Tftoqaerey, ibid., t. II. Suppl., p. ar
4. Cr. Didoehé.W et V (oO «oiivati: timo-. ii peopà); Comt. Apoat-,\\\, 3; Spiêl. Barnahae, XIX, t l(ur rsTorteineiil). Cbiloo coDciamae l'avortetneDt {WeDdI&nd, Btilragt. p. 37) et Muioniu» le» fraudea coujiigslei (M. Heose, - . M).
5. Je vois &Tec plaisir qu'uu de« plui ssvaotï docteurs de l'E([liie romaine, ., l'abbA Loiiy. accorde aulourd'liui que la morale prlmitîTe etl • un kjitime
de tabou», c'eet-i-dire d'IutcrdictioDs juiliBëes par nu motif rxligieus • \Rnut trili^ue, 30 décembre 1905, p. SUS).
6. Cf. Zfliler, Ge.cA. der l'htlosuphit. 1' p. *19, *Ï6 ; II, p. 891. 'î. Plat., Phatd., p 61 B; ot. Gorsias, p. 493 A.
goricien Philolaos défendait le suicide, ajoute comme motif l'argument enseigné dans les mystères (6 âv àicoppiQToiç XeY^ixevoç Tcepl xjTwv Xoyoç), à savoir que le corps est une manière de prison où Tàme est attachée, en expiation de fautes passées, et dont elle n'a pas le droit de sortir volontairement. C'est la pure doctrine orphique sur le péché. Ce passage, soit dit en passant, pourra toujours être objecté à ceux qui veulent que l'enseignement des mystères antiques n'ait présenté aucune caractère moral.
Les fraudes privées étaient également permises et même recommandées par les Cyniques et les Stoïciens*. Diogène les plaçait sous le patronage d'un dieu* ; il racontait qu'Hermès les avait enseignées au dieu Pan pour le guérir d'une passion que le tourmentait'. Aucun auteur ancien (ni du moyen âge) ne les a proscrites, que je sache, au nom de l'hygiène ; si Martial les condamne, c'est parce qu'elles sont contraires à la propagation de l'espèce {qttod perdis homo est)''. Mais, dans la même épigramme, Martial qualifie l'acte en question de scelus ingens^ expression très forte qui a lieu d'étonner chez lui et qui implique une transgression d'ordre religieux, un péché. C'est, en effet, comme un crime contre la religion que les fraudes privées étaient condamnées par l'orphisme; je peux en alléguer deux preuves. D'abord, Aulugclle nous apprend que la défense orphique xuaixwv oLTzh x^ipoLq ïy^ets^e était interprétée ainsi ; ce texte du grammairien latin, qui vise une explication déjà ancienne, fournit une précieuse indication sur la morale orphique*. En second lieu, parmi les inscriptions gréco-phrygiennes de
1. Ghry8ippe, ap. Plut., Moral., II, p. 1277 D; Zenon ap. Sext. Pyrrh,, lU, 206.
2. Dio Chryaot., Orat,, VI, 203; Diog. Laert., VI, 2, 46 et 69. Cf. Zeller, H, i, p. 322.
3. L'idée d'un dieu xeipoupY6;, qui se retrouve en Grèce, est également égyptieune ; cf. Lefébure, Revue mensuelle d'anthropoLogiet 1899, p. 203.