IliTon., lu Mieh.,». 7, S
païens d'époque tardive, employé avec une signification identique : Aa([jLoaiv î) ôsoïç ^ xtat SuvapLswv 6t3ffai*.
Ainsi, nous pouvons considérer comme presque synonymes, dans le latin et le grec postérieurs au christianisme, les mots àpeTai, Suvapteiç, vir tûtes, fortitudines ; ce sont les eiïets des puissances surnaturelles, ou, par extension, ces puissances ellesmêmes.
Ne pourrait-on pas supposer que les changements de sens éprouves par les mots ipetaC et îuvapistç, ainsi que parleurs équivalents latins, doivent être attribués à une même cause, Tinfluencc d*un terme sémitique équivoque? Contentons-nous ici de faire observer quel'hébreu ycioî/rû est employé dans la Bible avec les acceptions suivantes : 1° force, puissance, courage, la virtus des Latins : 2° actes de valeur, œuvres puissantes et, en particulier", les œuvres puissantes de Dieu*. Auvaptetç, dans les Évangiles grecs, s'explique très bien comme la traduction littérale du pluriel de geboura; il en est de même de vtrtutes et de fortitudines. L'influence d'une langue sur une langue voisine ne se manifeste pas seulement par des changements de sons, mais aussi par des changements de sens; les langues contemporaines offriraient plus d'un exemple de ce phénomène. Ainsi le grec moderne se sert de ôeai; dans le sens d'emploi, signification que ce mot n'a jamais dans les auteurs anciens, par suite de l'influence du français /?/ace, qui est synonyme A'emploi et A emplacement.
11 est donc certain que le mot apsTr! a été employé dans le monde grec, longtemps avant ie triomphe du christianisme, avec le sens de miracle^ d'effet surnaturel. Il a pu prendre ce sens, dont les textes littéraires n'ont pas conservé la trace, soit par l'évolution de la signification primitive, soit plutôt par Tin-