Psaumes f cvi
3. Rapprocher l'hébreu qebourol Adonaï du f^rec Osia; oyva(i,seo; àpEtat de rinscription de Stratonicée.
LES ÂRÉTALOGUëS dans LWNTIQUITÉ 3Ô1
fluence d'un mot sémitique équivoque, qui se sera exercéi*. dans les cercles religieux où l'hellénisme et lesémitismc étaient en contact. Remarquons querapsTaX6Yo;,qui est en môme temps oveipoitpiTYjçà Délos, s'est précisément rencontré auprès des sanctuaires gréco-syriens de cette île. Si àpsTat a signifié « miracles »), ipsTaXoyoç est d'abord celui qui interprète et qui dévoile les choses merveilleuses, telles que présages, bruits soudains, difformités des hommes et des animaux; rovc'.poxp'TYjç se propose une tâche analogue, en interprétant les visions qui se présentent à Tesprit pendant le sommeil. Celui qui est à la fois ipexaXoYo; et oveipoxpiTr,;, comme le personnage de Délos, interprète les apparitions de la veille et du sommeil, celles du jour et celles de la nuit. Peut-être la phrase corrompue de Strabon, que nous avons citée plus haut, mentionnait-elle CCS deux genres d'interprétation. Il sufKrait d'ajouter un mot au texte des manuscrits et d'écrire : SjYypaçojat U iiveç oveipoxpixôjv xiç Btpazeiixç, aXXot Sa àpsTaXoYwv * .
A la signification primitive d'iîiter prête de miracles, exégèle, se rattache naturellement le sens secondaire de conteur de fables^ fabula tor y qui a déjà été proposé et que nous admettons également. Dans ce sens dérivé, aretalogus est évidemment pris en mauvaise part. Quant à la traduction donnée par Casaubon et par tous les dictionnaires : « philosophe boutlbn qui faisait rire les riches par des sermons ridicules sur la vertu », elle u'èst pas autorisée par un seul texte et doit être rejelée comme un simple contresens étymologique.
1. [M. Crusiu» propose : âXXo'. 6s àpsTaXoytav, ce qui est possible. Je ue comprends pas quel texte admet M. Keitzeosteiu, /. laud.^ p. 10.]
Une prédiction accomplie ^
Le pelit livre de Censorinus De die natali, adressé en Tan 238 au riche Romain Quintus Caerellius, nous a conservé un curieux passage du livre XVIII des Antiquités de Varron. Ce savant disait avoir connu à Rome un augure fort estimé, du nom de Vettius, qui lui tint un jour le propos suivant : « Si ce que rapportent les historiens est vrai, au sujet des augures pris par Romulus lors de la fondation de Rome et des douze vautours, puisque le peuple romain a traversé sain et sauf une période de cent vingt ans, il atteindra une vieillesse de douze cents années» ». Le nombre de 120 ans est le produit de 12 par 10 ; Vettius voulait donc dire que les douze vautours de Romulus indiquaient un chillre d'années qui devait être un multiple de 12 par 10 ou par 100. L'expérience ayant démontré que ce multiple ne pouvait être 10, puisque le peuple romain avait dépassé l'âge de 120 ans, il fallait admettre que le multiple était 100 et, par suite, qu'il s'agissait d'une durée de douze siècles promise à Rome.
Les douze vautours font allusion à la tradition connue d'après laquelle Romulus, observant le ciel sur le Palatin, tandis que Remus faisait de même sur TAventin, aperçut, au lever du jour, douze vautours, alors que Remus, aux pre-