‹ Cultes, mythes, et religions (volume 3)Chapitre 168 sur 345 · Cf. Alexandre, Excursus^ p · texte numérisé non relu

Cf. Alexandre, Excursus^ p

320 LE SANCTUAIRK DE LA SI6YLLE D'ÉRYTËRÉË

intacte et de ses périgrinations à travers le monde, deux faits sur lesquels les témoignages des anciens sont très explicites*.

La véritable et sérieuse difficulté de notre texte réside dans les quatre derniers vers. La Sibylle se réjouit de voir venir le temps qu'elle a prédit, où Erythrée devait refleurir par l'heureux clTet de l'arrivée d'un nouvel Érythros. Erythros, nous le savons par Pausanias' et Diodore*, était le fils du Cretois Rhadamanthe et fut le fondateur d'Erythrée. Un nouvel Erythros est donc un second fondateur de la ville, et cette épithète de fondateur, olxid-n^ç, xtiott^ç, a précisément été donnée souvent par les villes grecques aux empereurs qui les honoraient de leur présence*. Dans une inscription de Clazomène^ Hadrien est appelé vssç ''HXio^; plusieurs empereurs, à l'exemple de Mithridate, furent appelés vfsç Aicrjwç *, comme les impératrices étaient dites Ar^ixr|Tr<p via, etc '. 11 n'y a donc rien d'improbable à ce qu'un empereur ait été qualifié de ^ic^ "EpjOpoç» c'est-à-dire de second fondateur d'Erythrée, et Ton songe volontiers à Hadrien, qui montra tant de sollicitude pour les vieux sanctuaires du paganisme; mais son séjour à Erythrée n'est attesté par aucun texte et l'histoire de cette ville nous est trop peu connue pour que nous puissions émettre à cet égard une hypothèse précise. Il faut d'ailleurs observer que la flatterie des villes asiatiques décernait aussi le titre de y,TiîTr<; à de simples citoyens qui s'étaient distingués par leurs libéralités ou les avaient dotées d'une construction nouvelle* : levés- "EpjOpwç pourrait donc être celui qui a déjoré le nymphaenm oii est ensevelie la Sibylle, quelque bienfaiteurcomme rEjTj"/uvi; de l'inscription de Le Bas.

11 semble cependant, si le v£sç EcjOpc; est un empereur, que

!. Cf. Alexandre, Excursus, p. 3, 52.

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