PUn«, Aûl. nat.. IV
2. Ptolémée, Giosr.. II. S. 76. Je D'exsmiQ« pa> Ici la queaUou de savoir >i Jet CaBsil^rldei lont ideuUquvs sua lle« Scllljr. où il n'y a p» d'itaia, ma» qui pou*ai«Dt ser*ir ila depAl i l'ÉUia du la Rraude-Bretagoe allaut ea EipagtiE, comme l'tle ite Wlglit était la dépAt du oi^me «taio alUat ea Uaiile. Géograpbiquemeat, les Uea Scilljr se rattachent élrullemeot aux Iles Britaa- Diquet; or, les géograpliea aucieus paraissent les arolr rallaih^ti à l'Espagne; de li l'erreur que la couqu'^te m-^uie de la Bretagne par les Rouiaîus u'a paa di*slp<>e.
kl. Thocjrdide, 1, 13. 5.
i. nine, fiiW. nal., IX, 56. 191.
32S MIDAS ET MIDACRITUS
tion contient la phrase suivante : Plumbum ex Cassiteride insula primtis adportavit Midacritus *. Il n'y a pas de divergences de lecture. Qu'est-ce donc que ce mystérieux ' Midacritus, qui aurait le premier rapporté le plomb (ou l'étain, car Pline ne dit pas s'il s'agit de plumbum album ou de plumbum nigrum) de la lointaine Cassitéris?
Les historiens modernes sont unanimes à reconnaître, dans Midacritus, une forme altérée du nom de Melkarth, THéraclès tyrien.
Écoutons MuUenhofT' : « Derrière ce nom, qui ne dissimule qu*à moitié son origine étrangère et non hellénique, est caché probablement un héros ou un dieu phénicien, peut-être Melkart, qui paraît en grec sous la forme de Mélicerte... Sûrement, les anciens n'ont pu se figurer autrement que comme un Phénicien l'homme qui avait le premier importé l'étain dans leur pays. »
M. d'Arbois de Jubainville est plus affirmatif encore* : « Midacrite, nous dit Pline, apporta le premier le plomb de Tîle Cassiteride; ce qui doit être traduit ainsi : Melkart, personnification de la race phénicienne, alla le premier chercher l'étain aux îles Britanniques pour le revendre en Grèce. »
M. Hugo Blùmner ne doute pas davantage : « Ce Midacritus n'est sûrement pas autre chose (jue le Phénicien Melkart, qui accompagnait les Phéniciens dans leurs navigations à titre de dieu tutolaire »*.
Citons enfin ces lignes de l'excellent livre de M. Schrader* : « Los intermédiaires entre la Bretagne et l'IIellade, à l'époque la plus ancienne, ont sans doute été les Phéniciens. Cela ne résulte pas seulement de considérations générales, mais de la tradition positive conservée par Pline. Midacritus est naturellement le Melkart phénicien, grec 'HpaxAf;;, etc. »
On pourrait multiplier ces extraits, où les mots naturelle-
\. Pliuo, ilisl. nai., IX, 197.