lerlre {Phara.. I. I3i>).

S. Virg., Atn.. XI, S.

t. Vt retiquiae priofis dtlubri in palada avtlierrntur (T«^., Uni.. IV. Bî). S. Lit. X, 39. It-IB.

boucherie d'animaux plutôt qu'un sacriliee (pecora in fanit trucidanl verius passim quam rite sacrificant). Enfin, apr^s le carnage des (îtrea animés, ils tournent leur fureur cinlrt- les objets sans vie; ils brisent contre les murailles des vases de toutes sortes, plutôt faits cependant pour l'utilité que pourl'ornenient' u. Ainsi les Liguresse conduisirent commeleBCimbrcs et les Teutons soixante-dix ans plus tard; ils tuèrent et brisèrent tout avec une telle rage de destruction que Tite Lîve hésite à qualifier ce massacre de sacriHcc [trucidant vertus quam sacrificant). En elTel, parler en pareil cas d'un sacrilice serait abuser des mots ; il ne s'agît ni d'un sac n lice-don, ni d'un sacrifice d'expiation ou de communion; c'est purement et simplement l'exécution d'une sorte de mise hors la loi, de herem, pour employer l'expression de la Bible qui nous fournit des exemples équivalents.

Avant de passer à ces exemples, qui sont très instructifs, je dois dire un mot du rite qui consiste à empiler les dépouilles ennemies sur le sol sans les brûler. Je n'ai pas trouvé de texte qui atteste ce rite en Italie ; mais un passage très important de César, dans la Guerre des Gaules, l'attribue aux Gaulois, dont la civilisation, à l'époque de la conquête, offre plus d'une analogie avec colle de l'[talie primitive. « Mars, dit César', est l'arbitre de la guerre. Très souvent, quand les Gaulois ont résolu de combattre, ils font vœu de consacrer à Mars les dépouilles de l'ennemi. Après la victoire, ils immolent le bétail qu'ils ont pris; le reste est déposé dans un endroit déterminé. Dans beaucoup de ciiés on peut voir dos lieux consacrés où s'élèvent des monceaux de dépouilles [harum. rerum extructos tumulos) ; il n'arrive guère qu'un Gaulois ose, au mépris de la religion, cacher chez lui une partie du butin, ou enlever quelques objets du dépôt; la peine de mort, précédée des tortures les plus cruelles, est réservée h un pareil crime, n César a bien

1. LW.. XLr, 18 (Gaucher, l. IV, p. 292) tianiDia eranl parittibus adfligunl, vata omnii generii t mtnlo in iptciem /acta.,. (allusion a U (Icslractioa d CorlDthe parMummlosï).

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