Pteodo-tAaaHhou, ApaUlesm., IV,ti
a. Aoro, ad Hor., Serm.. I, 1. 130.
^. [Lu mSine scbolie pst niieuï codeerrée dtkos Parph^,,acl Hor.. Srrni., I, 1, 110 ; P/o/iuj Crijpiniu phil^ophiae studiona fuU, tiitm ft enrmina sr-rip- *il, itd lam garrttle Ut arelatogus dicrreiur. La prolixité et le biTarUage n>a\ doDC uii caractère ite Varetalogns.)
f. AusoDc, Epiil., XIII.
Strabon, XVII, 1, § 17 : KàvcoSoç ... ïycDcxxb toD SJapaxCîoç lepov xoXa^ ovKjTeia t'.[jl(0|jl£vov xal Ospaxeuç èxçépov, wore xal tsùç èXXoYtli.<i)TaTOU(; av$paç xiaieùeiv xal £Y^O'.[jLa(T0jti ajToîiç uzàp èauToîy tj Itépouç. SuYYpa?5Uff'. M Tiveç xai liç Oepawetaç, aXXpi Sa àpeTaXo- Yiwv. Un des Medicei porte TspaToXoYiwv au lieu d'àpetaXcYtûv. Il est aisé de voir que la fin de cette phrase est corrompue et ne présente aucun sens. Aussi les éditeurs ont-ils adopté la leçon des autres manuscrits, qui se lit déjà dans l'édition de Casaubon : SuYYpa<poufft II xtveç xal Taç Ospaxeiaç, aXXci l\ àpsTàç Twv £VTau6a Xoy^wv. Ce que les traductions latines rendent par ces mots : Sunt qui curaliones conscribanty quidam virtutes ibi editorum oraculorum. J'avoue ne pas ôlre satisfait de cette lecture des éditions modernes; elle atout Tair d'une conjecture boiteuse introduite dans le texte par un reviseur qui n aura pas compris a)xXoi Sa ipsTaXoYtwv. Mais la corruption du texte semble trop profonde pour qu'il soit possible d'y porter remède par une autre conjecture présentant des caractères de certitude.
Deux inscriptions grecques découvertes à Délos en 1882, près des sanctuaires des divinités étrangères sur le Cyntbe et publiées dans le Bulletin de correspondance hellénique^ , prouvent délinitivemcnt ce que laissaient entrevoir les vers d'Ausonc, à savoir (|u'àpcTaX6Yoç n'est pas toujours un terme de mépris. Voici le texte de ces deux courtes dédicaces :
(i) riupY'.i? apSTaXÔYOÇ y-^cia xpocTaYlJ.a.
(2) IlTcXsixaTo^ AiovuŒiC'j IloXuppr^vtcç, cveipoxpiTYjç xal àpsTaXoYoÇ'
La seconde dédicace fournit, en outre, une indication précieuse, par l'associalion qu'elle établit entre ïon'.poAoirrtq, rinterprète de songes, et ràpsTaXcvc;. Une inscription de Mylasa, publiée par Waddington d'après une copie de Le Bas',
1. Bulletin de correspondance hellénvpie^ 1882, p. 327 et 339.
2. Le Bas- Waddington, Inscriptions d'Asie- Mineure^ no 419, I. 23,
laissait déjà supposer que rovetpoxp{TT)ç exerçait une fonction sacerdotale. On y trouve mentionné, en effet un [jtlpeOsl;] ûtco TcD 3t)pi3u [ov]etpoxp{Tr;;. Remarquons que, dans la phrase de Strabon citée plus haut, il est précisément question de guérisons opérées par les songes dans un temple de Sérapis et que la dédicace de Délos, où rov6'.poxp(rr,(; et ràpsTaXoYoç sont encore associés, a été découverte auprès d'un sanctuaire de la même divinité.
Plusieurs dédicaces trouvées au môme endroit montrent d'ailleurs que TcveipcxpiT/jç était chargé, sans doute à titre officiel, d'expliquer aux fidèles le sens des songes que la divinité leur envoyait. Citons à titre de spécimen la dédicace suivante* :
oveipcxpiTou Mr,voB(opcu toO *Ay{ou NtxopLYjSéwç x.t.X.
Ainsi, Ptolémée fils de Dionysios, qui se dit à la fois àpexa- Xéycçet ovcipoxptTY;;, exerçait certainement deux fonctions analogues, et la nature du rôle de rovetpoxpiTY;; doit nous éclairer, par analogie, sur celui de lipizoLXiycq,
Essayons d'appliquer à ces textes formels les trois interprétations proposéees jusqu'à présent. Si Varétaiogue était un bouffon ou un médecin charlatan, il ne se désignerait pas lui-môme dans les ex-voto par cette qualification llétrissanle; si c*estun conteur amdi//âr;i^ d'histoires merveilleuses, un circulator^ on ne voit pas quel rapport peut exister entre sa profession et celle d'un interprèle de songes, pourvu d'un poste fixe auprès d un temple. Ainsi, des trois interprétations proposées, il n*en est pas une qui soit acceptable comme donnant la signification primitive du mot; je me permettrai d'en suggérer une quatrième.
L'obscurité du composé àpsTaACYs; est due à celle du substantif àpsTiQ. Le Thésaurus et les lexiques traduisent ipsTr, par un certain nombre d'équivalents qui présentent tous une des