‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 148 sur 345 · Cic, Pro Cluentio · texte numérisé non relu

Cic, Pro Cluentio

4. Plat., Rep., p. 461 C ; Theaei., p. 149 D ; Arist., Polit. VU, 4, 10, p. 1335 B.

5. Diff., 47, 11, 4; 48, 19, 39. Voir les articles Abigere partum^ Ambiosis, Aborlio dans Saglio^et dans.Pauly-Wissowa.

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MORALE OHI'HIQUE ET MORALt CHRÉTIENNE 3SI

Idérés comme les victimes de leur mère, dont le crime est limil^' à un mpuplre. Il n'y a meurtre que sî l'organisme létruit est un iHrc humain ; le christianisme admet cela pour fœtus, alors que lesStoïfiens et les Cyniques — ici encore dans la doctrine opposée — ne le pensent point'. L'idée chrétienne a continué à dominer non seulement les décisions do l'Ëglise. mais les législations séculières, tandis que l'antiquité païenne considère plutôt, on pareil cas, que la mère a tous les droits sur le fruit de ses entrailles, tant qu'il n'a pas encore vu le jour'. Or, puisqu'il n'est pas question de cela dans l'Ëcrilure. il faut bien que la morale chrétienne .issante ait tiré d'ailleurs sa doctrine intransigeante sur 'a vertement. L'Apocalypse de Pierre prouve que cette source cachée est orphique, ou très voisine de l'orphisme. puisque, suivant l'eschatologie orphique, les Ulles-mères avortées sont punies de châtiments éternels.

Ainsi, dans l'étude de l'évolution des idées sur les trois .formes de la négation du devoir vital, nous arrivons au lême résultat, qu'on ne saurait attribuer au hasard. Trois lois D0U9 avons vu le christianisme d'accord avec l'orphisme Cit en opposition avec le cynisme et le stoïcisme. Dans la philosophie de l'école, les devoirs des individus sont subordonnés à l'intérêt de la cité; dans l'orphisme, comme dans

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