‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 166 sur 345 · LE SANCTUAIRE DE LA SIBYLLE DKRYTHUÉE · texte numérisé non relu

LE SANCTUAIRE DE LA SIBYLLE DKRYTHUÉE

aussi nommé Eutychianos. Les deux derniers vers rappellent qu'ils ont ajouté des ornements à l'entrée de la fontaine, c Vslà-dire du caveau au fond duquel la source jaillissait, et que cette entrée était éclatante de peintures :

Ce travail doit être un monument pour les hommes à venir :

Mvr^iJLCj'jvov toDto xoïatv è7:£j(70[ji.£vctç.

Or, dans le texte épigraphique publié par Le Bas, TOYTO est sur une ligne et TOICIN ETTECCOMENOICsur la suivante; comme dans la copie de M. Sotiropoulos, les 2 sont lunaires. Il n*est donc pas douteux : 4® que l'inscription copiée par Le Bas a été détruite depuis 1842 et qu'un fragment en a été encastré dans l'entrée du caveau que vient d explorer M. Sotiropoulos; 2* que ce caveau* est bien Tantre des nymphes, le nymphaeuniy où les antiquaires locaux faisaient naître Hérophile. Le bouleversement d'époque récente, qu'atteste la présence du fragment de l'inscription vue par Le Bas, explique que la grande inscription qui doit nous occuper ait été découverte dans un des montants de la porte, ce qui n'était certainement pas sa place originaire.

Une antre inscription sur marbre, gravée sur plusieurs fragments qui se rajustent, a été recueillie par M. Sotiropoulos dans Tarcade surmontant l'entrée. Elle se lit comme il suit :

ArjjjLrjTpi OsT^soopo)'. xal Mapx(ot uVjpr^Kiuy, 'AvTwvsfvoi'. y.al Acuxiw. Ajpr|A{(i)'. Oir^pw. ..

TtJV nfiYTiV TOJ iioaTSÇ OVÉOTiXE èx TWV

lS{ci)v

Le nom du dédicant manque, mais comme la dédicace de la fontaine est faite à Marc-Aurèle et à Lucius Vérus. elle doit se placer entre 161 et 169, date de la mort de Vérus. Une

i. BdtÀxpio; xsTxysio;, écrit l'auteur (li'i* Mirahilia^ tu parlaot de l'aotre de la Sibylle de Cuida:! (de Mii-ab., p. 1158, éd. Vall.).

316 LE sanctuaire: de L4 SIBYLLE D'ÉRYTHRÉE|

prêtresse de Déméter Thesmophore est connue par une autre inscription d'Erythrée*.

EnHn, pour en finir avec les fragments, M. Sotiropoulos a copié au même endroit une inscription gravée sur deux plaques de marbre qui se rajustent. L'une porte :

'AyaOfj vjyri ■. S{6uXXa NujjiçrjÇ xat 0eo3(ipou 'EpuOpaCa.

Sur la seconde on lit :

Nu|jL(pr^ Nafç.

Comme Tinscription copiée par Le Bas commence ainsi : 'AyaO^j TuxTJ. NiiiJLçatç Natiaiv..., nous avons là un nouvel argument en faveur de notre opinion, que tous les textes cités jusqu'à présent proviennent du même endroit où Le Bas a copié le n* 38 de son recueil.

Voici maintenant Tinscription principale :

'H ^oiSou 'JzpiTzoXoq ypr,a[Lrty6poq etixl StSuXXa,

vujJLçr^ç Na(aB5ç irpeaôuYevYjç 6'jYiTY;p, iraiplç 3' oux oXat^, {xojvri 3É ji.o'. esTtv 'EpuOpai,

y.al BecBdipoç fçu Ovr^Tcç à|JLol •^^vd'zrtÇ. 5 KtaawTaç 3' r^veYxsv sjjlov ycvcv, w âvl XP^^P^^^

£X7:e[pjcva), Ssivwv èuOuXaXouda PpoToTç, TfjBe 0 èçeÇcjxÉvYj 7:£TpY3 OvYjTcTaiv aetaa

[jt.avTC(7Jva<; Traôéwv aijôiç ezsjffoiJLSvwv. Tpiç 3à Tptr^xcaCs'.î'.v £y<*> Çwcuj' evujtcÏ;,

a'jO'.ç 0 EvOao evcovs oiayj -rap TfjOî ys TTExpr;,

(0 -îtct' 3tv avOVjjEtv a'ÎOî; i'5Y;v 'EpjOpa^,

TraTpr^v èç çt/ir/^ jijr;T'. via) *EpjOpw.

Traduction :

« Je suis la Sibylle servante de Phébus, la prophétesse, la

\. Bull, corresp. heUén., t. VI, p. 160.

2. 'AyaÔT] -nj/tj est uue diviuilé d'Érylhrce {Bull, corresp. hellén., t. IV, p. 158).

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