‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 15 sur 345 · Nicolas, op. laud., p · texte numérisé non relu

Nicolas, op. laud., p

4. Les presbytres d'Asie, au rapport d'Irenée (liaer.. Il, :Î2, 1 et suiv.), ufflrmaieut que Jésus avait près de 50 uns à l'époque de ses controverses avec les Pharisiens, ce qui était d'accord avec le sens obvie d'un verset du qua-

\ PluU'OS bK L\ tCKIOSITÉ DE TlBÈIIi; 19

Nous ne saurons jamais toute la vérité à ce aujel; mais, l'essentiel, c'est qu'il n'y eut pas de rapport officiel alors qu'il devait y en avoir un; la conclusion qui s'impose n'est assurément pas favorable au caractère historique de la Passion.

Cette conclusion, qui n'est pas nouvelle (elle fut déjà mise en avant, mais avec des arguments médiocres, au xvm" siècle), peut s'appuyer encore sur plusieurs considérations d'inégale valeur, qui doivent être toutes sérieusement examinées' :

1" Le silence des écrivains contemporains ou postérieurs de peu d'années, Phîlon.Josëphe', Juste de Tîbénade. Le passage de Tacite, même s'il n'a pas été retouché, ne prouve rien, vu sa date tardive ; à cette époque, la légende chrétienne était déjà presque entièrement constituée ;

2" Les traits évidemment mythiques du récit de la Pa$sion, dont il a été question dans le premier volume de cet ouvrage {L 1, p. 332-341);

3» La grande ancienneté de l'opinion des Docètes{voir plus haut, l. H, p. VI);

4' Une assertion fortement motivée de Reuss, dont on connaît la RCience et la prudence : le récit de la Passion manquait â la forme primitive de l'Evangile de Marc • ;

5° L'histoire de la Transliguration. qui se lit dans les trois synoptiques*. Je me demande depuis longtemps s'il n'y a pas la une première conclusiun de l'histoire du Messie : le Messie en gloire monte au ciel en compagnie d'Ëlie et de Moïse. (Juand le

ItUiuv ETHDgilc (Jean, VIII, IÎ7). 1^ cbrouologii foadn aur le témoîgaagu ite Lue. Un u'ti pu faire ido même plus tard qu'a aua éiinque trù» aucieuue, u'étail pu encore bleu établie.

I. Ud ea trouvera il'sutrei, quelques-nuei fort ouvrage d'un mathéTuaticieu aaiéricala ; W. Beaj. Jetim, liieiteu, 1906. Eu revsaclie, il Faut se m M. HuberttOD, Pagan CliriiU (Londres, ^W3), où la Mt Tralmeat trop forle.

3. Je De crois pas k l'uatheaticitâ mSuic partiulU Jé«u9; il y a là leulemeot nue double couchu d'io kJ roi lu a.

3, iteuss, tes Êvangila aynoptiqaei, p. 81 : • Il iciniiUiiB ameaé & recouoaitre uu Sait slugulier, peraouue n'a eutrevu vucore : c'est ({ue TEvauglle poEsédail, oe contenait pas la Passion '.

i. Kaltlt.. XVtl. I; ïlaïc, IX, i; Lac, l\, ii.

■ adoptée aujourd'hui ta urlr JùRiis sous ClauJu ou lorsquu l'autoritA de Luc

graves, daus l'imporlaut Suiith, Der eorrtirùUicfie léUer du livre de ioUu port faite â la fantaisie

I da leite de Joaèpbe sur ilerpola lions, inégaleuieut

D'y a pa« i bèsiler, doui I, Inuui, un fait que Marc, tel que Luc la

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